Claude Aubery de Vastan

Claude Aubéry
Marquis de Vastan
Biographie
Naissance
au château de Vastan, Berry
Décès (à 73 ans)
à Toulon, Var
Ordre religieux Ordre de Saint-Jean
de Jérusalem
Bailli de Lyon
Commandeur de Montchamp
Chevalier de l'Ordre
Autres fonctions
Fonction laïque
Commandant de la Marine à Toulon
Chef d'escadre de la Marine royale française

Claude Aubéry, marquis de Vastan[n 1], dit le « bailli de Vastan », né le et mort le à Toulon, est un officier de marine et gentilhomme français des XVIIe et XVIIIe siècles. Entré jeune au service de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il en devient commandeur et est nommé bailli de Lyon, avant d'entrer dans la Marine royale au sein de laquelle il parvient jusqu'au grade de chef d'escadre après avoir combattu pendant la guerre de Succession d'Espagne et la guerre de Succession de Pologne.

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Claude Aubéry naît dans une famille originaire du centre de la France (actuelle commune de Vatan), de noblesse récente[1]. Il est le fils aîné de Claude Aubéry, marquis de Vatan, baron de Moucy-Le-Châtel (mort le ), conseiller au parlement de Normandie (Rouen, 1652) et de sa femme Catherine Le Coq de Corbeville (morte après 1696).

Jeunesse au sein de l'Ordre de Saint-Jean de JérusalemModifier

Claude Aubéry nait le au château de Vatan, appartenant à sa grand-mère paternelle, situé à Vatan en Berry, dans l'archidiocèse de Bourges, et il est baptisé à Saint-Laurent de Vatan. Il est reçu de minorité dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem le à l'âge de treize ans et devient page du grand maître de l'Ordre[2]. Il progresse au sein de la hiérarchie de l'Ordre et devient chevalier de Malte et commandeur de Montchamp puis bailli de Lyon[réf. nécessaire].

Il passe au service du Roi de France, Louis XV et entre dans la Marine royale. Il reçoit un brevet de capitaine de vaisseau en 1703. À la fin du mois de , il part de Toulon à la tête de deux vaisseaux, avec ordre de se rendre sur les côtes de Barbarie pour lutter contre les corsaires s'attaquant aux navires de commerce français. Il est nommé chef d’escadre des Armées Navales du Roi, le , dans la même promotion que le marquis de Chavagnac, Salaberry de Benneville, le marquis de Rocheallart et le comte de Roquefeuil. Le , il commande une escadre envoyée en rade de Gênes. La flotte mouille à deux lieues de la ville et intimide le Sénat de la République de Gênes si bien qu'il obtient que lui soit remboursé le prix d'un vaisseau français capturé et brûlé par un armateur de la ville, car ce vaisseau était soupçonné de porter des provisions aux rebelles de Corse. En , il est à bord du vaisseau Le Ferme, 76 canons. Il est nommé Commandant de la marine du Levant à Toulon peu de temps avant sa mort.

Il meurt à Toulon, le , à l'âge de 74 ans.

RéférencementModifier

NotesModifier

  1. On trouve parfois son titre orthographié Vatan

RéférencesModifier

  1. Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, vol. 12, , p. 180
  2. de La Roque, col.13

SourcesModifier

  • Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Jean Étienne Badier, Dictionnaire de la noblesse, La veuve Duchesne, , 830 p. (lire en ligne), p. 492
  • Augustin Chassaing, Cartulaire des Hospitaliers : (Ordre de Saint-Jean de Jérusalem) du Velay, A. Picard, , 372 p. (lire en ligne)
  • Louis de La Roque, Catalogue des Chevaliers de Malte appelés successivement Chevaliers de l'ordre militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte 1099-1890, Alp. Desaide, 1891, Paris

AnnexesModifier

Article connexeModifier