Lycien

langue

Le lycien est une langue de la famille indo-européenne, de la branche des langues anatoliennes, des Ve et IVe siècles av. J.-C., essentiellement connue par une stèle découverte à Xanthe par l'archéologue français Charles de Linas[réf. nécessaire] et portant une inscription trilingue en grec, araméen et lycien. Dérivée du louvite, on en distingue généralement deux formes :

  • le milyen ou lycien B, plus archaïque et ayant gardé de nombreux traits du louvite, connu par un nombre réduit d'inscriptions ;
  • le lycien ordinaire ou lycien A, plus récent, formant la majorité des inscriptions.
Lycien
𐊗𐊕𐊐𐊎𐊆𐊍𐊆 Trm̃mili
Pays Lycie
Écriture Alphabet lycien (en)
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 xlc
IETF xlc

Cette langue est attestée sur la côte sud de la Turquie moderne et ne s'est éteinte, supplantée par le grec, qu'au Ier siècle av. J.-C.. Elle utilise son propre alphabet, l'alphabet lycien (en), qui est un dérivé de l'alphabet grec.

SourcesModifier

Le lycien est attesté par diverses sources, et notamment :

  • Des noms de personnes et de lieux dans des sources grecques.
  • 172 inscriptions sur pierre utilisant l'alphabet lycien (en) datées entre la fin du Ve et la fin du IVe siècle av. J.-C., dont 150 inscriptions funéraires gravées sur des tombes en pierre et 20 inscriptions votives ou dédicatoires.
  • Une centaine d'inscriptions sur des pièces de monnaie provenant de Xanthe et datant de la période allant du règle de Kuprili (485–440 avant J.-C.) à celui de Pericle (380–360 avant J.-C.).
  • La stèle trilingue (en) du Létoon de Xanthos, en lycien A, grec et araméen[1].
  • La stèle bilingue de Xanthos (en), gravée sur la partie supérieure d'une tombe à Xanthe, célébrant les campagnes militaires du possesseur le tombe, un certain Kheriga. Un exposé historique en lycien A recouvre les faces dites sud et nord. Le côté nord contient également un poème de 12 lignes en grec et un texte additionnel, en lycien B (il s'agit de l'une des rares attestations du lycien B). Le nombre total de lignes sur la stèle est de 255, dont 243 en lycien et 12 en grec[2].

L'ensemble des sources couvre une durée de 170 ans environ, entre environ 500 et 330 avant J.-C.

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. (en) I.-J. Adiego (trad. Chris Markham), « Greek and Lycian », dans A.-F. Christidis, Maria Arapopoulou et Maria Chriti, A History of Ancient Greek: From the Beginnings to Late Antiquity, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 764
  2. (en) Antony G. Keen, Dynastic Lycia: A Political of History of the Lycians and Their Relations with Foreign Powers : C. 545-362 B.C., Brill, (lire en ligne), p. 9

TextesModifier

  • (la) Ernest Kalinka, Tituli Lyciae lingua Lycia conscripti, Vienne,
  • (de) Günter Neumann, Neufunde Lykischer Inschriften seit 1901, Vienne,
  • H. Craig Melchert, « Lycian corpus », (consulté le )

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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