Collège des Quatre-Nations

testament de Mazarin (1661), construction 1662, ouverture 1688

Le collège des Quatre-Nations est un ancien collège de l'Université de Paris situé quai de Conti et abritant aujourd'hui le siège de l'Institut de France.

Collège des Quatre-Nations
Institut de France, Paris 13 June 2017.jpg
Vue d'ensemble de la façade.
Présentation
Destination initiale
Collège
Destination actuelle
Style
Architecte
Construction
1662-1688
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
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OriginesModifier

 
Tombeau de Mazarin dans la chapelle du Collège des Quatre-Nations.

En 1661, dans son testament, le cardinal Mazarin destine l'emploi de sa grande fortune à la fondation d'un collège, destiné à l'instruction gratuite de soixante gentilshommes des quatre nations[Note 1] réunies à l'obédience royale par le traité de Westphalie (1648) et le traité des Pyrénées (1659) :

À sa mort, Mazarin souhaite être inhumé, comme son prédécesseur le cardinal de Richelieu l’avait fait à la Sorbonne, dans la chapelle du collège.

Il lègue également l'ensemble de ses ouvrages à la bibliothèque du nouvel établissement (la bibliothèque Mazarine) qui devra être ouverte à tous les gens de lettres deux fois par semaine.

Construction et occupationModifier

 
Le collège des Quatre-Nations. estampe d'Israël Silvestre, vers 1670.

Colbert charge Louis Le Vau de dresser les plans du collège situé sur la rive opposée de la Seine, face au palais du Louvre.

La construction est réalisée entre 1662 et 1688, et les premiers élèves sont accueillis à la rentrée d'octobre 1688. La bibliothèque héritée du palais Mazarin est ouverte au public en 1691. Le collège ferme en 1791.

À la Révolution, le collège des Quatre-Nations devint successivement le collège de l'Unité, puis une maison d'arrêt, le siège du Comité de salut public, puis celui de l’École centrale supérieure et enfin celui de l’École des beaux-arts.

En 1805, à la demande de Napoléon Ier, l'Institut de France quitte le Louvre où il se trouvait alors et investit l'ancien collège des Quatre-Nations. Antoine Vaudoyer transforme la chapelle en salle pour les séances des Académies.

Le bâtiment est classé monument historique depuis 1862[1].

L'inscription portée sur la frise du portique de la façade rappelle l'origine du bâtiment : "IVL.MAZARIN.S.R.E.CARD.BASILICAM.ET.GYMNAS.F.C.A.M.D.C.L.X.I". Le développement de cette formule latine est : "IVLius MAZARINus Sanctœ Romanœ Ecclesiœ CARDinalis BASILICAM ET GYMNASium Faciemdum Curavit Anno MDCLXI", soit "Jules Mazarin, cardinal de la saint-Église romaine, fit édifier une chapelle et un collège en 1661"[2].

Étudiants remarquablesModifier

 
Livre donné comme prix à un élève du collège des Quatre-Nations (1789).

Parmi les étudiants qui ont fréquenté le Collège des Quatre-Nations, se trouvent notamment :

Notes, sources et autres référencesModifier

NotesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Collège des Quatre-Nations » (voir la liste des auteurs).
  1. Le terme « nation » s'appliquait ici aux élèves ; voir nation universitaire.

RéférencesModifier

  1. Notice no PA00088652, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Lesbros, Dominique, 19..-...., Secrets et curiosités des monuments de Paris, Parigramme, réimpr. 2018) (ISBN 978-2-37395-000-7 et 2-37395-000-6, OCLC 990153995, lire en ligne)
 
La coupole, de forme elliptique à l'intérieur.

SourcesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean Marot, Daniel Marot, L’architecture française ou recueil des plans, élévations, coupes et profils des églises, palais, hôtels et maisons particulières de Paris, et des chasteaux et maisons de campagne ou de plaisance des environs et de plusieurs autres endroits de France, bâtis nouvellement par les plus habiles architectes et levés et mesurés exactement sur les lieux, planche 120, P.-J. Mariette (voir)
  • Commandant Herlaut, « Le collège des Quatre-Nations au début du XVIIIe siècle », dans Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 52e année, 1925, p. 53-82 (lire en ligne)
  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patroine Paris, Hachette, Paris, 1994, p. 205-211, (ISBN 978-2-01-016812-3)

Articles connexesModifier