Vincent de Salaberry de Benneville

militaire français

Vincent d'Irumberry de Salaberry
Seigneur de Benneville
Naissance
à Charleville (Royaume de France)
Décès (à 87 ans)
à Paris (Royaume de France)
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Vice-amiral de la flotte du Levant
Années de service 1681-1750
Commandement Flotte du Levant
Conflits Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Distinctions Grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
Autres fonctions Gouverneur de Château-Porcien[1]
Commandant de la Marine à Toulon
Famille Famille d'Irumberry de Salaberry

Vincent d'Irumberry de Salaberry de Benneville, né à Charleville le et mort à Paris le est un officier de marine français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il sert sous les règnes de Louis XIV et Louis XV et termine sa carrière militaire avec le grade de vice-amiral commandant de la flotte du Levant.

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Vincent de Salaberry de Benneville descend de la famille d'Irumberry de Salaberry une famille aristocratique originaire de Basse-Navarre implantée de Champagne, dont plusieurs membres servirent à la cour d'Arches.

Il est le fils de Charles-Simon de Salaberry, écuyer, gentilhomme ordinaire du prince souverain d'Arches et de Marie-Poncette Morel, fille du vicomte Claude Morel, seigneur de Boistiroux, premier président du conseil souverain d'Arches et Charleville, conseiller d'État et intendant. De cette union naissent cinq enfants :

  • Charles de Salaberry (1659-1734), « commis du sieur Morel de Vindé », puis « commis au bureau de la marine sous de Seignelay », avant d'être nommé premier commis de la marine[2] ;
  • N… de Salaberry, lieutenant général ;
  • Vincent de Salaberry de Benneville ;
  • Claude de Salaberry ;
  • Jeanne-Claude de Salaberry, mariée à Nicolas Emmerez, seigneur de Charmoy, secrétaire du roi.

Carrière dans la marine royaleModifier

Il entre dans la Marine royale en 1681. Garde-marine le [2], il accompagne l'année suivante le chevalier de Chaumont dans son ambassade à la Cour de Siam[3]. Il connait alors une suite de promotions rapides pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg : brigadier des gardes-marine en 1688, enseigne de vaisseau le [2], il devient aide-major le 20 mai de l'année suivante. Il intègre le corps des officiers de marine comme lieutenant de vaisseau en 1691 et est promu capitaine de frégate en 1693. En 1696, il se rend maître d'une frégate ennemie[4] et, la même année, il reçoit un brevet de capitaine de vaisseau du roi[2].

Il est fait chevalier de Saint-Louis le [2],[5] « après quinze années de service[6] ». Le , il prend part au combat au large de Vélez-Málaga. Il commande à cette occasion Le Rubis, vaisseau de ligne de 56 canons, au sein de l'avant-garde commandée par le vice-amiral, le marquis de Villette-Mursay. Il se distingue au cours de ce combat. M. d'Aspect, historiographe de l'Ordre de Saint-Louis, écrit à son sujet : « Il eut affaire à des vaisseaux bien plus gros que le sien & qu'il contraignit de plier malgré l'inégalité des forces[6]. »

Il est promu chef d'escadre le . Gouverneur de Château-Porcien (Ardennes) en 1730, il est promu Lieutenant général des armées navales en 1736[2] et nommé commandant de la Marine à Toulon l'année suivante. Il arrive dans cette ville en et il y prend son commandement, début 1738, le bailli de Vastan qui l'exerçait alors étant son cadet dans le corps de la Marine.

Il est fait commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le , et reçoit une pension de 4 000 livres.

Il est décoré de la grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis avant d'être nommé vice-amiral de France, commandant de la flotte du Levant, basée à Toulon, en 1750[2], en remplacement de Gaspard de Goussé de La Roche-Allard, décédé en 1745.

Il décède à Paris[7],[8] le , à l'âge de 87 ans.

Notes et référencesModifier

  1. La Chenaye-Aubert 1774, p. 268
  2. a b c d e f et g Mazas 1860, p. 106
  3. Gazette de France du 17 mars 1785
  4. Gazette de France du 17 mars 1696
  5. Gazette de France du 13 janvier 1703
  6. a et b d'Aspect 1780, p. 296
  7. Et non à Toulon, comme cela est indiqué dans plusieurs biographies, dont Mazas 1860, p. 106.
  8. Michel Vergé-Franceschi écrit : « [Il est] donné régulièrement pour mort à Toulon le 30 décembre 1750 à 87 ans ; mais il semble bien mort à Paris, ayant quitté Toulon en 1745 où il commanda la marine de 1737 à 1745. » (Vergé-Franceschi 1990, p. 134)

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, vol. 8, Paris, chez la Veuve Duchesne, , 2e éd. (lire en ligne), p. 267
  • Alexandre Mazas, Histoire de L'ordre royal et militaire de Saint-Louis... jusqu'en 1830, t. 2, Paris, Firmin Didot Frères, Fils et Cie, , 2e éd. (lire en ligne), p. 106
  • Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale : 1715-1774, Librairie de l'Inde, , p. 410 et suiv.
  • M. d'Aspect, Histoire de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, vol. 3, Paris, chez la veuve Duchesne, (lire en ligne), p. 296
  • Pierre-Georges Roy, La famille d'Irumberry de Salaberry, Lévis, Québec, Nabu Press, (1re éd. 1905) (ISBN 1149427221, OCLC 11537970)

Articles connexesModifier