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Albert Littolff
Naissance
Cornimont (Vosges, France)
Décès (à 31 ans)
Orel (Union soviétique)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Royal Air Force Royal Air Force
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme French-roundel.svg Armée de l'air française
Grade French Air Force-capitaine.svg Capitaine
Années de service 1933-1943
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945

Albert Littolff (Cornimont, - Mort pour la France[1] à Orel le ) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Déjà pilote avant-guerre, il connait ses premiers combats lors de la bataille de France. Ralliant les forces françaises libres du général de Gaulle, il s'illustre ensuite en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Volontaire pour combattre en Union soviétique, il est porté disparu lors d'une mission de combat au-dessus de la région d'Orel.

BiographieModifier

Avant-guerreModifier

Fils d'un ingénieur en filature et tissage, Albert Littolff voit le jour le à Cornimont. Second de huit enfants, il abandonne très tôt ses études pour élever ses frères et sœurs après la mort de leurs parents[2]. Il est le frère aîné de Yvan Littolff. Décrochant une bourse de pilotage, il entre à l'école Hanriot de Chalon-sur-Saône où il décroche son brevet de pilote à la suite duquel il s'engage au 32e régiment d'aviation à Dijon[3]. En 1936, il est promu sergent-chef et affecté à la 7e escadre de Dijon. Ses qualités de pilote lui valent d'être sélectionné pour faire partie d'un groupe de présentation se produisant dans toute la France et l'Europe[4]. En , il est basé en Tunisie.

Début de la guerreModifier

De retour à Dijon, il est affecté au Groupe de Chasse III/7 lorsque la guerre éclate. Il est engagé dans la bataille de France et abat son premier avion ennemi le [2]. Suivront durant la même campagne six autres victoires aériennes qui lui vaudront d'être décoré de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre 1939-1945[4]. Au moment de l'armistice, le groupe d'Albert Littolff est déplacé sur la base de Francazal. Refusant la défaite, il s'empare d'un Dewoitine D.520 le et s'envole vers l'Angleterre où il rejoint les rangs des forces aériennes françaises libres[3]. Promu sous-lieutenant, il participe en septembre à la bataille de Dakar puis il est basé à Douala. En , il est sélectionné pour faire partie d'une équipe de six pilotes qui, sous le commandement de James Denis vont suivre un entraînement à Ismaïlia au sein de la Royal Air Force puis former l'Escadrille française de chasse n°1[3]. Au sein de celle-ci puis du Groupe de chasse Alsace dont il commande la 2e escadrille, il participe à la Guerre du Désert jusqu'au printemps 1942. Il remporte à cette occasion quatre nouvelles victoires aériennes[2].

Front de l'estModifier

En est formé aux côtés des groupes de chasse Alsace et Île-de-France une troisième unité : le Régiment de Chasse Normandie-Niémen[2]. Celui-ci est destiné à combattre sur le front de l'Est, en soutien de l'aviation soviétique. Volontaire pour servir dans cette unité, Albert Littolff rejoint l'URSS à la fin de l'année 1942 et commence à combattre au début de 1943[4]. Il est promu capitaine et participe aux combats au-dessus de Demiansk et d'Orel au cours desquels il se crédite de quatre nouvelles victoires. Le , il prend les airs à la tête d'une patrouille de huit chasseurs et porte assistance à un groupe de quinze bombardiers soviétiques pris à partie par un grand nombre de chasseurs allemands[3]. Porté disparu au cours de ce combat, l'épave de son appareil et son corps ne seront retrouvés qu'en [2]. Il est alors rapatrié et inhumé au carré militaire du cimetière Saint-Pierre à Marseille[2]. Il a, au cours de la guerre, effectué plus de 2 000 heures de vol et remporté quinze victoires aériennes homologuées, faisant de lui l'un des As de l'aviation française[3].

DécorationsModifier

HommagesModifier

La base aérienne no 902 à Contrexéville a porté son nom jusqu'à sa dissolution en 1999.

RéférencesModifier

  1. « Fiche sur le site "Mémoire des Hommes" »
  2. a b c d e et f « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. a b c d et e Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  4. a b et c Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, SHAA, (ISBN 2-904521-46-1).
  • Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : Aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Editions du Gerfaut, (ISBN 2-914-62292-9).
  • Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts en le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
  • « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128,‎ .
  • Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33,‎ .
  • Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3,‎ .

Liens externesModifier