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Adalbéron Ier d'Eppenstein
Titre de noblesse
Margrave
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
Père
Marquard III of Eppenstein (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

Adalbéron d'Eppenstein, né vers 980 et mort le à Ebersberg en Bavière, fut margrave de Styrie en 1000, puis duc de Carinthie et margrave de Vérone de 1012 jusqu'en 1035, année où il fut déposé. Dès sa nomination, il fonda la première lignée locale des ducs carinthiens ; toutefois, il fut renversé après d'affrontements avec la dynastie franconienne. Ce n'est qu'en 1077 que Liutold d'Eppenstein, le petit-fils d'Adalberon, est à nouveau inféodé avec le duché.

Sommaire

BiographieModifier

OriginesModifier

 
Le blason de la famille Eppenstein.

Adalbéron est issu d'une lignée des comtes originaire de Viehbach en Bavière. Le premier, Markwart, apparaît dans un acte de donation délivré par le roi Conrad Ier en 916. Le père d'Adalbéron, Markwart III († 1000), fut margrave de Styrie résidant au château fort d'Eppenstein dans la vallée de la Mur en Haute-Styrie. Il s'était marié à Hadmudis, fille du comte bavarois Adalbéron d'Ebersberg, qui donna son nom au futur duc.

Par son mariage avec Béatrice († après 1025), une fille du duc Hermann II de Souabe, de la famille des Conradiens, Adalbéron est apparenté à l'empereur Conrad II le Salique. Béatrice est en effet la sœur de l'impératrice Gisèle ; une autre sœur, Mathilde, est l'épouse du duc Conrad de Carinthie († 1011).

RègneModifier

Comme successeur de son père Markwart III, Adalbéron contrôle vers 1000 la marche de Styrie le long de la frontière avec le royaume de Hongrie. Il est également comte dans la vallée de l'Enns et à Judenburg, c'est-à-dire le domaine patrimonial des comtes d'Eppenstein avec la vallée de la Mürz. Après la mort de de son beau-frère le duc Conrad, l'empereur Henri II lui donne en 1012 le duché de Carinthie et la marche de Vérone avec le Frioul et le Trentin, car le fils du défunt, Conrad le Jeune, est encore un enfant. Adalbéron reçoit également la marche de Carniole et la suprématie dans le comté de Gorizia, y compris la protection comme avoué du patriarcat d'Aquilée.

En 1019, Adalbéron intervient pour émettre des prétentions sur l'héritage de son beau-père Hermann II de Souabe qui après la mort du duc Conrad de Carinthie avait échappé à son fils Conrad le Jeune. Débouté lors d'un bref affrontement armé à Ulm, Adalbéron doit abandonner ses visées sur la Souabe. Vers 1025, il établit le premier monastère dans le duché de Carinthie, l'abbaye de Sankt Georgen dont il est le premier avoué. Grâce à ses bonnes relations avec la dynastie franconienne, il accompagne en 1027 le roi des Romains Conrad II dans son couronnement à Rome, participe à l'élevation de son jeune fils Henri III au rang de coseigneur et intervient le de la même année lors d'un synode au palais de Francfort en tant que « Porte-glaive » du nouveaue empereur.

DestitutionModifier

Quelque temps plus tard, toutefois, Adalbéron disparaît des sources jusqu'à ce qu'il soit dépossédé du duché de Carinthie : en à Bamberg il est accusé de trahison par l'empereur Conrad II et banni avec ses fils et ils sont privés de tous leurs titres et domaines. Le contexte dans lequel s'est déroulé la destituion n'est pas déterminé. Les « Annales d'Hildesheim » notent qu'Adalbéron recherchait la vengeance et au début de l'année 1036 a tué Willehelmum comitem, c'est-à-dire le comte Guillaume de Friesach, margrave sur la Sann et époux d'Emma de Gurk, qui est un fidèle de l'empereur. Il trouve refuge dans son château d'Ebersberg (castellum Eresburgh) domaine maternel.

Adalbéron meurt en 1039 sans être rentré en grâce auprès du nouvel roi Henri III. Il fut enterré au monastère de Geisenfeld.

Union et postéritéModifier

Adalbéron avait épousé Béatrice († après 1025), fille du duc Hermann II de Souabe, dont :

BibliographieModifier

  • (de) Andreas Thiele : Erzählende genealogische Stammtafeln zur europäischen Geschichte. Stammtafeln zu europäischen Geschichte. Fischer-Verlag, Francfort-sur-le-Main. 1993, (ISBN 3-89406-460-9).
  • (de) Karlmann Tangl : Die Grafen, Markgrafen und Herzoge aus dem Hause Eppenstein. ADEVA, Graz 1964/65 (5 Bde.).
  • (de) Wilhelm Wegener : Genealogische Tafeln zur mitteleuropäischen Geschichte. Verlag Reise, Göttingen 1962/69 (4 Bde.).
  • (de) Othmar Pickl : Geschichte der Hengistburg.

SourcesModifier