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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Saint-Martin.
Yves Saint-Martin
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (77 ans)
AgenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Discipline sportive
Montures
Distinctions

Yves Saint-Martin, né le à Agen, Lot-et-Garonne, est considéré comme le plus grand jockey français.

Quadruple vainqueur du Prix de l'Arc de Triomphe, l'épreuve reine des courses, il a remporté à 15 reprises la Cravache d'or (1960 (année de la création du prix), 1962, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1969, 1973, 1974, 1975, 1976, 1981, et 1983), récompensant le jockey ayant obtenu le plus de victoires dans l'année.

Il a également obtenu le Prix Claude Foussier de l'Académie des sports en 1971 pour son action en faveur du monde équestre.

Sommaire

BiographieModifier

Après des débuts dans l'écurie de l'entraîneur François Mathet le 15 septembre 1955, il gagne sa première course le 26 juillet 1958 sur Royalic (poulain de Mme Volterra) à l'hippodrome du Tremblay qui était situé à Champigny-sur-Marne[1] (remplacé par la suite par le Parc du Tremblay) (là-même où débuta Freddy Head en 1964), pour un total final culminant à 3314 victoires (dont 3275 en France) en 1987 (dont 117 victoires en Groupe I, ce qui constitue également le record français). À titre de comparaison, Lester Piggott cumule avec un total de 4493 trophées, Cash Asmussen dépasse également les 3000, Freddy Head en comptabilise 2937 comme jockey.

Avec de fort diverses montures, il se construisit un palmarès inégalé : La Sega, Reliance, Nelcius, Danseur, Tapalque, Match II, Sassafras, Rescousse, Allez France, Pawneese, Madelia, Acamas, Top Ville, Sagace, Exceller, Darshaan, Mouktar, Natroun, Relko, Rheingold, Dahlia, Sumayr...

Marié en 1964, ses témoins de mariage n'étaient autres que... Maurice Chevalier et Coco Chanel[2].

Son fils, Éric Saint-Martin, également jockey, remporte le Prix de l'Arc de Triomphe en 1993, en selle sur Urban Sea. Il a aussi concouru à Hong Kong.

Passionné de golf[3], et également de chasse et de voitures anciennes et de prestige, il préside l'AFIG (Association française des internationaux golfeurs). Il a ainsi remporté en 2008 le 1er Masters de Golf des Champions à Saint-Raphaël (ainsi que Valescure et L'Estérel), devant une pléiade de plus de 80 anciens grands sportifs français de très haut niveau, ce durant trois jours de compétitions.

Une ombre à ce tableau : le 5 décembre 1977, Yves Saint-Martin, avec 2 grammes d'alcool dans le sang, provoque un accident de la route qui fait 2 morts : le père et le mari d'une femme, elle-même gravement blessée et qui restera handicapée à vie. Plus grave encore, il se rend coupable de délit de fuite. Reconnu coupable, il sera incarcéré. De bons avocats, de fortes sommes et de puissants appuis le tireront d'affaire et de prison. [réf. nécessaire]

Trente quatre ans plus tard, en 2011, son casier judiciaire oublié, il sera décoré de la Légion d'honneur.

PalmarèsModifier

Courses de Groupe I uniquement

  France


  Royaume-Uni


  Irlande


  Italie


  Allemagne


  États-Unis


  Canada

DiversModifier

BibliographieModifier

  • Souvenirs D'une Cravache D'or, Yves Saint-Martin et Maurice Bernardet, éd. Calmann Levy - 1968
  • Ils Ont Réussi, Claude Brovelli, éd. France Empire, 1984 (un chapitre complet)
  • Au Galop!, Yves Saint-Martin et Jean-Michel François, éd. Robert Laffont, 1986 (broché) (ISBN 978-2221043684)
  • Le roman La Cravache d'Or de Paul Vialar (éd. Flammarion, 1968) retrace en partie la vie[4] de ce champion.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Parc du Tremblay, 11 bd des Alliés, Champigny sur Marne
  2. Année 1964
  3. Son home-club actuel est le Golf de Sept Fontaines en Belgique.
  4. Entre autres anecdotes, il le montre à ses débuts : ce n'est pas un lad (un garçon d'écurie) très travailleur... mais il est déjà très doué en monte.