Antoine-Jean Saint-Martin

orientaliste français, un des pionniers de l'arménologie

Antoine-Jean Saint-Martin (né le à Paris, mort dans la même ville le ) est un orientaliste français, un des pionniers de l'arménologie française[1].

Antoine-Jean Saint-Martin
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BiographieModifier

Jean Saint-Martin naît le à Paris. Tout d'abord destiné au commerce, il suit des cours au collège des Quatre-Nations. Il apprend presque seul l'arabe, l'arménien, le persan, le syriaque et le turc et effleure d'autres langues comme le zend ou le géorgien. À vingt ans, il a acquis une solide théorie et une pratique sûre de l'arménien et de l'arabe. Le , il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en remplacement de Joseph-François Tochon d'Anneci. En avril 1821 c'est lui probablement, le "Saint Martin" qui réussit à déchiffrer une inscription en langue lycienne[2]. Il est successivement appelé au ministère des Affaires étrangères, à titre de savant, nommé en 1824 administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal, puis chargé de la direction des types orientaux à l'Imprimerie royale. Il est l'un des fondateurs de la Société asiatique en 1822 et dirige la publication de son journal, le Journal asiatique[3].

Il revoit entièrement, corrige et augmente l'Histoire du Bas-Empire de Le Beau et parvient jusqu'au douzième volume lorsque la mort le surprend. Son travail est poursuivi par Marie-Félicité Brosset, qu'il a assisté dans ses premiers pas en arménien.

Il meurt le lors de la deuxième pandémie de choléra[3].

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BibliographieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Privat, 2007 (ISBN 978-2-7089-6874-5), p. 13.
  2. Saint-Martin, « Observations sur les inscriptions lyciennes découvertes par M. Cockerell », Journal des Savans, no Avril,‎ , p. 235-248 (lire en ligne, consulté le 6 avril 2021) (archivée par BnF Gallica).
  3. a et b « Société asiatique : membres »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 2 février 2009). Brisé le 21 mai 2012.
  4. (Marie-Félicité Brosset) : « J'aimai, je chéris, je vénérai, je regrette amèrement chaque jour l'homme célèbre dont je veux écrire la vie. »