Albin Kurti

homme politique kosovar

Albin Kurti
Illustration.
Albin Kurti en 2017.
Fonctions
Président d'Autodétermination
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Prédécesseur Visar Ymeri

(9 ans, 8 mois et 16 jours)
Prédécesseur Parti créé
Successeur Visar Ymeri
Premier ministre du Kosovo

(4 mois)
Président Hashim Thaçi
Gouvernement Kurti
Législature 7e
Coalition VV-LDK-LS-NPD
Prédécesseur Ramush Haradinaj
Successeur Avdullah Hoti
Député à l'Assemblée du Kosovo

(10 ans, 2 mois et 2 jours)
Élection 12 décembre 2010
8 juin 2014
11 juin 2017
6 octobre 2019
Législature 4e, 5e, 6e, 7e
Groupe politique VV
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Pristina (Yougoslavie)
Nationalité Yougoslave (1975-2003)
Serbe (2003-2008)
Kosovare (depuis 2008)
Parti politique Autodétermination
Diplômé de Université de Pristina

Signature de Albin Kurti

Albin Kurti
Premiers ministres du Kosovo

Albin Kurti, né le , est un homme politique kosovar. Il est le fondateur du parti politique Autodétermination et brièvement Premier ministre en 2020.

Parcours politiqueModifier

Dans l’oppositionModifier

Il est dans la résistance au gouvernement de Slobodan Milošević à partir de 1997, à travers l'Union indépendant des étudiants de l'université de Pristina, où il est membre du comité de direction. Il est incarcéré par la police durant les bombardements de l’OTAN, en [1].

En , il est arrêté à l'issue d'une manifestation réprimée par des policiers de la force internationale déployée au Kosovo[2]. Il est à nouveau détenu en à la suite d'une manifestation. Selon le journaliste Jean-Arnault Dérens, Albin Kurti « répond parfaitement au modèle du révolutionnaire professionnel payant sans hésitation de sa personne et jouissant d’une grande réputation d’intégrité. »

Dirigeant du parti Vetëvendosje (Autodétermination), lequel se réclame de la gauche souverainiste, Albin Kurti souligne que « nous ne nous considérons pas comme des nationalistes, avec tout ce que cela signifie de potentiel de violence et de guerre dans les Balkans. Nous croyons néanmoins que la nation demeure un concept important. Il ne faut pas la laisser aux mains de la droite ». Il revendique notamment le droit à l’autodétermination, ce qui pourrait conduire à un référendum sur une union du Kosovo et de l’Albanie[1]. Sur les questions économiques, il souhaite rompre avec le modèle choisi par tous les pays des Balkans reposant sur des privatisations et les investissements étrangers[1].

Son engagement contre la corruption lui vaut d’être surnommé le « Robespierre du Kosovo ». Lors des élections législatives de 2021, il s'allie à Vjosa Osmani, présidente du Parlement et ancienne cadre dirigeante de la LDK (droite), dont elle a été exclue[3]. Sa présence sur la liste étant invalidée par la commission électorale, cette dernière est donc de jure la tête de liste de Vetëvendosje. Le parti arrive largement en tête avec 48% des voix[4].

Premier ministre du KosovoModifier

 
Première réunion du gouvernement de Kurti.

DésignationModifier

À la suite des élections législatives de 2019, où son parti arrive en tête, il est chargé de former un gouvernement par le président Hashim Thaçi. Un accord de gouvernement est conclu avec la Ligue démocratique du Kosovo[5] et il devient Premier ministre le [6].

Exercice du pouvoirModifier

L'une des premières décisions de Kurti et de son gouvernement a été d'annuler l'augmentation de salaire impopulaire accordée aux ministres par le gouvernement de Ramush Haradinaj et de ramener les salaires à leur montant précédent[7].

Il souhaite introduire une période de trois mois de service militaire de conscription au Kosovo, et il considère cette mesure importante pour la défense du pays[8].

Visites à l'étrangerModifier

Motion de censureModifier

Le , en pleine pandémie de coronavirus, son gouvernement est renversé par une motion de censure déposée par la LDK, qui fait partie de sa majorité parlementaire[9]. La motion de censure a été déposée après le limogeage d'un ministre de la LDK par Albin Kurti pour avoir soutenu la proposition de la mise en place de l'état d'urgence par le président Thaçi, qui aurait gagné du pouvoir durant cette période.

Il assure l'intérim à partir du jusqu'à la désignation d'un nouveau Premier ministre.

Avdullah Hoti est chargé de former un gouvernement. Le , la Cour constitutionnelle suspend cette décision suite à une plainte d'Albin Kurti qui réclame de nouvelles élections législatives[10]. Le , Avdullah Hoti est confirmé Premier ministre par 61 députés sur 120 au cours d'une séance boycottée par Autodétermination[11].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Essor d’une gauche souverainiste au Kosovo », sur www.europe-solidaire.org,
  2. Marc Semo, « Albin Kurti Le non-violent kosovar qui dérange l'ONU », sur Libération.fr,
  3. « Le Kosovo a soif de changement et de renouveau générationnel », sur France Culture
  4. « Législatives au Kosovo : le parti d'opposition d'Albin Kurti largement en tête », sur euronews, (consulté le 15 février 2021)
  5. (en) « Kosovo parties sign long-awaited deal to form government », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2020)
  6. « Kosovo: Albin Kurti, le rebelle devenu Premier ministre », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le 3 février 2020).
  7. (en-US) « New Kurti Cabinet Repeals Former Kosovo Government’s Decisions », sur Balkan Insight, (consulté le 28 mars 2020)
  8. (en-US) « Kurti Vows to Make Military Service Compulsory in Kosovo », sur Balkan Insight, (consulté le 28 mars 2020)
  9. « Le gouvernement du Kosovo renversé par une motion de censure », sur France 24, (consulté le 26 mars 2020)
  10. (en) « Kosovo's Constitutional Court Delays Parliamentary Vote On New Prime Minister », sur RadioFreeEurope/RadioLiberty, rferl (consulté le 5 mai 2020).
  11. « Politique – Le Kosovo se dote d'un nouveau gouvernement », sur Tribune de Genève (consulté le 3 juin 2020)

Liens externesModifier