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Élections législatives kosovares de 2019

Élections législatives kosovares de 2019
120 députés de l'Assemblée du Kosovo
(Majorité absolue : 61 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 937 868
Votants 830 784
43,20 %  +2
Votes blancs et nuls 40 732
Albin Kurti duke protestuar (2).jpg Autodétermination – Albin Kurti
Voix 203 052
25,49 %
Sièges obtenus 31  −3
Vjosa Osmani - Sadriu (cropped).jpg Ligue démocratique du Kosovo – Vjosa Osmani
Voix 197 702
24,82 %
Sièges obtenus 30  +7
Kadri Veseli 2017.jpg Parti démocratique du Kosovo – Kadri Veseli
Voix 169 211
21,24 %
Sièges obtenus 25  +2
Ramush Haradinaj (-125880784).jpg Alliance pour l'avenir du Kosovo  – Ramush Haradinaj
Voix 92 149
11,57 %
Sièges obtenus 14  +4
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Liste serbe pour le Kosovo – Goran Rakić
Voix 52 620
6,61 %
Sièges obtenus 10  +1
Composition de l'assemblée élue
Diagramme
Premier ministre du Kosovo
Sortant
Ramush Haradinaj
AAK
rezultatet2019.org

Les élections législatives kosovares de 2019 (en albanais : Zgjedhjet parlamentare në Kosovë 2019) ont lieu le 6 octobre 2019 afin d'élire les 120 députés de la 7e législature de l'Assemblée du Kosovo pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin est anticipé d'un peu moins de deux ans par rapport à la date initialement prévue suite à la démission en juillet 2019 du Premier ministre Ramush Haradinaj. Incapable de s'accorder sur un successeur, l'Assemblée vote sa dissolution le mois suivant.

Les élections voient la défaite de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo du Premier ministre sortant Ramush Haradinaj, qui arrive en troisième position. Le parti Autodétermination et la Ligue démocratique du Kosovo sont considérés comme les grand gagnants du scrutin. Ce dernier est jugé historique de par la défaite des partis dirigés par d'ex commandants de la guerilla au cours de la guerre civile, qui dominaient le système politique depuis l'indépendance.

Aucune formation n'ayant obtenus la majorité absolue des sièges, des négociations devraient avoir lieu en vue d'un nouveau gouvernement de coalition.

ContexteModifier

Élections de 2017Modifier

Les élections législatives de juin 2017 ont elles-mêmes lieu de manière anticipée suite à la chute du gouvernement d'Isa Mustafa. Celui-ci est renversé par une motion de censure le 10 mai 2017 par 78 voix contre 34 après l'échec de la conclusion d'un accord avec le Monténégro voisin sur une reconnaissant de leurs frontière commune[1].

Le scrutin conduit à une impasse parlementaire, les principales formations albanophones du pays se constituant en trois grand blocs aux résultats électoraux plus ou moins égaux. La coalition PAN, acronyme de PDK, AAK et NISMA, sigles respectifs du Parti démocratique du Kosovo, de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo, et de l'Initiative sociale démocratique, obtient 39 sièges tandis que le parti Autodétermination (VV) en obtient 32 et que la coalition LAA, acronyme de LDK, AKR et A, sigles respectifs de la Ligue démocratique du Kosovo, de l'Alliance pour un nouveau Kosovo et d'Alternativa, en réunit 29. Enfin, le parti de la minorité serbe Liste serbe pour le Kosovo (SL) en obtient 9, suivi de plusieurs partis mineurs d'un ou deux sièges, pour la plupart également communautaires.

 
Répartition des sièges suite aux élections de 2017 :
  • Autodétermination : 32
  • Liste serbe pour le Kosovo : 9
  • Coalition LAA : 29
  • Coalition PAN : 39
  • Autres : 11

Cette situation mène à un long blocage politique, aucun gouvernement ne pouvant être formé avec le soutien d'une majorité absolue des députés sans qu'un accord n'ait lieu entre au moins deux des trois principales formations albanophones. Or, ces dernières sont marquées par un fort antagonisme. La fracture des votes des formations lors de la motion de censure est par ailleurs très présente, les partis membres de la coalition LAA ayant votés pour, et ceux de la coalition PAN contre. Chacun des partis majeurs des deux coalitions, la Ligue démocratique du Kosovo et le Parti démocratique du Kosovo refusent tout accord avec l'autre[2].

Parti nationaliste de gauche, Autodétermination est considéré comme le grand gagnant du scrutin. Il décroche ainsi la première place en terme de voix hors coalitions et multiplie par deux son nombre de sièges. Autodétermination refuse quant à lui toute alliance avec le Parti démocratique du Kosovo qu'il considère comme responsable de la situation du pays. Pour autant, le parti ne parvient pas à s'entendre avec la Ligue démocratique du Kosovo, ancrée à droite de l'échiquier politique[3].

Les négociations sont bloquées pendant plusieurs mois du fait de cette impasse politique, avant d'être résolue grâce à la défection de l'Alliance pour un nouveau Kosovo au profit de la coalition PAN - renommée PANA - en échange d'un grand nombre de ministères[4]. Le dirigeant de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo Ramush Haradinaj devient ainsi le premier ministre d'un fragile gouvernement minoritaire mené par la coalition PANA avec le soutien sans participation de la minorité serbes et de quelques autres partis ethniques. Le 9 septembre 2017, il reçoit la confiance de 61 députés sur 120 au cours d'un vote marqué par le départ de la salle de l'ensemble des députés restants[5].

Démission de HaradinajModifier

 
Ramush Haradinaj.

Les élections de 2019 sont organisées de manière anticipée un an et dix mois avant la date prévue à la suite de la démission du Premier ministre Ramush Haradinaj le 19 juillet 2019[6]. Ancien commandant de l'Armée de libération du Kosovo au cours du conflit de 1998 contre la Serbie, Haradinaj est en effet convoqué par la cour spéciale pour le Kosovo à La Haye, qui le soupçonne de crimes de guerre contre des Serbes, des Roms et des opposants albanais, et l'auditionne le 24 juillet suivant. Déjà jugé et acquitté en 2008 et 2012 par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), il promet de revenir en politique en cas de résultat similaire[7],[8].

Sa démission entraine néanmoins la chute du fragile gouvernement. Le président de la République Hashim Thaçi entame une série de consultations avec les différents partis en vue de la formation d'un nouveau gouvernement, et propose le 2 aout à la coalition PANA d'avancer un nouveau candidat au poste de Premier ministre. Les autres partis s'opposent cependant à cette possibilité, tout en ne disposant pas d'un nombre de sièges suffisant ni de l'unité nécessaire pour former une majorité[7],[9].

Constatant l'impossibilité de former un nouveau gouvernement, l'Assemblée s'accorde trois jours plus tard sur la convocation d'une session extraordinaire le 22 aout afin de voter sa dissolution. Le jour prévu, la motion est approuvée par 89 voix pour sur 120[10]. En accord avec la Constitution, de nouvelles élections doivent avoir lieu entre 30 et 45 jours à partir de cette date, soit avant le 6 octobre 2019. L'organisation du scrutin au dernier jour possible est jugée probable, puis confirmée le 26 aout par le gouvernement[7],[11].

Système électoralModifier

L'Assemblée du Kosovo est un parlement unicaméral doté de 120 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal dans une circonscription électorale unique. Les sièges sont répartis selon la méthode d'Hondt à tous les partis ayant franchis le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés. Les électeurs ont également la possibilité d'effectuer jusqu'à cinq vote préférentiels pour des candidats de la liste choisie afin de faire monter leurs place dans celle ci[12].

Sur les 120 sièges, 100 sont pour les albanophones tandis que les 20 restants sont réservés aux minorités ethnique, à raison de dix sièges pour les Serbes, 4 pour les Roms, Ashkalis et Égyptiens des Balkans, 3 pour les Bosniaques, 2 pour les Turcs et 1 pour les Gorans[13]. Depuis 2008, toutes les listes sont en outre soumises à des quotas imposant un minimum de 30 % de candidats de chacun des deux sexes, avec une alternance dans l'ordre des listes au minimum tous les trois noms[12].

CampagneModifier

Les listes sont arrêtées par la Commission électorales le 7 septembre. Un total de 24 partis ou coalitions concourent au élections, dont 17 pour les sièges réservés aux minorités, auquel s'ajoute un seul candidat indépendant, Esmir Rasi[14].

Principales forces politiquesModifier

Parti Idéologie Chef de file Résultat en 2017
Autodétermination
Vetëvendosje!, (VV)
Gauche
Nationalisme, protectionnisme, démocratie directe
Albin Kurti 27,49 % des voix
32 députés
Parti démocratique du Kosovo
Partia Demokratike e Kosovës, (PDK)
Centre droit
Social-libéralisme, nationalisme, europhilie
Kadri Veseli PAN : 33,74 % des voix
23 députés
Ligue démocratique du Kosovo
Lidhja Demokratike e Kosovës, (LDK)
Centre droit
Conservatisme, libéralisme, europhilie
Vjosa Osmani LAA : 25,53 % des voix
23 députés
Alliance pour l'avenir du Kosovo
Aleanca për Ardhmërinë e Kosovës, (AAK)
Centre droit
Conservatisme, europhilie
Ramush Haradinaj PAN : 33,74 % des voix
10 députés
Liste serbe
Српска листа, (SL)
Centre droit
Libéralisme, défense de la minorité serbe
Goran Rakić 6,12 % des voix
9 députés
Initiative sociale-démocrate (en)
NISMA Social Demokrate
Centre gauche
Social-démocratie
Fatmir Limaj (en) PAN : 33,74 % des voix
6 députés
Alliance pour un nouveau Kosovo
Aleanca Kosova e Re, (AKR)
Centre
Libéralisme
Behgjet Pacolli LAA : 25,53 % des voix
4 députés

DéroulementModifier

La campagne électorale s'éloigne des habituels thèmes liés au patriotisme pour se focaliser sur la lutte contre le chomage et la corruption ainsi que l'accès à l'éducation et aux soins[15]. Avec un PIB par habitant d'un peu plus de 3000 euros, le Kosovo est l'un des pays les plus pauvres d'Europe, entrainant l'exode d'une partie de la population. Ce dernier, bien que faisant baisser le chômage et la tension sociale liés problèmes économique du pays, a menée à la perte d'une partie de ses forces vives, l'émigration touchant davantage les jeunes ainsi que les individus éduqués et qualifiés[15],[16].

Une bonne performance du parti de gauche souverainiste Autodétermination est ainsi attendue, le mouvement étant directement porté par des thèmes de campagne qui lui sont chers, ainsi que par la bonne prestation de son dirigeant Albin Kurti, jugé charismatique[15]. C'est cependant la Ligue démocratique du Kosovo qui domine les sondages d'intentions de vote tout au long de la campagne. Menée par Vjosa Osmani, la Ligue axe son discours sur la lutte contre les violences, le népotisme et la corruption. Juriste de formation, Osmani se présente comme la candidate « aux mains propres » en ciblant notamment la jeunesse et les partisans d'un renforcement de l'État de droit. La victoire des partis d'opposition est ainsi jugée probable, Vjosa Osmani se positionnant rapidement en favorite du scrutin[17].

 
Le président kosovar à la Conférence de Munich sur la sécurité en 2018.

Également considéré comme un dirigeant très charismatique, le Premier ministre sortant Ramush Haradinaj participe à la campagne en assumant pleinement sa conduite de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) au cours de la guerre du Kosovo, déclarant « Si nous ne nous étions pas battus pour la liberté pendant la guerre, nous ne pourrions pas savourer cette liberté aujourd'hui ». Un retour au pouvoir de son Alliance pour l'avenir du Kosovo est jugée possible[18].

La campagne voit en revanche l'ensemble des principaux partis se déclarer opposés à toute alliance avec le Parti démocratique du Kosovo mené par Kadri Veseli en raison de l'appartenance à cette formation du président Hashim Thaçi[19]. Lui aussi issu du commandement de l'UÇK pendant la guerre, proche des services secrets américains et français, le président est sujet à de vives tensions avec son Premier ministre et à une levée de bouclier de la part du reste de la classe politique en raison de son projet d'accord de paix avec la Serbie. Ce dernier, mené de concert avec le président serbe Aleksandar Vučić, vise notamment à conclure un échange de territoire en cédant le Nord du Kosovo majoritairement serbophone contre la cession par la Serbie de la Vallée de Preševo, majoritairement albanophone. L'accord de paix, soutenu par les États-Unis mais combattue par l'Allemagne qui y voit un dangereux précédent dans une région marquée par les différents ethniques et frontaliers, est ainsi gelé peu avant la crise politique ayant menée aux élections anticipées[19]. Un résultat des urnes défavorable au PDK pourrait mettre en difficulté le président kosovar, car la Constitution confie au parti arrivé en tête la présidence du parlement ainsi que la primauté sur la proposition de candidats aux postes de Premier ministre au cours des négociations post-électorales. Le dirigeant d'Autodétermination Albin Kurti fait ainsi savoir au cours de la campagne son intention d'exiger le départ du président avant la fin de son mandat, prévue pour 2021[20]. Hashim Thaçi pourrait ainsi être amené à favoriser une coalition du PDK avec Autodétermination, opposés en matière économiques mais unis par leurs position nationalistes[19].

Résultats préliminairesModifier

À 15 heures, le taux de participation était de 29,4 % soit 2 points de plus que lors des dernières élections en 2017. Il s'établit finalement à 43,20 %, en hausse de 2,04 points. La participation est régulièrement faible au Kosovo du fait de l'émigration d'une grande partie de la population, toujours inscrites sur les listes électorales mais ne pouvant voter depuis l'étranger.

Résultats des élections législatives kosovares de 2019[21]
 
Partis ou coalitions Voix % Sièges +/-
Autodétermination (VV) 202 968 25,48
Alternativa (A)
Liste commune VV 31   3
Ligue démocratique du Kosovo (LDK) 197 702 24,82
Parti démocrate-chrétien des Albanais du Kosovo (PSHDK)
Liste commune LDK 30   7
Parti démocratique du Kosovo (PDK) 169 211 21,24
Mouvement pour l'unification (LB)
Liste commune PDK 25   2
Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK) 92 149 11,57
Parti social-démocrate du Kosovo (PSD) -
Coalition AAK-PSD 14   4
Liste serbe pour le Kosovo (SL) 52 620 6,61 10   1
Initiative sociale-démocrate (NISMA) 39 495 4,96 0
Alliance pour un nouveau Kosovo (AKR) 0
Parti de la justice (PD) 0
Coalition NISMA-AKR-PD 0   10
Coalition Vakat (VAKAT) 7 077 0,89 2  
Parti démocratique turc du Kosovo (KDPT) 6 581 0,83 2  
Parti libéral égyptien (PLE) 5 072 0,64 1  
Nouveau parti démocratique (NDS) 4 077 0,51 1  
Parti Ashkali pour l’intégration (PAI) 3 202 0,40 1  
Fjala 3 015 0,38 0  
Parti libéral indépendant (SLS) 1 910 0,24 0   1
Parti démocrate des Ashkalis du Kosovo (PDAK) 1 818 0,23 1  
Nouvelle initiative démocratique du Kosovo (IRDK) 1 559 0,20 0  
Parti unifié des Gorans (JGP) 1 155 0,15 1  
Parti euroatlantique du kosovo (PEK) 1 077 0,14 0 Nv
Parti unifié des Roms du Kosovo (PREBK) 992 0,12 1  
Parti bosniaque de l'action démocratique (SDA) 844 0,11 0  
Initiative civique des Gorans (GIG) 820 0,10 0  
Mouvement pour les Gorans (PG) 805 0,10 0  
Parti des serbes du Kosovo (PKS) 790 0,10 0  
Coalition Sloboda (Sloboda) 719 0,09 0 Nv
Nouveau parti des roms kosovars (KNRP) 276 0,03 0  
Indépendants 542 0,07 0  
Suffrages exprimés 796 380 95,13
Votes blancs et nuls 40 732 4,87
Total 837 112 100 120  
Abstention 1 100 756 56,80
Inscrits/Participation 1 937 868 43,20

ConséquencesModifier

 
Le dirigeant d'autodétermination Albin Kurti

Le scrutin voit la victoire d'Autodétermination (VV) et de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), tout deux jusqu’alors dans l'opposition[22]. Le PDK du président Hashim Thaçi et la Coalition AAK-PSD du premier ministre sortant Ramush Haradinaj sont relégués en troisième et quatrième position. La coalition NISMA–AKR–PD menée par Fatmir Limaj perd quant à elle ses dix sièges et toute représentation au parlement en échouant de très peu à franchir le seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés, seules 324 voix l'en séparant. C'est la première fois depuis la création de l'Assemblée du Kosovo en 2001 qu'aucun de ces partis dont les dirigeants sont issus de la guérilla albanaise n'arrive en tête et n'est en position de gouverner. Les législatives sont ainsi qualifiées de « défaite des commandants » et de « tournant historique » pour le Kosovo[23],[20].

Le scrutin est également remarqué par l'absence d'incidents majeurs et de contestation des résultats, les seuls incidents concernant la partie serbophone du pays, où la Liste Serbe décroche l’intégralité des 10 sièges réservés à la minorité avec plus de 90 % de ses voix[24],[25]. La répartition des autres sièges réservés reste pour une majeure partie inchangée.

Le lendemain du scrutin, le président kosovar Hashim Thaçi déclare qu'un gouvernement doit être formé « dans les meilleurs délais [pour faire] face aux défis immédiats qui attendent le Kosovo »[26]. Le PDK reconnait le même jour sa défaite, annonçant passer dans l'opposition[27]. La chef de file de la LDK Vjosa Osmani se dit quant à elle prête à discuter d'une alliance avec autodétermination, afin de « pousser dans l'opposition » les partis ayant jusqu'à présent dirigés le Kosovo, accusés de corruption, de clientéisme et de mauvaise gestion des services publics[20].

Arrivé en tête, Autodétermination dispose du choix du Premier Ministre au cours des deux premières tentatives de coalition qui s'ensuivent. Son dirigeant Albin Kurti devrait ainsi occuper la fonction, une coalition entre VV, parti de gauche nationaliste et la LDK, de centre droit, étant attendue malgré leurs divergences en terme de politique[23]. Les deux formations sont toutes deux favorables à une lutte contre la corruption et un « assainissement » de l'administration publique, mais devront se mettre d'accord sur la reprise du dialogue avec la Serbie. Si la population voit celle-ci comme un problème secondaire, affichant son « ras le bol » de la question, le dialogue avec la Serbie demeure la priorité de la communauté internationale. Le Kosovo est en effet la principale source d'instabilité en Europe, suscitant d'importantes pressions sur le gouvernement kosovar pour la conclusion d'un accord de paix[20],[28]. Kurti, considéré comme un « dur » sur cette question, s'est par le passé opposé à l'autonomie des régions serbophones du pays, et affiché son désir d'unir le Kosovo à l'Albanie voisine, un thème cependant mis en sourdine au cours de la campagne[23]. La Serbie fait de son coté savoir qu'elle est disposée à une reprise du dialogue à l'issue des élections[27].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Snap election to follow Kosovo government collapse after no-confidence vote », sur DW.COM, (consulté le 25 août 2019)
  2. (sq) « VV i përgjigjet LDK-së për postin e Kryeministrit », sur Telegrafi, (consulté le 25 août 2019)
  3. (sq) « Bashkëqeverisja VV-LDK mision i (pa)mundur », sur Telegrafi, (consulté le 25 août 2019)
  4. (sq) « Pacolli thotë se LAA ishte humbje kohe », sur Telegrafi, (consulté le 25 août 2019)
  5. (sq) « Berisha: AAK e PDK të mos harrojnë që jam deputeti i 61-të i koalicionit (Video) », sur Telegrafi, (consulté le 25 août 2019)
  6. « Kosovo: le Parlement dissous par les députés, des élections anticipées en vue », sur Le Point, (consulté le 25 août 2019)
  7. a b et c « Kosovo: le Parlement dissous par les députés, des élections anticipées en vue », sur actu.orange.fr, (consulté le 25 août 2019)
  8. « Kosovo: les développements depuis la démission du Premier ministre », sur www.lalibre.be (consulté le 25 août 2019)
  9. « Privé de Premier ministre, le Parlement du Kosovo a voté sa dissolution », sur rts.ch, (consulté le 25 août 2019)
  10. « Kosovo : Le Parlement vote son auto-dissolution », sur Hespress en Français, (consulté le 25 août 2019)
  11. Kosovo : les législatives anticipées auront lieu 6 octobre
  12. a et b (en) « IFES Election Guide - Elections: Kosovo Assembly 2014 (Early) », sur www.electionguide.org (consulté le 25 août 2019)
  13. (en) « Numerical representation of the Kosovo Assembly », sur kuvendikosoves.org (consulté le 25 août 2019)
  14. Këto janë subjektet politike që mund t’i votoni më 6 tetor
  15. a b et c « Au Kosovo, le vent du changement souffle sur les élections législatives - Europe - RFI », sur RFI (consulté le 6 octobre 2019)
  16. La Documentation française, « Démographie : les Balkans à l’heure du grand exode, par Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin » (consulté le 6 octobre 2019)
  17. « Vjosa Osmani, favorite des élections législatives au Kosovo - RFI », sur RFI (consulté le 6 octobre 2019)
  18. « Kosovo : Haradinaj, un accusé en campagne », sur ARTE (consulté le 6 octobre 2019)
  19. a b et c « Elections au Kosovo: Hashim Thaçi, le «commandant Serpent» seul contre tous », sur Le Temps (consulté le 6 octobre 2019)
  20. a b c et d « Législatives au Kosovo: l'opposition fait chuter les "commandants" », sur LExpress.fr (consulté le 8 octobre 2019)
  21. « Zgjedhjet e parakohshme për Kuvendin e Republikës së Kosovës 2019 » (consulté le 7 octobre 2019)
  22. « Le Kosovo tourne la page des vétérans de la guérilla albanaise », sur Le Figaro (consulté le 8 octobre 2019)
  23. a b et c « Une vague de «dégagisme» balaie le Kosovo », sur Le Temps (consulté le 8 octobre 2019)
  24. La-Croix.com, « Au Kosovo, les électeurs font le ménage à la tête de l’État », sur La Croix (consulté le 8 octobre 2019)
  25. « Au Kosovo, les «chefs de guerre» sanctionnés dans les urnes », sur tdg.ch/ (consulté le 8 octobre 2019)
  26. (en) RTKLive, « Thaçi: Kosova dëshmoi edhe një herë pjekuri të lartë politike e demokratike », sur RTKLive (consulté le 7 octobre 2019)
  27. a et b « Kosovo : l'opposition nationaliste de gauche en tête des élections législatives », sur RT en Français (consulté le 8 octobre 2019)
  28. « Legislatives au Kosovo: l'opposition fait chuter les "commandants" », sur La Croix, (consulté le 8 octobre 2019)

Voir aussiModifier