André Déroulède

officier français

André Déroulède, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un officier français.

André Déroulède
Déroulède, André.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Hélène de Liebenberg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Émile Augier (oncle)
Paul Langély (neveu)
Pigault-Lebrun (arrière-grand-père)
Émile Guiard (cousin)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Artillery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire
Conflits
Distinctions

BiographieModifier

André-Joseph-Guillaume Déroulède naît le au domicile parental du no 53 de la rue Neuve-des-Petits-champs. Son père, Hector-Joseph Déroulède, est avoué auprès de la cour d'appel. Sa mère, Marie-Caroline-Amélie Augier, est la sœur d'Émile Augier ainsi que la petite-fille de Pigault-Lebrun. Son frère aîné est Paul Déroulède, qui deviendra célèbre sous la Troisième République en tant que poète et homme politique nationaliste, chef de la Ligue des patriotes (LDP).

Lycéen et âgé de seulement 17 ans au moment où éclate la Guerre franco-allemande de 1870[1], André Déroulède s'engage pour la durée du conflit et rejoint son frère au sein du 3e régiment de zouaves commandé par le colonel Bocher. Le 1er septembre, lors des combats de Sedan, André reçoit une balle en pleine poitrine. Paul vient au secours de son frère et le porte dans ses bras vers l'ambulance la plus proche, où les deux jeunes zouaves sont faits prisonniers par les Prussiens. Au bout d'une semaine, André est évacué vers la Belgique tandis que Paul est emmené en captivité en Allemagne. Soigné à Bruxelles chez le peintre Portaels, il est ensuite transféré au camp de Beverloo[1], dont il s'échappe en . De retour en France, il est affecté entre le et le au 2e régiment de tirailleurs algériens, qui mate la révolte des Henanchas. Il rejoint ensuite l'armée versaillaise chargée de réprimer la Commune de Paris.

 
Paul et André Déroulède, épisode de la bataille de Sedan (photographie ancienne d'un tableau de Detaille).

Libéré le et décoré de la médaille militaire le , André Déroulède reprend ses études de mathématiques[1]. L'année suivante, il est admis à l’École polytechnique. En 1874, il entre à l’École d'application de l'artillerie et du génie à Fontainebleau. Servant au sein de plusieurs régiments d'artillerie entre 1876 et 1887, il obtient le grade de capitaine dès 1879. Adjoint aux ateliers d'armement de Puteaux (26e RA) à partir de , il prend part à l'expédition en Tunisie du au en tant qu'officier d'ordonnance du lieutenant-colonel Brugère, qui commande l'artillerie opérant sur la frontière[2] sous les ordres du général Logerot. À la suite de cette campagne, il est nommé officier du Nichan Iftikhar par le bey de Tunis le .

Le , en mairie du 16e arrondissement de Paris, le capitaine André Déroulède épouse Hélène de Liebenberg de Zsittin (1862-1911), dont les parents sont un noble autrichien et une fille de Jean Dollfus, ancien maire de Mulhouse et député protestataire. Elle est également la cousine germaine d'Adolf von Liebenberg (en). Parmi les témoins du marié, signataires de l'acte dressé par le sénateur-maire Henri Martin, on trouve Émile Augier et le peintre Meissonier[3]. Le mariage religieux est célébré le lendemain à Saint-Honoré-d'Eylau[1].

En , André Déroulède, décoré de la Légion d'honneur, démissionne de l'armée.

En 1900, Paul Déroulède ayant été déchu de son mandat de député de la 2e circonscription d'Angoulême à la suite de sa condamnation par la Haute Cour, une partie de ses électeurs sollicite André Déroulède pour briguer la succession de son frère à l'occasion de l'élection législative partielle. Il décline toutefois cette candidature afin de pouvoir rester aux côtés de son frère, banni de France jusqu'en 1905[4].

Jamais totalement guéri de sa blessure de guerre, André Déroulède meurt à l'âge de 55 ans, le , en son domicile du no 54 de l'avenue Victor-Hugo[5]. Après ses obsèques, célébrées le surlendemain en l'église Saint-Honoré-d'Eylau en présence de nombreuses personnalités, il est inhumé au cimetière de La Celle-Saint-Cloud[6].

RéférencesModifier

  1. a b c et d Jehan Valter, « Un mariage patriotique », Le Figaro, 25 novembre 1881, p. 2.
  2. Le Temps, 7 avril 1881, p. 1.
  3. Archives de Paris, état civil du 16e arrondissement, registre des mariages de 1881, acte no 504 du 23 novembre (vue 28 sur 31).
  4. Le Temps, 7 janvier 1900, p. 3.
  5. Le Temps, 27 février 1907, p. 3.
  6. Le Temps, 1er mars 1907, p. 3.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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