Aimé de Sion

évêque et saint catholique

Aimé de Sion, ou saint Amat[1] (en latin) ou saint Amé[2], mort le [3], est fêté le 13 septembre.

Aimé de Sion
Fonctions
Évêque de Sion
-
Évêque catholique
Biographie
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Fête

BiographieModifier

Moine à Saint-Maurice d'Agaune (Saint Maurice, Suisse) et ermite à la chapelle de Notre-Dame du Scex, il est choisi pour devenir évêque de Sion en 669.

Après cinq années d'un épiscopat illustré par toutes les vertus chrétiennes, le Maire du Palais, Ébroïn qui accaparait le pouvoir aux dépens de Thierry III, entreprit de le persécuter comme il avait coutume de le faire avec maints pieux évêques. Il l'exila au monastère Saint-Fursy de Péronne où l'abbé saint Ultan le traita avec vénération. À la mort de saint Ultan, c'est Saint Maurant, dit saint Mauront, qui fut chargé de le garder, d'abord à Hamaye puis à Breuil, aujourd'hui Mauronville c’est-à-dire Merville (Nord). C'est là qu'il mourut en 690.

ReliquesModifier

Ses reliques ont été apportées d'abord à Soissons puis à Douai (Nord) le et il est devenu, avec saint Mauront, un des patrons de cette ville flamande.

Le , Gérard de Douai se trouve à Douai avec les évêques d'Arras et de Tournai pour la translation du corps de Saint Amé. Les trois évêques portent sur leur épaules le corps de l'église Saint-Amé jusqu'au Mont de Douai, petit monticule à la droite de la route d'Arras en sortant de Douai[4].

La ville de Douai a une place Saint-Amé, à l'emplacement de l'importante collégiale Saint-Amé démolie fin 1801. Elle avait été fondée en 940 pour succéder à un monastère qui abritait des moines venus de Breuil. Plusieurs églises des Hauts-de-France sont placées sous son vocable dont l'église Saint-Amé de Liévin.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (la) Sébastien Briguet, Vallesia christiana seu dioecesis Sedunensis. Historia sacra Vallensium episcorum, Michel Mayer, 1744, p. 86-87 (lire en ligne), table des matières
  • François Boccard, Histoire du Vallais avant et sous l'ère chrétienne jusqu'a nos jours, chez Berthier-Guers libraire, Genève, 1844, p. 27, 403 (lire en ligne)

Article connexeModifier

Liens externesModifier