Aban ibn Uthman

Historien musulman

'Abū Saʾīd Abān ibn ʿUthmān ibn ʿAffān (arabe : أبان بن عثمان بن عفان (mort 105 AH/723 CE) était un muhaddith , faqīh , mufassir , historien musulman[1] . Il a également servi pendant sept ans en tant que gouverneur de Médine de 695 à 702, sous le califat omeyyade d' Abd al-Malik.

Aban ibn Uthman
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أبان بن عثمان بن عفانVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Muhaddith, liste d'historiens musulmans, moufassir, faqîh, religieux, historien, jugeVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Amr ibn Uthman (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Conflit

BiographieModifier

Abū Saʾīd Abān ibn ʿUthmān ibn ʿAffān était le fils d'Othmân ibn Affân (en arabe : عثمان بن عفان, ʿOthmān ibn ʿAffān, qui fut également connu pour être l'un des compagnons de Mahomet, Osman[2], le troisième calife Rashidun. Sa mère était Umm Amr bint Jundab ibn Amr al-Dawsiyya, de la tribu Banu Azd du Yémen.

Gouverneur de MédineModifier

Pendant la première Fitna , qui s'est produite à la suite de l'assassinat de son père, Aban a combattu aux côtés des forces d'A'isha et de ses parents Omeyyades contre le calife Ali (r. 656-661) lors de La bataille du chameau qui fut l'une des batailles entre les premiers musulmans, opposant le clan des Quraychites à La Mecque aux fidèles d'Ali. Elle a lieu le [3] près de Bassorah. Alors que les partisans d'A'isha étaient au bord de la défaite, Aban a fui la bataille. Plus tard, le calife Abd al-Malik (r. 685-705) l'a nommé gouverneur de Médine en 695 un poste qu'il a occupé avant qu'il ne soit remplacé par Hisham ibn Isma'il al-Makhzumi en 702. Durant son mandat, Aban ibn Uthman, dans son rôle de gouverneur fut amené à diriger les funérailles, du descendant des Hachémites Muhammad ibn al-Hanafiya, (fils d'Ali et chef de la famille Alid) mort en 700 à Médine .

 
Régions sous le contrôle de Muawiya I (rouge), « Amr ibn al-'As (bleu), et Ali ibn Abi Talib (vert) au cours de la Première Guerre civile islamique (première Fitna)

.

DescendanceModifier

Aban eut deux épouses. Sa première conjointe, Umm Sa'id bint Abd al-Rahman, était issue al-Harith ibn Hisham, du clan Banu Makhzum, elle a materné les deux enfants de Aban, dont son fils aîné Sa'id et Abd al-Rahman. Sa seconde épouse, Umm Kulthum bint Abd Allah était la petite fille de Jaafar ibn Abi Talib[4]. Les noms des descendants d'Aban ont été enregistrés dans les archives historiques jusqu'à au moins 1375 en Egypte, où certains de ses descendants ont déménagé[4]. D'autres sont archivés dans les al-Andalus[4] dont son petit-fils Uthman ibn Marwan et l'arrière-petit-fils de ce dernier Muhammad ibn Abd al-Rahman ibn Ahmad[5].

Fin de vieModifier

Aban devint invalide en 722, et il mourut à Médine l'année suivante, en 723, sous le règne du calife Yazīd II. Aban ne semble pas avoir été un agent politique majeur des Omeyyades et doit la plus grande partie de sa renommée à sa connaissance de la tradition islamique. Il est crédité par un certain nombre d'érudits pour avoir écrit le Maghazi (biographie) du prophète Mahomet, bien que les historiens Yaqut al-Hamawi et Ahmad al-Tusi attribuent ce travail à un certain Aban ibn Uthman ibn Yahya.

BibliographieModifier

  • Asad Q. Ahmed, The Religious Elite of the Early Islamic Ḥijāz: Five Prosopographical Case Studies, University of Oxford Linacre College Unit for Prosopographical Research, (lire en ligne)
  • (es) Aránzazu Uzquiza Bartolomé et Manuela Marín, Estudios onomástico-biográficos de Al-Andalus: V, Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, , 445–462 p. (ISBN 84-00-07415-7, lire en ligne), « Otros Linajes Omeyas en al-Andalus »

RéférencesModifier

  1. Sayyid Husayn Muhammad Ja'fari, « The Origins and Early Development of Shia Islam » (consulté le )
  2. (de) « Katalog der Deutschen Nationalbibliothek », sur Bibliothèque nationale allemande (consulté le )
  3. Joumada al-Thani 36 A.H.
  4. a b et c Ahmed 2010, p. 128
  5. Uzquiza Bartolomé 1994, p. 455.