Élections législatives serbes de 2020

Élections

Élections législatives serbes de 2020
250 sièges de l'Assemblée nationale
(majorité absolue : 126 sièges)
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 6 584 376
Participation
50,32 %  −5,8
Ana Brnabic, July 3, 2018.jpg Coalition SNS – Ana Brnabić
61,59 %
 +13,3
Sièges obtenus 191  +60
Ivica Dačić 2011.jpg SPS-JS – Ivica Dačić
10,37 %
 −0,5
Sièges obtenus 32  +3
Aca Sapic.jpg Alliance patriotique serbe (en) – Aleksandar Šapić
3,64 %
 +3,6
Sièges obtenus 11  +11
Ištvan Pastor, jun 2012.JPG Alliance des Magyars de Voïvodine – István Pásztor
2,45 %
 +1
Sièges obtenus 10  +6
Composition de l'Assemblée élue
Diagramme
  • SNS - SDP - PUPS - SPO - PS - PSS – BK - SNP : 191 sièges
  • SPSJSKPZS : 32 sièges
  • SPAS : 11 sièges
  • VMSZ : 10 sièges
  • SPP - DPM : 2 sièges
  • ADA : 2 sièges
  • PADS : 2 sièges
Président du gouvernement
Sortant
Ana Brnabić
SNS

Les élections législatives serbes de 2020 ont lieu le 21 juin 2020 afin de renouveler les 250 sièges de l'Assemblée de la Serbie. Initialement prévues pour le , les élections sont reportées en raison de la pandémie de COVID-19 qui touche alors le pays. Les élections provinciales en Voïvodine et les élections municipales ont lieu simultanément.

Les élections sont marquées par la victoire sans appel de la coalition menée par le Parti progressiste serbe au pouvoir et ses alliés, dans le contexte d'un boycott de nombreux partis d'opposition qui ne considèrent pas les conditions d'organisation du scrutin comme démocratiques.

ContexteModifier

Les législatives d'avril 2016 ont lieu de manière anticipée deux ans avant la date prévue à l'initiative du président du gouvernement Aleksandar Vučić dans l'objectif d'obtenir une majorité étendue afin de mettre en œuvre son programme de réforme. Conservateur, nationaliste et pro-européen, le Parti progressiste (SNS) dirigé par Vučić est alors au pouvoir au sein d'un gouvernement de coalition avec le Parti socialiste (SPS) de l'ex-chef du gouvernement, Ivica Dačić[1].

Vučić gagne son pari, le SNS remportant 48,25 % des voix et la majorité absolue à l'assemblée avec 131 sièges sur 250. Il reconduit malgré tout son alliance avec le parti socialiste. Le , l'Assemblée nationale vote la confiance au Gouvernement Vučić II par 163 voix pour et 62 contre. Moins d'un an plus tard, Aleksandar Vučić est élu président de la République dès le premier tour de la présidentielle d'avril 2017 avec 55,06 % des voix. Ana Brnabić lui succède à la tête du gouvernement, devenant par la même occasion la première femme, la première personne ouvertement homosexuelle et la première d'origine croate à exercer cette fonction[2].

En janvier 2019, Aleksandar Vučić déclare qu'il est possible d'organiser des élections anticipées « au cours de l'année 2019 ». Les observateurs ont noté que cela était très probable car cela permettrait au SNS de faire des gains électoraux avant de devoir faire des compromis sur des décisions impopulaires concernant le statut du Kosovo[3].

En mai 2019, la Commission européenne, dans son rapport sur la Serbie de 2019, critique les conditions du déroulement des élections et exprime de graves préoccupations concernant la liberté de la presse. Elle déclare que les institutions démocratiques sont visées, en particulier l'Assemblée nationale, et qu'il est urgent de créer un espace pour un véritable débat multipartite et des conditions pour une participation significative de l'opposition au Parlement[4].

Le système politique serbe est considéré par les analystes comme un « système autoritaire concurrentiel ». Pour Dusan Spasojevic, professeur de sciences politiques à l'université de Belgrade, « on a une concurrence mais les protagonistes ne sont pas égaux ». Les médias serbes sont généralement proches du parti au pouvoir, et les employés du secteur public sont incités à voter en faveur de celui-ci[5].

L'organisation américaine Freedom House estime que la Serbie n'est plus une démocratie mais un « régime hybride »[5].

Manifestations anti-gouvernementalesModifier

 
Manifestations à Belgrade en décembre 2018.

Dès novembre 2018, Vučić est mis sous pression par des manifestations pacifiques à Belgrade et dans d'autres villes, l'opposition exigeant davantage de liberté des médias, ainsi que des élections libres et équitables et des démissions ministérielles. Ces protestations ont été précipitées par une attaque contre Borislav Stefanović, l'un des dirigeants de la coalition d'opposition nouvellement formée, l'Alliance pour la Serbie (en)[6]. Il s'agit des manifestations anti-gouvernementales (en) les plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir de Vučić en 2012, les rapports des médias estimant que la participation aux manifestations se situe entre 25 000 et 70 000 personnes[7]. Parallèlement aux manifestations, Vučić organise des rassemblements dans tous les districts de la Serbie[8].

Après la manifestation d'opposition la plus massive, le , un comité d'experts a été présenté, chargé de formuler les revendications des manifestations. Tout en compilant un certain nombre de revendications et recommandations, il a conclu que les conditions pour l'organisation d'élections libres et équitables ne sont pas rassemblées[9],[10],[11]. En septembre 2019, les organisateurs des manifestations appellent au boycott des prochaines élections car aucune des recommandations du comité d'experts n'est reprise[12].

La décision du SNS d'abaisser le seuil électoral de 5 à 3 % a été critiquée par de nombreux observateurs et partis d'opposition, estimant que ce point n'était pas un sujet de négociation[13],[14],[15],[16].

ReportModifier

Initialement prévus pour le 26 avril 2020, le scrutin est repoussé à une date indéterminée en raison de la propagation de la pandémie de coronavirus dans le pays, qui pousse le gouvernement à décréter l'état d'urgence le 15 mars[17]. Début mai, le gouvernement décide finalement de fixer le scrutin au 21 juin[18].

Le site d’investigation BIRN indique en juin 2020 que le gouvernement a dissimulé près des deux tiers des décès dus au Covid-19 afin d'éviter un nouveau report des élections[19].

Système électoralModifier

 
Le bâtiment de l'assemblée sur la place Nikola Pašić à Belgrade.

L'Assemblée nationale est un parlement unicaméral doté de 250 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal avec listes bloquées dans une unique circonscription électorale nationale. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 3 % du total des votants — contre 5 % auparavant[20] — y compris les suffrages blancs et nuls. Les partis représentant une minorité nationale sont cependant affranchis de ce seuil, pour peu qu'ils aient été reconnus comme tels à leur demande par la Commission électorale de la République[21],[22].

Forces en présenceModifier

En juin 2018, les partis d'opposition organisent des pourparlers pour former une alliance, devenue possible avec l'élection du dirigeant du Parti démocrate, favorable à la formation de l'alliance avec Dragan Đilas, le Mouvement des citoyens libres (en) (PSG) et le Parti populaire (en) (NS). Cette coalition, intitulée Alliance pour la Serbie (en) (SZS), comprend principalement des partis europhiles mais compte dans ses ranfs également des partis eurosceptiques comme le mouvement Mouvement Dveri[23].

Presque tous les partis d'opposition, exceptés le Parti démocrate de Serbie, Ça suffit (en), l'Alliance patriotique serbe (en) et le mouvement Ne Da Vi Mo Beograd, ont pris l'engagement en février 2019 de boycotter les élections de 2020 si elles sont jugées irrégulières.

Principales forces en présence
Coalitions et partis
Nom de la liste
Idéologie Tête de liste Résultats en 2016
Coalition Parti progressiste serbe (SNS) - Parti social-démocrate de Serbie (SDP) - Parti des retraités unis de Serbie (PUPS) - Mouvement serbe du renouveau (SPO) - Mouvement des socialistes (PS) - Mouvement Force de la Serbie (PSS – BK) - Parti populaire serbe (en) (SNP) Attrape-tout ou Centre droit à droite
National-conservatisme, conservatisme, libéralisme économique, europhilie
Branislav Nedimović 48,25 % des voix
131 députés
Aleksandar Vučić — Pour nos enfants
Coalition Parti socialiste de Serbie (SPS) - Serbie unie (JS) - Parti communiste (KP) - Verts de Serbie (ZS) Centre gauche
Social-démocratie, nationalisme de gauche, europhilie
Ivica Dačić 10,95 % des voix
29 députés
Ivica Dačić - Parti socialiste de Serbie, Serbie unie - Dragan Marković Palma
Parti radical serbe (SRS) Droite à extrême droite
Nationalisme, national-conservatisme, euroscepticisme, russophilie
Vojislav Šešelj 8,10 % des voix
22 députés
Dr Vojislav Šešelj — Parti radical serbe
Alliance des Magyars de Voïvodine (VMSZ) Centre droit
Défense de la minorité magyare de Serbie, régionalisme, libéral-conservatisme
Bálint Pásztor 1,50 % des voix
4 députés
Alliance des Magyars de Voïvodine — István Pásztor
Alliance patriotique serbe (en) (SPAS) Centre droit à droite
Conservatisme social, populisme de droite, familialisme, favorable à la décentralisation
Aleksandar Šapić Nv.
Aleksandar Šapić — Victoire pour la Serbie
Coalition Mouvement pour la restauration du Royaume de Serbie (en) (POKS) - Mouvement monarchiste serbe Centre droit
Monarchisme, conservatisme, europhilie, anti-communisme
Žika Gojković Nv.
Pour le Royaume de Serbie (Mouvement pour la restauration du Royaume de Serbie, Front monarchiste) - Žika Gojković
Coalition Ligue des sociaux-démocrates de Voïvodine (LSV) - Parti de Voïvodine (VP) - Parti monténégrin (CP) - Ligue démocratique des Croates de Voïvodine (DSHV) - Parti de la Serbie moderne (en) (SMS) - Forum démocratique civique (en) (GDF) Centre gauche à centre droit
régionalisme, favorable à la décentralisation, europhilie, social-libéralisme
Marko Đurišić Nv.
Serbie démocratique unie
Zavetnici (sr) Droite à extrême droite
Conservatisme, euroscepticisme, nationalisme, russophilie
Milica Đurđević Stamenkovski Nv.
Milica Đurđević Stamenkovski - Parti serbe Zavetnici
Coalition Parti Justice et Réconciliation (en) (SPP) - Parti démocratique des Macédoniens (DPM) Droite
régionalisme, conservatisme social
Muamer Zukorlić (en) 0,86 % des voix
2 députés
Académicien Muamer Zukorlić - Droit devant - Parti Justice et Réconciliation - Parti démocratique des Macédoniens

SondagesModifier

Le résultat le plus élevé pour chaque sondage est affiché en gras et l'arrière-plan est ombré dans la couleur du parti concerné. Dans le cas où il y a une égalité, aucun chiffre n'est ombré. Lorsqu'un sondage spécifique n'affiche pas de chiffre pour un parti, la cellule du parti correspondant à ce sondage est affichée avec un trait d'union (-). Est indiquée la date à laquelle le sondage a été effectué, par opposition à la date de publication. Cependant, si cette date n'est pas connue, la date de publication est indiquée à la place. Seuls les sondages réalisés à partir du début de la campagne officielle sont présentés.

Les résultats du SNS dans les différents sondages indiquent les estimations pour le parti lui-même, bien qu'il fonctionne généralement au sein d'une large coalition comprenant, outre le SNS en tant que plus grand parti, le Parti social-démocrate de Serbie, le Parti des retraités unis de Serbie, Nouvelle Serbie, le Mouvement serbe du renouveau, le Mouvement des socialistes, le Mouvement Force de la Serbie, le Parti démocratique indépendant de Serbie et le Parti populaire serbe (en).

Sondages
Sondeur Date SPS #1of5m (en) LSV - SMS (en)
GDF (en) - S21
DSS SNS SPAS (en) POKS (en) SRS Zavetnici (sr) Autres
Faktor plus 9 mars 2020 15,1 2,8 3,0 3,0 59,8 4,8 2,1 3,5 2,3 3,6

RésultatsModifier

Résultats préliminaires des législatives serbes de 2020 (dépouillés à 97,23 %)[24]
 
Parti ou coalition Voix % +/– Sièges +/–
Coalition SNS - SDP - PUPS - SPO - PS - PSS – BK - SNP 60,68 191   60
Coalition SPSJSKPZS 10,35 32   3
Alliance patriotique serbe (SPAS) 3,86 Nv 11   11
Coalition monarchiste POKS - CMM 2,63 Nv 0  
Ça suffit ! 2,32 0   16
Alliance des Magyars de Voïvodine (VMSZ) 2,24 10   6
Parti démocrate (DS) 2,25 0   12
Parti radical serbe (SRS) 2,07 0   22
Mouvement des citoyens libres 1,50 Nv 0  
Parti des gardiens du serment 1,60 0  
Serbie démocratique unie 0,96 0
Coalition SPP - DPM 0,90 Nv 2   2
Santé pour la victoire (ZS-BS) 0,90 0
Alternative démocratique albanaise 0,80 Nv 2   2
Mouvement Leviathan 0,71 Nv 0  
Parti d'action démocratique du Sandžak 0,70 2  
1 sur 5 millions 0,70 0
Bloc du peuple (NS-NSP) 0,30 0
Que les masques tombent (ZS-NS) 0,30 0
Coalition pour la paix 0,30 0
Parti russe 0,20 0
Votes blancs et nuls
Suffrages exprimés
Votes blancs et nuls
Total 100 - 250  
Abstentions
Inscrits / participation 6 584 376 50,32

Analyse et conséquencesModifier

 
Le président serbe Aleksandar Vučić.
 
Liste arrivée en tête par circonscriptions :

La victoire de la coalition menée par le Parti progressiste serbe est qualifiée de « raz de marée électoral » par les observateurs, celle-ci réunissant près de 63 % des suffrages et 189 sièges sur 250, bien au delà de la majorité absolue nécessaire pour gouverner. Bien qu'en deuxième position, son ancien partenaire de coalition, le Parti socialiste de Serbie, ne réunit que 11 % des suffrages et 32 sièges. Le reste est remporté par plusieurs partis mineurs bénéficiant pour certains des facilités liés à leur statut de parti ethnique. La victoire du gouvernement sortant intervient cependant dans le contexte d'un boycott de nombreux partis d'opposition qui ne considèrent pas les conditions d'organisation du scrutin comme démocratiques et dénoncent une dérive autoritaire[25],[26].

Les résultats sont annulés dans 234 bureaux de vote en raison d'irrégularités[27], entrainant l'organisation d'un nouveau vote le 1er juillet dans les zones concernées. Ces élections partielles confirment à nouveau la victoire du Parti progressiste serbe et permettent à la coalition monarchiste de passer le seuil électoral de trois pourcents.[28]

Bien que ne disposant que de peu de pouvoirs constitutionnels, le président Aleksandar Vučić est fortement associé à cette victoire électorale. Renforcé par sa gestion de la crise liée au coronavirus et bénéficiant d'une importante popularité, Vučić a les coudées franches pour s'engager dans des négociations sur la reconnaissance du Kosovo, dont les élections l'année précédente ont abouti quelques mois plus tôt à un nouveau gouvernement favorable à leurs reprise[29].

Notes et référencesModifier

  1. « Élections législatives anticipées en Serbie », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 5 décembre 2019).
  2. « #LGBTQI Serbie : Ana Brnabic, femme ouvertement gay, nommée Premier ministre », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 16 juin 2017).
  3. « Analitičari: Motiv da Vučić od 2019. napravi izbornu godinu - Kosovo », sur n1 info, (consulté le 5 mai 2020).
  4. (en) « Serbia 2019 Report », sur Comission européenne, (consulté le 5 mai 2020).
  5. a et b « Serbie: le parti au pouvoir d’Aleksandar Vucic remporte largement les législatives », sur RFI,
  6. (en) « Thousands protest in Serbia over attack on opposition politician », sur Reuters, (consulté le 5 mai 2020).
  7. (en) « Serbia: thousands rally in fourth week of anti-government protests », sur The Guardian, (consulté le 5 mai 2020).
  8. (en) « Protests against President Vucic spreads throughout Serbia », sur France 24, (consulté le 5 mai 2020).
  9. (en) « Serbian protest organizers name negotiators, define issues for talks », sur N1 Info, (consulté le 5 mai 2020).
  10. (en) « Civil protests’ experts: No conditions for free and fair elections in Serbia », sur N1 Info, (consulté le 5 mai 2020).
  11. (sr) « Predstavljanje preporuka stručnog tima protesta #1od5miliona », sur Poceloje (consulté le 5 mai 2020).
  12. (sr) « Organizatori protesta „1 od 5 miliona“ pozvali na bojkot izbora (VIDEO) », sur Danas (consulté le 5 mai 2020).
  13. (en) « Serbia to Lower Election Threshold for Parties in Spring Vote », sur Bloomberg, (consulté le 5 mai 2020).
  14. (en) « EP’s Fajon, Bilčík worry about election threshold lowering in Serbia », sur Diplomacy & Commerce, (consulté le 5 mai 2020).
  15. (en) « Transparency Serbia:”Lowering electoral threshold is an excuse not to tackle more important problems” », sur Serbian minotor, (consulté le 5 mai 2020).
  16. (sr) « Reagovanje dela opozicije na mogućnost spuštanja izbornog cenzusa », sur RTS, (consulté le 5 mai 2020).
  17. (en) « Coronavirus. La Russie ferme ses frontières, la Serbie reporte ses élections législatives ».
  18. « Serbie: les élections législatives se tiendront en juin », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 26 mai 2020).
  19. « Coronavirus: en Serbie, les chiffres des contaminations très sous-évalués », sur RFI,
  20. (en) « Electoral threshold reduced to 3% », sur Serbian monitor, (consulté le 5 mai 2020).
  21. (en) « Parliamentary Elections », sur rik.parlament.gov.rs (consulté le 5 mai 2016).
  22. Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: SERBIE (Narodna skupstina), Texte intégral », sur archive.ipu.org (consulté le 5 décembre 2019).
  23. (sr) « ДА ЛИ ЈЕ ОВО ПОЧЕТАК УЈЕДИЊЕЊА ПРОЗАПАДНЕ ОПОЗИЦИЈЕ? ДС донео одлуку о учешћу у формирању Савеза за Србију », sur Pravda,‎ (consulté le 5 mai 2020).
  24. (sr) « B92 - Internet, Radio i TV stanica - najnovije vesti iz Srbije », sur B92.net (consulté le 29 juin 2020)
  25. « Serbie : raz-de-marée électoral pour le parti du président », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 22 juin 2020).
  26. « Serbie. Vers un tsunami électoral pour les conservateurs aux législatives ».
  27. (sr-Latn) « Serbia's vote to be repeated at 234 polling stations on July 1 », sur N1 Srbija (consulté le 2 juillet 2020)
  28. (sr-Latn) « UBEDLjIVA POBEDA SNS-a i na ponovljenim izborima u Srbiji: Ovo su prvi rezultati », sur www.novosti.rs (consulté le 1er juillet 2020)
  29. « Serbie: tsunami électoral pour le parti du président », sur LExpress.fr, lexpress, (consulté le 22 juin 2020).

Voir aussiModifier