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Accords d'Alger (2000)

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Les accords d'Alger sont un traité de paix, sous la direction de l'ONU, visant à mettre un terme officiel à la guerre entre l'Érythrée et l'Éthiopie qui s'est déroulée entre 1998 et 2000. Ils sont signés le , à Alger en Algérie entre le gouvernement de l'Érythrée et celui de l'Éthiopie. Ils font suite au cessez-le-feu du . L'accord inclut l'échange des prisonniers de guerre et le respect des accords de cessez-le-feu, notamment la création d'une ligne de démarcation de 25 km de large et l'envoi de casques bleus.

L'accord décide également de la création par la suite d'une commission pour discuter des territoires disputés dans le cadre de la guerre entre l'Érythrée et l'Éthiopie, ainsi qu'une commission sur les causes et les crimes perpétrés durant la guerre.

Commission frontalièreModifier

Le , une Commission frontalière Érythrée-Éthiopie est créée conformément aux accords d'Alger en collaboration avec la Cour d'arbitrage international de La Haye. La décision de la Cour accorde des territoires à chaque partie, et Badme (où avait éclaté le conflit) est attribuée à l'Érythrée[1]. Les deux pays ont promis d'accepter la décision dès que la décision a été rendue officielle, mais quelques mois plus tard, l'Éthiopie a demandé des clarifications, puis s'est déclaré très insatisfaite de la décision[2]. En , l'Érythrée refuse la mise en place d'une nouvelle commission et demande à la communauté internationale de faire pression sur l'Éthiopie pour qu'elle accepte l'arbitrage de la Cour. En novembre 2004, l'Éthiopie accepte la décision « sur le principe »[3], tout en gardant le contrôle de ce territoire.

Commission sur les causes et les crimesModifier

Le , une commission de la Cour d'arbitrage international de La Haye conclut que l'Érythrée avait violé les lois internationales lorsqu'elle a attaqué l'Éthiopie en 1998, déclenchant ainsi un conflit plus large[4].

RéférencesModifier