Ouvrir le menu principal

Albert II d'Autriche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Albert II et Albert de Habsbourg.

Albert II d'Autriche
Illustration.
Portrait du duc Albert le Sage.
Titre
Duc d'Autriche et de Styrie

(28 ans, 6 mois et 7 jours)
Prédécesseur Frédéric III
Successeur Rodolphe IV
Duc de Carinthie

(23 ans, 3 mois et 18 jours)
Prédécesseur Henri VII
Successeur Rodolphe II
Biographie
Dynastie Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Habsbourg
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Sépulture Chartreuse de Gaming
Père Albert Ier du Saint-Empire
Mère Élisabeth de Tyrol
Conjoint Jeanne de Ferrette
Enfants Rodolphe IV
Catherine
Marguerite
Frédéric III
Albert III
Léopold III

Albert II dit le Sage, né le au château de Habsbourg en Souabe et mort le [1] à Vienne en Autriche est un prince de la maison de Habsbourg. Un fils cadet du roi Albert Ier, il fut duc d'Autriche de 1350 à sa mort, régnant conjointement avec son frère Othon sur les duchés d'Autriche même et de Styrie ainsi que sur les domaines de l'Autriche antérieure. Après le décès de Henri de Goritz, en 1335, ils ont également acquis le duché de Carinthie.

BiographieModifier

Albert II est le fils du roi Albert Ier et de son épouse Élisabeth, fille du comte Meinhard de Goritz-Tyrol. À quelques mois de sa naissance, son père a été élu roi des Romains et désigné comme successeur de Rodolphe Ier de Habsbourg. En 1308, Albert Ier a été assassinée par son neveu Jean ; les duchés d'Autriche et de Styrie sont revenus à deux fils aînés, Frédéric le Bel et Léopold Ier, lorsque la dignité royale du Saint-Empire passa à Henri VII de Luxembourg. Après le décès de Henri VII en 1313, Frédéric est élu roi des Romains dans l'opposition contre Louis IV de Wittelsbach mais fut vaincu à la bataille de Mühldorf en 1322.

 
Le sceau du duc Albert II.

La famille des Habsbourg a prévu pour Albert II une carrière ecclesiastique. En 1313, encore mineur, il fut élu prince-évêque de Passau mais est entré avec le chanoine Gebhard de Walsee de sorte qu'il avait du finalement renoncera sa fonction. En 1324, il se maria à Jeanne de Ferrette s'emparant du comté de Ferrette (Pfirt) en Alsace.

À la mort de son frère aîné Frédéric le Bel le , Albert II hérite du patrimoine familial, y compris les duchés d*Autriche et de Styrie ainsi que les alleux des Habsbourg situés principalement le long du Rhin Supérieur en Souabe. Il règne d'abord conjointement avec son frère cadet Othon. Les deux frères par le traité de Haguenau renoncent à toute prétention au royaume de Germanie et reconnaissent Louis IV de Wittelsbach comme empereur. En échange, ce dernier leur reconnaît des droits sur l'héritage à venir sur la maison de Goritz : l'État de Carinthie avec la marche de Carniole. Leur patrimoine s'accroît donc en 1335 après la mort d'Henri de Goritz[1]. La héririère d'Henri, Marguerite de Goritz, n'a pu garder que le comté de Tyrol.

En tant que prince du Saint-Empire, Albert II jouissait d'une grande considération. Non seulement il joue le rôle de médiateur dans le conflit qui oppose l'empereur Louis IV au pape Benoît XII, il servait également de médiateur dans le cadre des négociations entre Louis IV, Philippe VI de France et Édouard III d'Angleterre. Le duc est resté fidèlement attaché à l'empereur et à son fils Louis V de Bavière.

Othon meurt à son tour en 1339, laissant deux enfants mineurs qui mourront en 1344.

En 1346, Albert II se rallie au nouvel empereur Charles IV après la destitution de Louis IV[1]. En 1348-1349, Vienne est frappée par la peste noire et perd 40 000 habitants, soit entre 25 et 35 % de sa population. Albert dut intervenir pour protéger ses sujets juifs accusés par la rumeur populaire[2]. Avant de mourir, il établit un règlement imposant à ses quatre fils de gouverner en commun.

Mariage et descendanceModifier

Il épouse en 1324 Jeanne de Ferrette, fille du comte Ulrich III de Ferrette, qui lui donne :

notes et référencesModifier

  1. a b et c Henry Bogdan, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours, Perrin 2002, p. 39-40
  2. Jean Béranger, Histoire de l'empire des Habsbourg, Fayard 1990, rééd. Tallandier 2012, T.I p. 103

Voir aussiModifier