Élections aux Cortes de Castille-et-León de 1999

Élections aux Cortes
de Castille-et-León de 1999
83 sièges des Cortes
(Majorité absolue : 42 sièges)
le
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 185 507
Votants 1 513 147
69,24 % en diminution 3,8
Votes exprimés 1 460 067
Votes blancs 39 036
Votes nuls 14 044
Juan José Lucas 2012 (cropped).jpg PPCyL – Juan José Lucas
Voix 737 982
50,54 %
en diminution 2,9
Sièges obtenus 48 en diminution 2
Defaut.svg PSCyL-PSOE – Jaime González
Voix 483 675
33,13 %
en augmentation 2,7
Sièges obtenus 30 en augmentation 3
Defaut.svg IU – José Antonio Herreros
Voix 79 390
5,44 %
en diminution 4,4
Sièges obtenus 1 en diminution 4
Ve législature des Cortes
Diagramme
Président de la Junte
Sortant Élu
Juan José Lucas
PPCyL
Juan José Lucas
PPCyL

Les élections aux Cortes de Castille-et-León de 1999 (en espagnol : Elecciones a las Cortes de Castilla y León de 1999) se sont tenues le dimanche afin d'élire les quatre-vingt-trois députés de la cinquième législature des Cortes de Castille-et-León, parlement de la communauté autonome.

Le scrutin voit la victoire du Parti populaire de Castille-et-León (PPCyL), qui obtient une nouvelle majorité absolue en voix et sièges, très légèrement diminuée.

ContexteModifier

La Castille-et-León, politiquement instable au cours des années 1980, s'affirme comme un bastion du Parti populaire (PP) compter de 1991.

Ainsi, lors des précédentes élections du 28 mai 1995, le PPCyL vire largement en tête, rassemblant 53,5 % des voix et 50 sièges de députés sur 84. Pour la deuxième fois, il s'impose dans les neuf provinces, échouant à remporter la majorité absolue des voix uniquement dans celle de León. Deuxième et loin derrière, le Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) doit se contenter de 30,4 % des suffrages et 27 députés, ce qui constitue à l'époque son pire résultat historique. Cette déroute fait les affaires de la Gauche unie (IU), qui atteint 9,8 % et s'adjuge ainsi 5 députés. Enfin, l'Union du peuple léonais (UPL) parvient à rassembler 2,6 % des voix, ce qui lui permet d'obtenir 1 siège et devenir le premier parti régionaliste doté d'une représentation parlementaire dans cette communauté autonome.

Les élections municipales, tenues le même jour, confirment cet ordre d'arrivée. Le PP, en tête, compte 49,1 % des suffrages, suivi du PSOE avec 30,2 % et d'IU et ses 7,7 %. Ainsi, dans les principales villes, c'est l'hécatombe socialiste, en ce qu'ils perdent Palencia, Salamanque, Valladolid, Zamora, ainsi que quatre villes de plus de 20 000 habitants. Les conservateurs, qui se maintiennent à Ávila, Burgos, León, Ségovie et Soria, réalisent un grand chelem en prenant le gouvernement des treize principales communes de la région. Ils arrivent ainsi à s'emparer de la députation provinciale de León, la seule qu'ils ne contrôlaient pas encore.

Aux élections législatives anticipées du 3 mars 1996, le PP confirme sa position dominante avec 52,5 %, ce qui lui permet d'obtenir 22 députés sur les 33 à élire dans les neuf provinces de la Castille-et-León. Le PSOE se maintient deuxième et relativement loin, puisqu'il engrange 35 % des voix et les 11 sièges restants.

En , le PSOE organise dans toutes ses fédérations des primaires internes pour désigner ses chefs de file. Seul Jaime González, vice-secrétaire général du PSCyL-PSOE et deuxième vice-président des Cortes, se porte candidat, se voyant d'office investi.

Mode de scrutinModifier

 
Salle des séances des Cortes de Castille-et-León.

Les Cortes de Castille-et-León se composent de 83 députés (en espagnol : procuradores), élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, suivant le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne d'Hondt. Toutefois, le nombre de parlementaires n'est pas fixe : chaque province en a trois d'office, puis un supplémentaire pour 45 000 habitants ou fraction supérieure à 22 500.

Chaque province constitue une circonscription, à raison de 7 sièges pour Ávila, 11 sièges pour Burgos, 14 sièges pour León, 7 sièges pour Palencia, 11 sièges pour Salamanque, 6 sièges pour Ségovie, 5 sièges pour Soria, 14 sièges pour Valladolid et 8 sièges pour Zamora. Seules les forces politiques – partis, coalitions, indépendants – ayant remporté au moins 3 % des suffrages exprimés au niveau d'un territoire provincial participent à la répartition des sièges.

CampagneModifier

Partis et chefs de fileModifier

Parti Chef de file Idéologie Score en 1995
Parti populaire de Castille-et-León
Partido Popular de Castilla y León
Juan José Lucas
(Président de la Junte)
Centre droit
Conservatisme, démocratie chrétienne
53,5 % des voix
50 députés
Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE
Partido Socialista de Castilla y León-PSOE
Jaime González Centre gauche
Social-démocratie, progressisme
30,4 % des voix
27 députés
Gauche unie
Izquierda Unida
José Antonio Herreros Gauche
Écosocialisme, communisme, républicanisme
9,8 % des voix
5 députés

RésultatsModifier

Voix et siègesModifier

Élections aux Cortes de Castille-et-León de 1999[1]
Inscrits 2 185 507
Abstentions 672 360 30,76 %
Votants 1 513 147 69,24 %
Bulletins enregistrés 1 513 147
Bulletins blancs ou nuls 53 080 3,51 %
Suffrages exprimés 1 460 067 96,49 % 83 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Parti populaire de Castille-et-León Juan José Lucas 737 982 50,54 %
48 / 83
  2
Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE Jaime González 483 675 33,13 %
30 / 83
  3
Gauche unie José Antonio Herreros 79 390 5,44 %
1 / 83
  4
Union du peuple léonais Joaquín Otero 54 158 3,71 %
3 / 83
  1
Terre commune - Parti nationaliste castillan Juan Carlos Rad 20 274 1,39 %
1 / 83
  1
Autres listes Néant 84 588 5,79 %
0 / 83
 

AnalyseModifier

Après l'embellie de 1995, la participation électorale passe de nouveau sous la barre des 70 %. En cause, 35 000 inscrits qui décident de ne pas se rendre aux urnes.

Ce comportement affecte en premier lieu le Parti populaire de Castille-et-León, qui perd 68 000 suffrages en quatre ans. Si cela ne l'empêche pas de reconduire sa majorité absolue en voix et sièges, il perd tout de même 2 élus et passe sous le seuil des 50 % dans les provinces de Burgos, León et Valladolid. Il réalise cependant un troisième grand chelem consécutif en s'imposant dans les neuf provinces de la région. Toujours deuxième et incapable de contester la domination conservatrice, le Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE réussit toutefois à se redresser, puisqu'il progresse de 25 000 voix et s'empare de 3 nouveaux mandats parlementaires. Il progresse ainsi nettement dans les circonscriptions de Burgos, Palencia et Valladolid. Entre les deux formations, l'écart se resserre tout en restant net, passant de 347 000 à 254 000 suffrages.

Cette amélioration socialiste se fait au détriment de la Gauche unie, qui perd la moitié de ses voix et 80 % de ses représentants. En recul de toutes les provinces, elle ne dépasse les 10 % nulle part et tombe même sous les 3 % dans la province de Zamora. En conséquence, elle ne sauve qu'un seul élu, en Valladolid. L'Union du peuple léonais progresse encore, grâce à sa candidature dans la seule province de León, où elle engrange 18,5 % des voix et alors que cette circonscription compte, avec Valladolid, le plus grand nombre de mandats. Enfin, c'est en Burgos, où elle fait une percée à 7,5 %, que la formation nationaliste castillane Terre commune - Parti nationaliste castillan conquiert son unique siège.

ConséquencesModifier

Le , Juan José Lucas est investi président de la Junte pour un troisième mandat. Au mois d', Ángel Villalba prend la suite de Jesús Quijano comme secrétaire général du PSCyL-PSOE.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier