Acérola

espèce de plantes

L’acérola (Malpighia emarginata, synonymes : Malpighia glabra, Malpighia punicifolia) est un arbre dont le fruit est appelé cerise de la Barbade ou cerise des Antilles car ressemblant beaucoup à la cerise.

L'espagnol acerola désigne cette plante en Amérique, mais l'azérole (Crataegus azarolus) en Espagne, et a été donné à la plante par les colons espagnols. Il vient de l'arabe « 'az-zou`roûr - الزعرور », de même sens.

L’acérola est une source naturelle remarquable de vitamine C.

DescriptionModifier

Arbuste (ou arbrisseau) à feuillage persistant de la famille des Malpighiaceae, l'acérola pousse spontanément dans les régions tropicales d'Amérique du Sud, notamment au Pérou et dans les forêts amazoniennes. Il est aussi présent aux Antilles où il est appelé cerisier-pays. Il vit dans les zones de rusticité USDA 10 à 12[2].

Les feuilles sont opposées, ovales ou elliptiques et terminées par une pointe aiguë.

Les fleurs, de couleur rouge vif, s'ouvrent trois fois par an. Elles sont groupées en inflorescences axillaires.

Le fruit de l'acérola est comestible, de goût acidulé. Les fruits arrivent à maturité peu de temps après la floraison. Sensibles à la chaleur, leur conservation nécessite de grandes précautions.

CompositionModifier

Le fruit de l'acérola est considéré comme un superfruit aux États-Unis car il contient 20 à 30 fois plus de vitamine C que l'orange. Ceci en fait un des fruits les plus riches en vitamine C (1 000 mg à 2 000 mg/100 g), après le fruit du Terminalia ferdinandiana (50x) et celui du Camu-Camu (Myrciaria dubia) (30-40x) [3]. Il est également riche en vitamine B6, en vitamine B1 et en vitamine A ainsi qu'en flavonoïdes et en minéraux (fer, calcium, phosphore, potassium et magnésium).

PropriétésModifier

Son intérêt comme source de vitamine C a retenu l'attention des scientifiques dès les années 1950. Toutefois, l'acérola n'est pas uniquement une source exceptionnelle de vitamine C, il contient également des concentrations élevées de phosphore et de calcium, de vitamines du groupe B (thiamine, riboflavine, pyridoxine), ainsi que des facteurs antioxydants, notamment flavonoïdes et anthocyanines[4].

IndicationsModifier

 
Gros plan sur les fleurs et fruits verts

Les extraits d’acérola sont utilisés pour leur propriétés tonifiantes, stimulantes et anti-infectieuses. Leur richesse en minéraux apporte des propriétés reminéralisantes. Leur concentration élevée en acide ascorbique (vitamine C), vitamine E, flavonoïdes, anthocyanines et caroténoïdes procure à ces fruits les propriétés antioxydantes et stimulantes pour la production de collagène[4].

Production et utilisationModifier

 
Acérola

Le Brésil est l'un des plus gros producteur d'acérola au monde. En 2017, l'Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE) a estimé la production à près de 61 000 tonnes dans le pays, principalement dans la région du Nord-Est du pays, Pernambuco étant le principal État producteur[5]. Les fruits sont consommés, dans la plupart des cas, sous forme de jus.

En médecine, le fruit de l'acérola est utilisé sous forme de poudre et est indiqué dans les asthénies fonctionnelles et pour faciliter la reprise de poids après un amaigrissement. D'une façon générale, il est prescrit lors des refroidissements et contre la fatigue, car le fruit a une teneur élevée en vitamine C[6].

Notes et référencesModifier

  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le 26 juillet 2020
  2. « Malpighia punicifolia - Acérolier », sur http://nature.jardin.free.fr/ (consulté le 2 mars 2018)
  3. University of Florida: Acerola
  4. a et b (es) Mezadri T, Fernández-Pachón MS, Villaño D, García-Parrilla MC, Troncoso AM. « El fruto de la acerola: composición y posibles usos alimenticios [The acerola fruit: composition, productive characteristics and economic importance] » Arch Latinoam Nutr. 2006 Jun;56(2):101-9. PMID 17024954
  5. (pt) Acerola do Brasil por Quantidade produzida
  6. Phytothérapie, la santé par les plantes, Sélection du Reader's Digest et Éditions Vidal, 2007 ( (ISBN 978-2-7098-1851-3))
  • Fabrice et Valérie Le Bellec, Le verger tropical : Cultiver les arbres fruitiers, Orphie, , 266 p. (ISBN 978-2-87763-384-0)

Liens externesModifier

Malpighia punicifoliaModifier

Malpighia glabraModifier