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164e régiment d'infanterie

Création et différentes dénominationsModifier

  • 1913: Création du 164e Régiment d'Infanterie, le
  • 1914: À la mobilisation, il donne naissance au 364e Régiment d'Infanterie
  • 1919: Dissout en décembre.
  • le Reformé sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse.
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Colonels/chef-de-brigadeModifier

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

  •  : colonel Bagès,
  •  : cdt Meyer,
  •  : cdt puis lieutenant-colonel Roussel,
  • 22/01/1915 - 15/07/1915: Colonel Nayral Maurin de Bourgon
  •  : lieutenant-colonel Jamet,
  •  : lieutenant-colonel Leroy,
  •  : lieutenant-colonel Leyraud.
 
insigne de béret d'infanterie

Historique des garnisons, combats et batailles du 164e RIModifier

Il n'existe pas, avant 1912, de régiment ayant porté ce numéro.

De 1871 à 1914Modifier

En application de la loi du , créant 10 nouveaux régiments (de 164 à 173), le 164e régiment est constitué le , à partir des unités du 1er GIF[1].

Le 1er bataillon vient du 4e bataillon du 91e RI,

le 2e bataillon, du 4e bataillon du 94e RI,

le 3e bataillon, du 4e bataillon du 161e RI,

et le 4e bataillon, du 4e du 162e RI.

Le 4e bataillon est détaché à la garnison de Longwy.

Première Guerre mondialeModifier

En 1914 ; Casernement : Verdun Affectations:

À la mobilisation, le régiment aligne 3 030 hommes, 170 sous-officiers et 63 officiers.

1914Modifier

  • Meuse : Étain (24-)
  • Bataille de la Marne (5 au ) Juvécourt (6 sept.)
  • Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Saint-Mihiel (26-), Mort Homme et bois de Cumières ()

1915Modifier

  • Opérations d'avril en Woëvre : Gussainville () (fermes du Haut Bois et de l'hôpital)
  • Opérations en Woëvre : Bois Le Prêtre (avril)

1916Modifier

  • Bataille de Verdun : Herbebois (21-)
  • Bataille de la Somme : fortin de Biache (), Biaches, le bois Blaise (9-)

1917Modifier

  • Verdun : Vaux-Damloup,
  • Champagne : Mont Haut (avril mai), le Téton ()

1918Modifier

Marne : Montagne de Paris (15-). Fontenay, Cote 129 (), Ferme Colombe (25-). Ligne Hundling-Stellung[2] ()

Le 1er bataillon de marche du 164e RIModifier

Créé le , il comprend 4 compagnies du régiment et 5 sections de mitrailleuses.

Il alterne travaux et tenue de secteurs dans la région fortifiée de Verdun (Douaumont, Bezonvaux, plateau des Caurrières, côte du Poivre, cote 378).

Il est dissous le .

Le 2e bataillon de marche du 164e RIModifier

Formé le avec 4 compagnies du régiment (27e, 27e bis, 32e et 32e bis).

En défense à la Tranchée de Calonne dès .

Effectue ensuite des travaux de fortifications dans la zone de Verdun, alternat avec la tenue de secteurs.

Le bataillon est dissous le .

Le 4e bataillonModifier

Ce bataillon, qui ne sera jamais joint au régiment, fait partie de la garnison de Longwy au déclenchement des hostilités.

La garnison ne comportait qu'un autre bataillon[3] d'infanterie, une batterie et demie d'artillerie et quelques autres éléments, 3 500 hommes en tout.

Le , la ville est assiégée[4] et sévèrement bombardée. Elle résiste jusqu'au . Les survivants du bataillon sont en majorité capturés[5].

Le 4e bataillon du 164e RI sera nommé dans la citation à l'ordre de l'armée, accordée le à la garnison de Longwy pour sa résistance.

Entre-deux-guerresModifier

En , le régiment est dissous.

La C.H.R[6] et les 2 premiers bataillons sont versés au 109e RI. Le 3e bataillon est versé, pour sa part, au 21e RI.

Seconde Guerre mondialeModifier

Reformé le sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse secteur fortifié de Boulay. Région Militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie ; réserve A RIF type Metz/Lauter ; il est mis sur pied par le CMI 67/66 Metz. Il est composé de 3 bataillons de mitrailleurs le Ier, IIe et (IIIe a 2 compagnies seulement) et des compagnies d'ouvrages et de casemates. Il est responsable du sous-secteur de Hombourg-Budange avec PC au château de Hombourg. Les bataillons occupent les quartiers de Férange-Ebersvillers, Helling et Klang. En 1940, à la suite de la dissolution de la RFM, le 164e RIF est affecté au secteur fortifié de Thionville et occupe les quartiers d'Ising, Helling et Klang. Les bataillons d'intervalle passent à compter du à la Division de marche Besse alors que les équipages d'ouvrages intègrent le groupement Cochinard. C'est un adjudant-chef du 164e RIF qui, le , confia le drapeau à Camille Mathieu un spinalien et qui, à la suite du bombardement de sa maison en 1944, le remit à un de ses voisins lequel le remettra à l'armée après la Libération[7].

De 1945 à nos joursModifier

Recréé en 1963 en tant que Centre d'instruction - 164e Régiment d'infanterie à Verdun, il a pour mission de former les engagés volontaire du rang au profit de toute l'armée de Terre.

En , le C.I.-164e R.I. est dissous. Le 164e R.I. est recréé en tant que régiment de réserve du 150e Régiment d'infanterie, toujours à Verdun. Les deux régiments sont dissous en 1990.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régimentModifier

1914-1918Modifier

  • Verdun*
  • Biaches
  • Le Mont-Haut*
  • Mont-Renaud*
  • Ambleny
  • Soissons*
  • l'Aisne et Pommiers
  • l'Ailette*
  • la Souche
  • la Serre

(*) Bataille portée au drapeau du régiment.

Drapeau du régimentModifier

Les noms de huit batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau[8] :

 

DécorationsModifier

Décoré de la Croix de Guerre le , pour ses 2 citations à l'ordre de l'armée. Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations à l'ordre de l'armée. 

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le .


Traditions et uniformesModifier

DeviseModifier

InsigneModifier

Ecu losangique vert fond jaune main tenant épée armes de Verdun.
L'insigne du 164e R.I.F., issu du "162e R.I.F.", n'a jamais été fabriquée.

Personnages célèbres ayant servi au 164e RIModifier


Sources et bibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Groupe d'Infanterie de Forteresse. C'est celui de la place de Verdun.
  2. La Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande composée de tranchées, casemates, barbelés.... qui passait par Saint-Quentin-le-Petit.
  3. Le 5e bataillon du 45e RI territorial.
  4. « par environ une division avec l'artillerie lourde de 2 corps d'armée » affirme l'historique.
  5. L'historique rapporte « de courageuses tentatives… pour gagner Verdun après la capitulation », mais sans autres précisions.
  6. Compagnie Hors Rang.
  7. À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  8. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007


Voir aussiModifier