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Vercingétorix : La Légende du druide roi

film sorti en 2001
Vercingétorix, La Légende du druide roi
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.

Réalisation Jacques Dorfmann
Scénario Rospo Pallenberg
Norman Spinrad
Jacques Dorfmann
Anne de Leseleuc
Acteurs principaux
Sociétés de production Centre national de la cinématographie
Eiffel Productions
La Mutualité Française
M6 Films
SMK Limited
TF1 International
Transfilm
Téléfilm Canada
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre peplum
historique
biopic
aventure
drame
Durée 122 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Vercingétorix : La Légende du druide roi est un film français réalisé par Jacques Dorfmann et sorti en 2001. Rejeté massivement par la critique et ignoré par le public, le film est considéré comme un film culte pour l'ensemble de ses défauts et se verra attribuer trois Bidets d'or en 2001 : pire film, pire acteur (Christophe Lambert) et pire réalisateur (Jacques Dorfmann).

Sommaire

SynopsisModifier

En 58 av. J.-C., Jules César (Klaus Maria Brandauer) à la tête de ses légions romaines envahit la Gaule.

Refusant de se soumettre à César, Celtill, chef de la tribu des Arvernes, est brûlé publiquement, sous les yeux de son jeune fils Vercingétorix (Christophe Lambert).

Le jeune Vercingétorix est alors recueilli par Rhia (Maria Kavardjikova), une druidesse-guerrière, qui l'éduque aux pouvoirs magiques et au maniement de l'épée. Plus tard, Vercingétorix décide de se venger. Découvrant le rôle trouble de César, et aidé de ses lieutenants (Denis Charvet et Vincent Moscato), Vercingétorix décide de bouter hors de la Gaule l'envahisseur romain et tente d'unir pour la première fois les tribus gauloises.

Visionnaire, mais ne comprenant pas toujours les péroraisons sibyllines du druide Guttuart (Max von Sydow), le héros arverne provoque un ultime massacre à Alésia et finit, dépité, par se rendre à César.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Accueil critiqueModifier

Au moment de sa sortie, le film est très mal reçu par la critique.

  • Michel Ciment, dans Positif, parle de fiasco : « Pas une image qui ne donne l'impression de déjà vu, des moments inoubliables de comique involontaire (...), une absence totale de sens dramatique : le fiasco est d'importance. »
  • Aurélien Férenzci évoque dans Télérama : « Le bide du siècle... »
  • Frédéric Bonnaudune, dans Les Inrocks, classe l'œuvre dans la catégorie : « Série Z hypertrophiée. »
  • Marc Toullec, dans Ciné Live, souligne les liens entre Christophe Lambert et John Wayne : « Crédible dans le rôle de Vercingétorix, Lambert l'est à peu près autant que John Wayne dans celui de Genghis Khan dans Le Conquérant, l'une des plus drôles erreurs de casting de l'histoire du cinéma. »
  • Dans Chronic'Art, Nathalie Piernaz remarque : « Vercingétorix, c'est tout simplement la nullité 24 images par seconde : un Christophe Lambert au regard plus inexpressif que jamais, des scènes de bataille « épiques » qui donnent l'impression d'avoir été tournées dans un potager (...). »
  • Dans Le Monde, Samuel Blumenfeld : « Articulé autour d'un projet ambitieux, Vercingétorix échoue pourtant sur tous les tableaux. Une interprétation désastreuse, des dialogues anachroniques (...) font basculer le spectateur dans une vision au second degré. »
  • Pascal Mérigeau, dans Le Nouvel Observateur, parle : « (...) d'une nullité sans nom (...). »
  • Dans Première, Gérard Delorme reste choqué par les déguisements de Christophe Lambert : « Avec ses postiches variés, Christophe Lambert ressemble plus au bassiste de Spinal Tap qu'à un chef gaulois. Les scènes de bataille, visiblement inspirées de Braveheart, sont loin d'avoir la lisibilité de leur modèle. Les dialogues, tantôt trop explicites, tantôt pas assez, contiennent des perles d'humour involontaire (« Gauloises, Gaulois ! ») qui donnent au film un second degré. »
  • Dans Le Quotidien du cinéma, Christophe Dordain propose une analyse de la catastrophe : « Comment définir le dégoût profond, la rage immense que l'on peut ressentir à la vue d'un tel désastre ? Volontairement, je vous propose une « analyse » de ce film tournant autour de quelques mots clés : stupide, idiot, crétin, débile[1]. »
  • Thierry Jobin, dans Le Temps, a relevé les multiples « erreurs techniques » du film : « Vercingétorix souffre de mille manques : de moyens lorsque l'armée romaine de César se résume à trente figurants ; de temps quand, dans une même scène, le ciel est tantôt radieux tantôt orageux ; de crédibilité, là où, faute de maquillages convaincants, les soldats de Vercingétorix, grossièrement perruqués, tombent raides morts en serrant tant bien que mal une épée ou une lance entre le bras et le torse. »
  • Jean-Philippe Tessé dans la revue Urbuz constate : « Devant cette déferlante de comique involontaire, ce sérieux inébranlable, cette somme incroyable de tentatives (narratives et visuelles) totalement ratées, devant ces aberrations flagrantes, on a parfois du mal à y croire. »
  • Enfin, le site de cinéma L'internaute parle d'un film culte : « Spécialiste du navet millésimé, Christophe Lambert a sans doute repoussé les limites de l'exercice avec Vercingétorix. Peut-être le plus culte des films de Christophe Lambert[2]. »

DruidsModifier

Le film a été tourné simultanément en français et en anglais pour lui ouvrir le marché international.

Exploité comme un direct-to-video, sous le titre Druids, le film sera disponible dans un montage réduit et accompagné d'une jaquette fortement inspirée de Braveheart. Selon la notation d'IMDB, Druids décroche la note de 2,7/10 pour 3 329 votes.

Chris Parry, sur le site eFilmCritic.com, notera à propos du film : « C'est comme si Ed Wood tentait de faire un remake de Braveheart. En Bulgarie[3]. »

DistinctionsModifier

Bidets d'Or 2001[4] :

Christophe Lambert sur VercingétorixModifier

Plusieurs années après le désastre, Christophe Lambert reviendra sur le film :

« Quant à Vercingétorix, c'est un rôle sur le papier qui était « inrefusable ». C'est le héros français par excellence, c'est le mec qui a fait la France. Ce fut un dérapage permanent au niveau de la production, au niveau des financements qui n'étaient pas là, au niveau d'un metteur en scène qui était quand même extrêmement laxiste, et un résultat qui est exactement ce qu'il devait être. Une grosse déception aussi, non seulement au niveau critique mais au niveau acteur. C'est une grosse déception pour moi parce que je pense qu'il y avait matière à faire Braveheart, réellement. Il y avait cette matière mais il n'y avait ni la détermination, ni la substance au niveau de la production et de la mise en scène[5]. »

Lambert rajoutera :

« Le réalisateur était dans tous les sens et dès la première semaine de tournage, j’ai compris qu’on allait droit dans le mur, c’était la catastrophe. Dans ce cas là vous vous dites : « Bon, j’ai 4 mois de tournage, il va falloir y être à 1000% au lieu de cent. » De fait, je faisais plus office de producteur, psychologue, directeur de seconde équipe, je ne décrochais jamais. Ce fut mon tournage le plus dur sur un plan psychologique et humain[6]. »

AnecdotesModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (décembre 2012).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • Pierre Charvet, le compositeur de la musique du film, est le cousin de Denis Charvet coproducteur du film.
  • Au sujet de la réplique « Gauloises, Gaulois », Christophe Lambert raconte : « Je lui ai dit : « Jacques, je ne pense pas que c'est bien de dire Gauloises, Gaulois comme de Gaulle disait Françaises, Français ». Mais qu'est ce que tu veux répondre à un mec qui te dit « Mais tu crois que ça vient d'où le « Françaises, Français » ? Cela vient de « Gauloises, Gaulois », qui est une réalité historique. Simplement, si les gens ne le savent pas, et c'est ce que je lui disais, ils vont d'abord penser à De Gaulle et vont rire en se disant que nous sommes des fous ! »[5]
  • Très peu abordée par le cinéma français, la vie de Vercingétorix avait, toutefois, fait l'objet d'un film en 1909. Produit par Charles Pathé, Vercingétorix était sorti à Paris le 8 janvier 1909 avec des scènes coloriées[7].
  • Klaus Maria Brandauer et Max von Sydow se retrouvent après avoir joué les deux principaux méchants (Maximilian Largo et Ernst Stavro Blofeld) du James Bond « non officiel », Jamais plus jamais, sorti en 1983.
  • Le rugbyman, acteur et humoriste Vincent Moscato est crédité en guerrier gaulois sous le nom de Moscatos.
  • Lors d'une émission du Super Moscato Show sur RMC, les acteurs du film Vincent Moscato et Denis Charvet reviennent avec humour sur les anecdotes du film et la critique de celui ci[8].

Notes et référencesModifier

  1. Critique Vercingétorix
  2. Article sur L'Internaute
  3. Critique Druids
  4. 3 Bidets d'or pour "Vercingétorix" sur allocine.fr
  5. a et b Interview de Christophe Lambert par Laurent Pécha.
  6. Interview : Christophe Lambert : Vercingétorix, la pire expérience de ma vie.
  7. Catalogue des films français de fiction de 1908 à 1918 de Raymond Chirat, Éric Le Roy, Cinémathèque française, Musée du cinéma, 1995.
  8. DaviD ChuckyRMC, « Plein délire sur "Vercingétorix" dans le Moscato Show - 2015 01 14 », (consulté le 28 avril 2016).

Voir aussiModifier