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Carte du XVIIe siècle avec, du sud au nord, Mézières, Arches et Charleville dans les boucles de Meuse.

La principauté d'Arches est née en 1608, par la volonté de Charles III duc de Nevers et de Rethel, à la suite de la création ex nihilo de la cité de Charleville.

Dans une double boucle de la Meuse, s'étaient établies la cité romaine de Castrice (Castricum), qui devint un comté dépendant de la Lotharingie puis du Saint-Empire romain germanique ; une citadelle sur le site dénommé Maceria, où se développa la ville de Mézières ; et enfin le hameau d'Arches, dont la seigneurie fut achetée en 1293 par les comtes de Rethel.

Sommaire

Une nouvelle principauté, une nouvelle capitaleModifier

 
Pièce de la principauté d'Arches.

Charles III, duc de Nevers et de Rethel, fonde sur ce site la ville nouvelle de Charleville en 1606.

Établie sur le territoire de l'ancien comté de Castrice, elle échappe à l'influence du royaume de France : le duc de Rethel s'appuie alors sur cette nouvelle capitale pour créer une principauté souveraine qui prend le nom de l'ancienne seigneurie : Arches.

En 1608, Charles III déclare Charleville capitale de sa principauté souveraine d'Arches, et cité monacale, ce qui va lui permettre d'étendre son influence dans le nord de l'Europe, à deux pas de deux régions riches, la Flandre et la Hollande. La principauté et Charleville, sa capitale, portent les mêmes armes.


Charleville

  • « D'azur au dextrochère de carnation mouvant du flanc senestre d'une nuée d'argent, armé d'une épée haute d'argent à la garde d'or, entre deux rameaux, l'un à dextre de palmier, l'autre à senestre d'olivier, de sinople, la pointe de l'épée surmontée d'un soleil d'or. »

La brève existence de la principauté souveraineModifier

 
Une façade de la Place d'Arches

Charles III de Nevers, Ier prince d'Arches, meurt en 1637 ; son petit-fils Charles (1629-1665), lui succède, mais cède les duchés familiaux de Nevers, Rethel et Mayenne, ne conservant que les duchés italiens de Mantoue et de Montferrat, ainsi que la principauté d'Arches dont il sera le 2e prince.

Son fils Charles Ferdinand (1652-1708) sera le 3e et dernier prince d'Arches. Après sa mort survenue le 5 juillet 1708, la principauté d'Arches et Charleville échoit à sa petite-cousine Anne de Bavière (1648-1723) (fille d'Anne de Gonzague de Clèves), puis aux deux cohéritiers de celle-ci :

Anne de Bavière hérite de la principauté en qualité de créancière privilégiée et héritière bénéficiaire du duc de Mantoue, Ferdinand-Charles de Gonzagues. En 1710, des lettres patentes lui accordent la jouissance de tous les droits utiles de la ville.

En 1723, la principauté est exempte des droits de contrôle des actes. Les habitants sont aussi déchargés de la subvention par doublement et des droits anciens d'aides sur les vins et eaux-de-vie importés du royaume de France et les boissons de leur cru qu'ils exportent.[1]

  1. Joseph-Nicolas GUYOT, Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, (lire en ligne), p. 275

Charleville est désormais rattachée à la France et la principauté n'existe plus que nominalement, au profit notamment des ducs de Lorraine, passant alors à la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Personnalité de la principautéModifier

Voir aussiModifier