Victime

personne subissant un crime, délit ou préjudice

Une victime est une personne ou une entité qui subit un dommage, un abus, ou un préjudice moral.

Elle subit les mauvais traitements, les injustices d'autrui, ou subit les conséquences d'un accident, d'une catastrophe, d'un cataclysme.

DescriptionModifier

Les dommages subis par la victime peuvent être de diverses natures : physique, corporel, psychique, morale, sociale, ou économique. Des démarches logistiques, médicales, juridiques, sociales ou psychologiques (seules ou combinées) sont nécessaires pour revenir à une forme de vie normale. Quoique les individus disposent d'une capacité de se remettre en route appelée parfois résilience, un appui de tiers ou l'appartenance à un communauté un tant soit peu compatissante sont des facteurs facilitant le rétablissement de la victime. Le premier accueil qu'une victime reçoit peut être déterminant pour la bonne évolution du rétablissement spontané de son intégrité et de son autonomie.

C'est une des trois personnes de la triade victime-sauveur-persécuteur décrite en analyse transactionnelle.

Le fait de reprocher à une victime le dommage qu'elle a subi est un procédé qui relève du victim blaming.

Droit par paysModifier

FranceModifier

Victime d'un dommage de travaux publicsModifier

En droit administratif, on considère que l'ouvrage public ou le travail public doivent profiter pareillement à tous. Cette égalité est rompue si quelqu'un qui a payé l'ouvrage (par l'impôt) n'en est pas bénéficiaire (car victime). Cette victime peut alors avoir trois statuts :

  • Victime participante : ce n'est pas dans la situation la plus favorable pour la victime, puisqu'elle tire un avantage du travail ou de l'ouvrage public. On lui applique donc un régime de responsabilité pour faute (c'est-à-dire de droit commun). C'est à la victime d'apporter la preuve de la faute de l'administration.
  • Victime usager : elle doit faire un usage direct de l'ouvrage public. Il s'applique alors le régime de responsabilité de faute présumée de l'administration.
  • Victime tiers : c'est le cas le plus avantageux pour la victime. La présomption de faute simple peut toutefois être renversée s'il n'y a pas de défaut d'entretien normal. Il s'applique le régime de responsabilité sans faute.

SuisseModifier

En droit suisse, une victime est définie comme une personne ayant subi une atteinte directe à son intégrité physique, psychique ou sexuelle (du fait d'une infraction)[1],[2].

Notes et référencesModifier

  1. Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) du (état le ), RS 312.5, art. 1.
  2. Code de procédure pénale suisse (CPP) du (état le ), RS 312.0, art. 116.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier