Cornimont (Vosges)

commune française du département des Vosges

Cornimont
Cornimont (Vosges)
Vue plongeante depuis la Grand-Roche.
Blason de Cornimont
Blason
Cornimont (Vosges)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Vosges
Maire
Mandat
Marie-Josèphe Clement
2020-2026
Code postal 88310
Code commune 88116
Démographie
Gentilé Counehet(te)s
Population
municipale
3 062 hab. (2020 en diminution de 8,08 % par rapport à 2014)
Densité 76 hab./km2
Population
agglomération
10 547 hab. (2020)
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 50″ nord, 6° 50′ 23″ est
Altitude 510 m
Min. 493 m
Max. 1 204 m
Superficie 40,23 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine La Bresse
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Bresse
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Cornimont
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Cornimont
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Cornimont
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Cornimont
Liens
Site web cornimont.fr

Cornimont Écouter (/kɔʁ.ni.mɔ̃/) est une commune de moyenne montagne du nord-est de la France, dans le département des Vosges en région Grand Est. Elle appartient à l'unité urbaine de la Bresse, dont elle est l'une des villes-centres, à la communauté de communes des Hautes Vosges et au Massif des Vosges.

Ses habitants sont appelés les Counehets Écouter et les Counehettes Écouter.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Localisation dans le département.
 
Situation géographique de Cornimont.

Cornimont se situe à 25 km de Remiremont, 20 km de Gérardmer, 35 km de Thann et 12 km du Thillot. Son point culminant est le Grand Ventron, à 1 204 m d'altitude, et le point le plus bas est à 493 m.

 
Cornimont vue de la croix de mission.

La cité est située dans la vallée de la Moselotte, entre La Bresse et Saulxures-sur-Moselotte, mais le peuplement est dispersé : le hameau de Xoulces occupe une vallée sans issue (vallée du Xoulces), celui de Travexin se situe en direction de Ventron et du Thillot, les adrets ont vu l'implantation de fermes puis de chalets : le Droit de Cornimont, le Droit de Xoulces, Parfongoutte, le Brabant… D'amont en aval, la Moselotte traverse les quartiers de Lansauchamp, Cherménil, le Faing, le Daval et les Meix Fraiteux.

La commune est délimitée dans toutes les directions par des sommets couverts de résineux : la Tête du Canard (927 m) au sud-ouest, la Tête de Zéfeu (966 m), la Tête du Saut (974 m) et le Péchin (975 m) au nord-ouest, le Rondfaing (1 066 m) au nord, le Faing Berret (999 m) au nord-est, l'Altenberg (1 197 m), le Hasenlochkopf (1 135 m) et le Rothenkopf (1 137 m) à l'est, le Grand Ventron, la Tête de la Vache brûlée (1 135 m), la Tête du Broche (1 103 m) et le Haut de Tomteux (1 066 m) au sud-est.

C'est l'une des 188 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Communes limitrophesModifier

On note que Rochesson est en contact avec Cornimont en un seul point situé sur la borne dite Pierre des Quatre Communes.

HydrographieModifier

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Moselotte, le ruisseau le Ventron, le ruisseau de Xoulces, la goutte de la Grande Basse, la goutte de Parfongoutte, la goutte des Blancs Murgers, la goutte des Grands Clos, la goutte du Grand Ventron, la goutte du Pre Cuna, la goutte le Longfoigneux, le ruisseau de Travexin, le ruisseau la Wassongoutte et le ruisseau Les Echarges[2],[Carte 1]. Les « gouttes » désignent localement des torrents.

La Moselotte prend sa source sur la commune de La Bresse, à 1 280 mètres d’altitude, entre le Hohneck (1 363 mètres) et Kastelberg (1 350 mètres), à proximité des sources de la Vologne et de la Meurthe et de la Crête supérieure des Vosges. Elle se jette dans la Moselle au niveau de la commune de Saint-Étienne-lès-Remiremont[3].

Le ruisseau le Ventron, d'une longueur totale de 11,4 km, prend sa source dans la commune de Ventron et se jette dans la Moselotte sur la commune[4].

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Cornimont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de la Bresse, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[8] et 10 547 habitants en 2020, dont elle est ville-centre[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70,4 %), prairies (11,1 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones urbanisées (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

ToponymieModifier

Une tradition populaire voudrait que la commune tire son nom d'une corne d'aurochs oubliée par Charlemagne lors d'une partie de chasse dans les forêts sauvages des Hautes-Vosges qu'il appréciait. Parmi les interprétations plus scientifiques, Albert Dauzat voit dans Cornimont un mont pointu, ayant la forme d'une corne ; quant à Ernest Nègre, il pense plutôt au mont de Cornicus, nom de personne d'origine latine. En allemand, le village se nommait naguère Hornenberg (Hornen = cor / Berg = Montagne), et en alsacien Hornepari, noms inusités depuis longtemps dans les deux langues.

Cournimont (1345) ; Cornemont (1346) ; Cornimont (1433) ; Cornelmont (1519) ; Cournilmont, Cornilmont (1590) ; Cornymont (1594) ; Cornemant (1612) ; Courimont (1656)[15] ; Cornimons (1768) ; Hornenberg (1859 - Dict. des postes)[16].

HistoireModifier

Inhabitée avant le VIIe siècle, la haute vallée de la Moselotte et ses forêts étaient un terrain de chasse pour les seigneurs mérovingiens puis carolingiens[17]. Plus tard, la vallée est empruntée pour relier les monastères de Remiremont et de Munster. Petit à petit, des colonies se fixèrent sur ce trajet[17].

Le village date environ du IXe siècle[17] au Xe siècle. Il dépendait alors de la baronnerie de Faucogney[réf. nécessaire]. Cornimont relevait du ban de Vagney et appartenait au bailliage de Remiremont[18],[16]. Les territoires de Cornimont et de Xoulces sont ensuite détachés du bailliage romarimontain et dépendent de la seigneurie de Fougerolles[17].

Au Moyen Âge, le village subit une famine en 1315, la peste en 1349 et les fréquentes guerres entre seigneurs tiraillent la seigneurie de Fougerolles entre le duché de Bourgogne et le duché de Lorraine, transférant régulièrement Cornimont de l'un à l'autre. Au XIVe siècle, le village compte environ 300 habitants répartis entre le plain de Xoulces, Cherménil et le Daval. Deux oratoires et une chapelle au Saulcy, nommée Saint-Barthélémy aux Bois, sont érigés[17].

Son église, annexe de Saulxures-sur-Moselotte, était dédiée à saint Barthélemy[16],[19].

Première mention connue : Cournimont (1345).

À la Révolution, Cornimont fut choisi comme chef-lieu de canton de 1790 à l'an XI, dans le district de Remiremont. Par arrêté consulaire du 26 ventôse an XI, le chef-lieu du canton de Cornimont fut transféré à Saulxures-sur-Moselotte. Par une ordonnance du , la section de Travexin est rattachée à Cornimont[16]. Cette ancienne commune était dotée d'une église.

Cornimont, qui connut une forte expansion à la fin du XIXe siècle, vit l'implantation de plusieurs usines textiles, à l'initiative de Georges Perrin[20]. Depuis la crise de cette industrie, la population a fortement chuté.

Combats de la Seconde Guerre mondialeModifier

 
Évocation des combats de Cornimont du sur une citation de conducteur de GMC.

Le , le 2e régiment de cuirassiers participe à la libération de Lyon, à la prise de Chalon-sur-Saône puis de Dijon et le d'Is-sur-Tille. Le , Langres est à son tour libérée après un vif combat. Le même jour, la jonction est effectuée près de Châtillon-sur-Seine, au nord-est de Chaumont, avec la 2e DB qui arrive de Paris. Obliquant à l'est, la 1re DB s'axe alors vers Colmar. Sa poussée vers les Vosges enlève Travexin mais ne peut en déboucher.

Après quarante-cinq jours de marche vers Le Thillot, dont les stations sont Mélisey, Servance, Château-Lambert, Ramonchamp, Cornimont, Travexin, Fresse-sur-Moselle, La Chevestraye, Recolonges et enfin Ronchamp dont la Chapelle Notre-Dame-du-Haut primitive est démolie par l'artillerie allemande. La 1re DB parviendra ainsi à l'orée de l'Alsace le .

Cornimont et ses environs ont été le théâtre de combats acharnés entre l'armée allemande et l'armée française d'Afrique[21]. En effet, l'armée des États-Unis a lancé une offensive vers Saint-Dié et l'Alsace. Les commandos sont arrivés le dans la zone de Ferdrupt pour dégager la vallée du Ménil, à la sortie du Thillot. Le climat de cette région est humide, il pleut sans discontinuer. La ligne de défense allemande va depuis les Baranges (au sud de Cornimont) et court vers l'est, devant Travexin et Ventron. Les commandos vont investir la ligne de crêtes qui court au-dessus de 1 000 m, partant de la cote 743 vers le Haut de Tomteux, en passant par le Haut de Grosse Pierre et le Brûleux. L'artillerie allemande (canons automoteurs) tire avec précision et les pertes sont lourdes avec des combats contre les troupes aguerries. Le bilan de neuf jours de combats est lourd[22] :

  • 92 tués dont 19 officiers,
  • 370 blessés.

Les commandos sont relevés. Du au [23], le 7e régiment de chasseurs d'Afrique va combattre avec ses blindés dans la boue, sous la neige et le froid. Les blindés (chasseurs de chars) sont affrontés à l'artillerie allemande. Les camions de ravitaillement seront mis à contribution pour fournir vivres et carburant.

Les troupes partiront à l'assaut des cols des Vosges à partir du .

La commune a été décorée, le , de la Croix de guerre 1939-1945[24].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Finances locales 2015Modifier

 
La mairie, 3, rue des Grands-Meix.

Comptes 2015 de la commune[25]

  • Total des produits de fonctionnement : 3 830 000 , soit 1 082  par habitant ;
  • Total des charges de fonctionnement : 3 039 000 , soit 859  par habitant ;
  • Total des ressources d’investissement : 1 275 000 , soit 360  par habitant ;
  • Total des emplois d’investissement : 1 631 000 , soit 461  par habitant ;
  • Endettement : 168 000 , soit 47  par habitant[26].

Fiscalité

  • Taux d’imposition taxe d’habitation : 21,54 % ;
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 15,53 % ;
  • Taxe foncière sur propriétés non bâties : 43,23 % ;
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • Cotisation foncière des entreprises : 21,85 %.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[27]
Période Identité Étiquette Qualité
1813 1814 Jean Nicolas Chevrier    
1814 1816 Barthélémy Laurent   commerçant
1816 1817 Sébastien Antoine    
1818 1830 Pierre Laurent Perrin   agriculteur
1830 1834 Barthélémy Laurent   commerçant
1834 1835 Barthélémy Colin   commerçant
1835 1840 Laurent Aptel   commerçant
1840 1843 Jean Joseph Germain   agriculteur
1843 février 1844 Jean François V. Perrin   industriel
février 1844 octobre 1844 Barthélémy Jeanpierre   agriculteur
1844 1848 Louis Abel    
1848 1851 Sylvain Adam   notaire
1851 1856 Dominique Fillieux   agriculteur
1856 mai 1860 Georgel   notaire
mai 1860 septembre 1860 Dominique Fillieux   agriculteur
11 septembre 1860 20 septembre 1861 Georges Gérard Perrin (1811-1873)   Industriel textile
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1864 → 1870)
20 septembre 1861 23 février 1862 Constant Laurent   épicier
23 février 1862 7 mars 1862 Dominique Fillieux   agriculteur
1862 1866 Georges Gérard Perrin (1811-1873)   Industriel textile
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1864 → 1870)
4 août 1866 7 novembre 1866 Louis Juste Gehin   marchand de bois
1866 1870 Hubert Martin Maurice   industriel
1870 1876 Désiré Constantin Valdenaire   notaire
1876 1878 Remy Maurice   meunier
23 juin 1878 23 février 1879 Émile Mathey   meunier
1879 1888 Désiré Constantin Valdenaire   notaire
1888 1901 Émile Mathey (1845-1913)   meunier
1901 ou 1915 1929 Albert Valdenaire    
1929 1944 Louis Gaillemin FR Médecin
Député des Vosges (1934 → 1939)
Sénateur des Vosges (1939 → 1940)
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1919 → 1940)
juin 1944 octobre 1944 Alphonse Claudel    
octobre 1944 mai 1945 Jean Favre    
mai 1945 février 1946 Alphonse Claudel    
février 1946 octobre 1947 Georges Albert   garagiste
octobre 1947 mai 1953 Louis Gaillemin   Médecin
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1945 → 1960)
mai 1953 mars 1965 René Bachelier (1898-1983)   Industriel
mars 1965 juin 1995 Gérard Braun UDR puis RPR Pharmacien
Député de la 3e circonscription des Vosges (1973 → 1981)
Conseiller régional de Lorraine (1977 → 2004)
Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte (1973 → 1979 puis 1985 → 1992)
juin 1995 mars 2001 Yvan Pierrel   Contremaître imprimerie
mars 2001 mars 2014 Maurice Claudel DVG Technicien forestier
mars 2014 En cours Marie-Josèphe Clément DVG Aide-soignante retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

  Steinen (Allemagne).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2020, la commune comptait 3 062 habitants[Note 2], en diminution de 8,08 % par rapport à 2014 (Vosges : −2,99 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 7691 7011 9772 1392 5402 6852 5903 0523 789
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 1634 5174 0444 5134 6144 7254 8215 3285 268
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 4635 6074 7464 7904 5614 7054 1574 9155 058
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
5 0215 2114 5564 0423 8613 7613 7393 5463 260
2020 - - - - - - - -
3 062--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • Collège Charlemagne, rebaptisé Hubert-Curien le .

ÉconomieModifier

  • L'industrie textile :

Comme l'ont relevé les ethnologues et historiens, et notamment Pierre Durupt, l'industrie textile a eu une forte influence sociale et culturelle sur la vie des vallées vosgiennes et notamment à Cornimont[32],[33].

  • L'entreprise industrielle de menuiseries PVC Les Zelles siègeant à La Bresse dispose d'une entité à Cornimont.
  • L'hôpital[34] :
    • la construction de l'hospice-hôpital de Cornimont a été décidée par délibération du conseil municipal en date du , sur un terrain acheté par la municipalité en 1898. Un décret ministériel du officialise la création de l'établissement, qui reçoit dès 1906 les malades, vieillards et infirmes de Cornimont et quelques indigents de Ventron ;
    • en 1907, la commune cède à l'hospice sa propriété de Cherménil, grosse ferme acquise vers 1900 pour accueillir les mendiants ;
    • en 1930, les sœurs de la congrégation du Saint-Esprit de Rouceux prennent en charge la gestion de l'établissement, qui se voit augmenté d'une maternité en 1950 ;
    • en 2007, une maison de retraite est adjointe à l'hôpital.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Saint-Barthélémy.
 
Le monument Notre-Dame-de-la-Paix.
 
Carte postale de la gare au début du XXe siècle.

Patrimoine religieuxModifier

  • Église Saint-Barthélémy (annexe de Saulxures-sur-Moselotte), construite en 1864 et consacrée le  :
    • son clocher de plus de 60 mètres abrite quatre cloches et un bourdon. La chanterelle Anna Albertine (400 kg) donne le « la » et la petite cloche Marie-Louise Eugénie (68 kg) donne le « fa », la cloche majeure, Maire-Clarisse Caroline (950 kg) donne le « mi », la grosse cloche Élisabeth Jeanne (1 300 kg) donne le « ré ». Élisabeth Jeanne, abîmée par les éclats d'obus en octobre 1944, a été descendue, refondue dans des ateliers spéciaux et remise en place en 1959 au cours d'une cérémonie de baptême après avoir été présentée à travers le village, toute enrubannée[35]. Une convention a été conclue en juin 2015 entre la Fondation du patrimoine, la paroisse et la commune pour lancer une souscription publique pour la recherche de financement de la restauration de deux cloches.
    • l'orgue, de Jacquot-Jeanpierre, a été reçu le par Romary Grosjean, organiste de la cathédrale de Saint-Dié et par Liehrmann, organiste à Raon-l'Étape[36]. il a été reconstruit par Curt Schwenkedel[37],[38],[39],[40].
    • l'église paroissiale abrite par ailleurs une statue de Vierge à l'Enfant connue sous le nom de « Madone de Cornimont »[41], datée de 1711 sur son socle, dernier maillon d'une lignée de statues issues du génie d'un des plus grands sculpteurs du XVIIe siècle, l'Italien Le Bernin.
    • les vitraux des seize baies de l'église ont été réalisés par Les Ateliers Loire entre 1947 et 1956[42]
  • église du Sacré-Cœur, à Travexin, aujourd'hui « chapelle de Travexin » et son orgue[43],[44].

Autres sitesModifier

  • Monument Notre-Dame-de-la-Paix : érigé en 1952 au lieudit la Grand-Roche, à la suite d'un vœu du chanoine Bihr, curé de la ville en 1940, qui souhaitait que le bourg ne soit pas détruit par l'occupant. Le monument représente la Vierge étendant ses mains en direction de la vallée[45],[46].
  • Monument aux morts[47],[48].
  • Scierie hydraulique domaniale à cadre du Mur-des-Granges[49],[50].
  • Musée des Mille et une Racines[51],[52].
  • Exposition de sculptures sur bois.
  • Terminus (provisoire) de la Voie verte, piste de loisirs utilisant le tracé de l'ancienne voie ferrée.
  • Place Jean-Joseph-Petitgenêt, inaugurée le [53].

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique et traditionsModifier

  Blasonnement :
Taillé de gueules à un cor d'or, et d'azur, à un mont de sinople surmonté d'une comète d'argent, au village de même à la toiture de gueules.
Commentaires : Le cor est celui que Charlemagne aurait perdu lors d'une de ses chasses, et qui était conservé à la mairie avant la dernière guerre. L’autre partie du blason est une représentation naïve de la commune.

Quelques indications sur l'origine de la corne de Cornimont, issues des notes d'Alphonse Didier (1862-1944)[58] :

La tradition orale affirme que cette corne était garnie d'argent à son embouchure et à son pavillon encore au milieu du XIXe siècle. Un vandale l'aurait dégradée pour s'emparer de sa garniture. Depuis l'an 1860, des jeunes gens l'ayant demandée au secrétaire de mairie pour faire un charivari à un veuf, en se l'arrachant des mains, lui en enlevèrent une longueur de près de dix centimètres.
Pendant longtemps, avant que la communauté puisse disposer d'une cloche, la corne servait de cor d'appel pour les assemblées du plaid. Du haut d'un pic de rocher, nommé Roche du Counou, depuis la grande rue dominant la Moselotte à un point où elle se précipitait autrefois dans des gouffres affreux à une quarantaine de mètres du pont du Daval, sur la rive droite, le Counou (corneur) convoquait les habitants des groupes épars de Cherménil, Xoulces, Champs à Nabord et du Daval.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Cornimont » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )

RéférencesModifier

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024.
  2. « Fiche communale de Cornimont », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le )
  3. Sandre, « la Moselotte »
  4. Sandre, « le ruisseau le Ventron »
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de La Bresse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Jean-Baptiste Nolet, « Le Bleu est Lorraine, le Jaune France / Division du Duché de Lorraine et des 3 Évéchés selon le Traité de Risvick », 1697, voir Courimont sur la carte de Nolin, sur gallica.bnf.fr.
  16. a b c et d Paul Marichal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, Paris, (lire sur Wikisource), p. 110.
  17. a b c d et e Madeleine Humbertclaude, Cornimont Ventron d’hier à aujourd’hui, Gérard Louis éditeur, (ISBN 978-2-907016-45-2).
  18. Archives départementales des Vosges, Répertoire numérique détaillé de la sous-série E dpt 118. Archives communales de Cornimont (1578-1959)
  19. Histoire de Cornimont et des Counehais.
  20. Histoire de la société des "Fils de Victor Perrin.
  21. de Gmeline 1980, p. 203-227.
  22. de Gmeline 1980, p. 227.
  23. Combats de Travexin - Positions et mouvements des 20-21-22 novembre 1944.
  24. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945.
  25. Les Comptes de la commune de Cornimont « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive).
  26. La dette de Cornimont (88310) en 2015.
  27. Noël Grandemange, Cornimont: Au… Fil… Du… Temps…,
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  32. Les gens du textile dans les Hautes-Vosges aux XIXe et XXe siècles.
  33. Conférence, donnée par Yohann Lemare, professeur d’histoire, sur le thème de l’industrie textile.
  34. Archives départementales.
  35. Soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration et refonte de deux cloches de l'église Saint-Barthélémy.
  36. Romary Grosjean, organiste
  37. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 207 à 211.
  38. Présentation des facteurs d'orgues Georges et de son fils Curt Schwenkedel
  39. Les Orgues des régions de France : Lorraine : Cornimont, église Saint-Barthélémy : Orgue Jaquot-Jeanpierre (1871) - Jacquot-Lavergne (1946) - Schwenkedel (1960).
  40. Orgue de Jaquot-Leanpierre de l'église du Sacré Cœur de Cornimont.
  41. La Madone de Cornimont (Massif des Vosges).
  42. Les Ateliers Loire, Références : Inventaire complet des vitraux de Gabriel Loire par pays, France (Vosges) : Cornimont église paroissiale].
  43. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 212 à 213.
  44. Les Orgues des régions de France : Lorraine : Cornimont, église du Sacré-Cœur. Cornimont : Orgue Voegtlé (1925).
  45. La statue de Notre-Dame de la Paix à Cornimont.
  46. Statue Notre-Dame de la Paix.
  47. Monument aux morts.
  48. Monument aux morts devant la mairie.
  49. Scierie hydraulique domaniale à cadre du Mur-des-Granges.
  50. « scierie hydraulique domaniale à cadre du Mur-des-Granges (détruite), enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) ; patrimoine industriel », notice no IA88001813, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  51. Bernard et Michel Maurice, Mille et une racines, Cornimont, , 65 p..
  52. site de l'Association du Musée des Mille & Une Racines.
  53. Dictionnaire des Vosgiens célèbres : Jean Joseph Petitgenêt, Annuaire administratif et statistique des Vosges 1848 / Charles Charton.
  54. 11 personnes, nées à Cornimont, sont mortes en déportation
  55. « Biographie de Joseph Lemaire », sur Écrivosges (consulté le ).
  56. « Biographie de Edmond Didier-Laurent », sur Écrivosges (consulté le ).
  57. Chantal Favre-Bismuth, sur Woh's Who in France.
  58. Histoire de Cornimont.