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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marcadé.
Valentine Marcadé
Description de l'image defaut.svg.
Nom de naissance Васютинська Валентина Дмитрівна (Valentina Dmitrievna Wasiutinska)
Alias
Lialia
Naissance
Odessa
Décès (à 83 ans)
Mont-de-Marsan
Pays de résidence France
Diplôme
Activité principale
traductrice et historienne
Autres activités
auteur
Conjoint
Famille
Bernard Marcadé (beau-frère)

Compléments

monographies références :

  • Le renouveau de l'art pictural russe (1972)
  • L'art d'Ukraine (1990)

Valentine Marcadé (1910-1994), née Васютинська Валентина Дмитрівна (Valentina Dmitrievna Wasiutinska) en Ukraine. Elle émigre, avec sa famille, en Roumanie en 1918. Puis plus tard rejoint la France et se marie, en 1966, avec Jean-Claude Marcadé. Elle est docteur ès lettres, historienne et traductrice, spécialiste des avant-gardes en Russie et en Ukraine.

Elle est notamment reconnue pour ses travaux en collaboration avec son mari et comme auteur de ses propres monographies, qui font références : Le renouveau de l'art pictural russe, publiée en 1972 et L'art d'Ukraine, publiée en 1990.

Sommaire

BiographieModifier

Valentina Dmitrievna Wasiutinska[a] , dite « Lialia »[1], est née le à Odessa en Ukraine. Son père Dmitri Stépanovitch Wasiutinski, est diplômé de la faculté de mathématique de l'université de Novorossiïsk et sa mère est née Yevgeniya Antonovna Korbe. En 1918, la famille fuit l'Ukraine et s'installe à Sofia en Bulgarie où la jeune Valentina va suivre des cours dans une école catholique[1]. Puis elle va en Moravie, en 1930, Valentina passe son bac à Moravská Třebová[2]. Quelque temps plus tard, Valentina rejoint Paris, où elle assiste à des conférences de Pierre Pascal[3].

En 1950, Valentine Vassutinsky[b], a 40 ans, lorsqu'elle rejoint l’université de Bordeaux pour y suivre un cursus d'études supérieures en philologie, langue et la littérature russe[1]. Le , Jean-René Marcadé (père de Jean-Claude Marcadé), lui dédicace, « à Madame Vassutinsky », un exemplaire de son livre, intitulé « Cinq années de captivité », publié aux éditions Delbrel de Bordeaux, qui a reçu, en juillet 1952, le « grand prix Dominique Vecchini au XXIe Congrès des Écrivains de France »[4]. Après cinq années de se cursus universitaire, en 1955, elle en sort diplômée. Elle enseigne pendant un temps à Bordeaux avant de retourner à Paris[3].

 
Moissonneuses
par Kasimir Malevitch (1912).

Au cours de l'année 1958, Valentine Vassutinsky et Jean-Claude Marcadé décident de vivre ensemble. C'est vers 1962, qu'elle débute ses recherches en vue d'une thèse de troisième cycle en lettres[c]. En 1965, elle publie un article « L'effervescence intellectuelle et les recherches esthétiques des peintres russes au début du vingtième siècle » dans la revue de l'École nationale des langues orientales[5]. Le , Valentine Vassutinsky, 56 ans, se marie avec Jean-Claude Marcadé, 29 ans, au Skit du Saint-Esprit sur la commune du Mesnil-Saint-Denis[6]. En , elle va en URSS pour un « voyage d'étude » concernant la préparation de sa thèse. D'autres voyages seront nécessaires[d].

Valentine Marcadé[e] soutient sa thèse, en 1969, à la faculté des lettres et sciences humaines Paris-Nanterre, sur « le renouveau de l'art pictural russe (1863-1914) »[7],[f]. Cette thèse est la base de la monographie de 395 pages, publiée en 1971 par la maison d'édition L'Âge d'Homme de Lausanne[9].

Elle entame ensuite la préparation d'un doctorat d'État avec François de Labriolle comme directeur de thèse[10]. Le , Valentine Marcadé soutient, en ukrainien[11], à Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), qui dépend alors de l'Université Sorbonne-Nouvelle, sa thèse intitulée « contribution à l'étude de l'art pictural ukrainien ». Elle est constituée de cinq cent trente quatre pages dactylographiées et de deux cents illustrations[g]. En novembre 1982, à l'INALCO, elle participe, en tant que « Maître assistant honoraire de russe à l'INALCO »[12], au colloque organisé par l'INALCO, « la Renaissance nationale et culturelle en Ukraine de 1917 aux années 1930 ». Elle y fait deux communications : « La culture en Ukraine et le théâtre de Les' Kurbas »[13] et « L'art ukrainien dans les années vingt : La première Académie Nationale Ukrainienne des Beaux-Arts (1917-1922) »[14].

En 1990, a lieu la publication de son ouvrage Art d'Ukraine, qui est un événement car « la restitution de la vérité historique est le premier mérite du livre », puis il apporte un complément à toutes les publications sur l'art ukrainien connues en Occident. S'il présente l'art historique il est également consacré au modernisme en Ukraine[15].

Valentine Marcadé meurt le [h] à Mont-de-Marsan[3].

PublicationsModifier

Liste non exhaustive.

Auteure ouvragesModifier

  • Le renouveau de l'art pictural russe, Éditions L'Âge d'Homme, coll. « Slavica - Écrits sur l'art », , 395 p. (notice BnF no FRBNF35255935).
  • L'art d'Ukraine, Éditions L'Âge d'Homme, coll. « Slavica - Écrits sur l'art », , 348 p. (notice BnF no FRBNF37663451)
    En quatrième de couverture : Valentine Marcadé, docteur en études slaves, docteur ès lettres. Senior fellow of Columbia University, est un écrivain d'origine russe, né à Odessa, auteur de nombreux essais sur l'art et la littérature russes et ukrainiens parus en russe, en français, ukrainien, allemand, anglais ou italien. Son livre Le Renouveau de l'art pictural russe. 1863-1914 (L'Âge d'Homme. 1971) est un classique de l'histoire de l'art.
    .

Auteure articlesModifier

  • « L'effervescence intellectuelle et les recherches esthétiques des peintres russes au début du vingtième siècle », revue de l'École Nationale des langues orientales, vol. 2,‎ , p. 145-174 (SUDOC 16455596X, lire en ligne).
  • « Exposition Marianna Werefkin », Le Monde,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • « Contribution à l'étude de l'art pictural ukrainien (compte rendu) », Revue des Études Slaves, t. 54, no 3,‎ , p. 497-504 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • « La culture en Ukraine et le théâtre de Les' Kurbas », dans François de Labriolle, La Renaissance nationale et culturelle en Ukraine de 1917 aux années 1930 (Actes du colloque tenu à Paris les 25 et 26 novembre 1982), Paris, INALCO, (lire en ligne), p. 355-365.
  • « L'art ukrainien dans les années vingt : La première Académie Nationale Ukrainienne des Beaux-Arts (1917-1922) », dans François de Labriolle, La Renaissance nationale et culturelle en Ukraine de 1917 aux années 1930 (Actes du colloque tenu à Paris les 25 et 26 novembre 1982), Paris, INALCO, (lire en ligne), p. 367-393.

Co-auteurModifier

  • avec Jean-Claude Marcadé, « Des lumières du soleil aux lumières du théâtre : Georges Yakoulov », Cahiers du monde russe et soviétique, vol. 13, no 1,‎ , p. 5-23 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • Andreenko (avec Jean-Claude Marcadé), l'Âge d'homme / Centre de diffusion de l'édition, , 155 p. (notice BnF no FRBNF34617850, lire en ligne).
  • L'Avant-garde au féminin : Moscou, Saint-Petersbourg, Paris : 1907-1930 (catalogue, avec Jean-Claude Marcadé, exposition de mai à juillet 1983), Artcurial, , 64 p. (notice BnF no FRBNF34767809).

PréfacièreModifier

  • Malévitch (catalogue, avec Jean-Claude Marcadé, exposition, Paris, du 19 novembre-31 décembre 1970), Galerie Jean Chauvelin, , 38 p. (notice BnF no FRBNF34607236).

TraductriceModifier

  • L'archer à un oeil et demi : de Benedikt Livchits (traduction, annotations et préface, avec Emma Sélab et Jean-Claude Marcadé), L'Âge d'Homme, coll. « Slavica », , 280 p. (notice BnF no FRBNF34651776).
  • Fable du royaume des Indes (traduit du vieux russe avec Jean-Claude Marcadé ; gravures de Staritsky), A. Sanchez, , 33 p. (notice BnF no FRBNF35284265).
  • De Cézanne au suprématisme : tous les traités parus de 1915 à 1922 : par Kasimir Severinovitch Malevitch (traduction du russe avec Jean-Claude Marcadé et la collaboration de Véronique Schiltz ; préface et présentation de Jean-Claude Marcadé), Lausanne et Paris, l'Âge d'homme / Centre de diffusion de l'édition, coll. « Écrits sur l'art », , 180 p. (notice BnF no FRBNF34608560).
  • La Victoire sur le soleil : opéra futuriste russe livret de A. Kroutchonukh, prologue de M. Matiouchine, décors et costumes de K. Malevitch (livret : traduction, notes et postface avec Jean-Claude Marcadé), l'Âge d'homme, , 98 p. (notice BnF no FRBNF34604570, présentation en ligne).
  • Le miroir suprématiste : tous les articles parus en russe de 1913 à 1928, avec des documents sur le suprématisme : par K. S. Malévitch (traduits et annotés avec Jean-Claude Marcadé ; préface d'Emmanuel Martineau), l'Age d'homme, coll. « Slavica, Écrits sur l'art », , 207 p. (notice BnF no FRBNF35581658).
  • Les arts de la représentation : izologia : de K. S. Malévitch (quatorze articles traduits de l'ukrainien et annotés avec Jean-Claude Marcadé ; suivi de Nouveaux aspects de la recherche malévitchienne par Jean-Claude Marcadé), l'Age d'homme, coll. « Slavica, Écrits sur l'art », , 188 p. (notice BnF no FRBNF37160738).
  • Carnet d'un peintre d'icônes : moine Grégoire (G.I. Krug) (traduction du russe avec Jean-Claude Marcadé ; préface avec Catherine Aslanoff), l'Âge d'homme, coll. « Slavica. Écrits sur l'art », , 160 p. (notice BnF no FRBNF36157820).
  • Dieu n'est pas détrôné : l'art, l'Église, la fabrique : de Kasimir Malevitch (traduction du russe avec Jean-Claude Marcadé ; postface de Jean-Claude Marcadé), l'Âge d'homme, coll. « Petite bibliothèque slave », , 93 p. (notice BnF no FRBNF38923773).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La transcription française de son nom, depuis le russe ou l'ukrainien, donne lieu à des variantes. Outre Valentina Dmitrievna Wasiutinska, on peut trouver : « Valentina Vassioutinskaya » forme employée par elle-même sur une carte postale de 1954, ou « Valentina Vassioutinskaïa » utilisé par J.-C. Marcadé.
  2. Sur le faire-part de son mariage en 1966, il est indiqué « Valentine Vassutinsky ».
  3. Valentine Marcadé indique en page 10, dans l'avant-propos de sa monographie Le renouveau de l'art pictural russe, 1863-1914, qu'elle a débuté son travail sept ans avant (voir références ouvrages au paragraphe publications.
  4. Le renouveau de l'art pictural russe, 1863-191, avant-propos, page 10
  5. Le nom indiqué pour sa thèse est « Valentine Vassutinsky-Marcadé », mais au fil du temps et des publications la forme la plus utilisée devient « Valentine Marcadé ».
  6. Sa thèse dactylographiée, composée de deux volumes in-4°, est conservée dans la faculté de soutenance[8].
  7. Les données sur sa thèse de doctorat d'État sont en note de la première page de l'article « Contribution à l'étude de l'art pictural », listé au paragraphe Publication Articles.
  8. Décès le 20 août dans le calendrier julien.

RéférencesModifier

  1. a b et c TS Kilesso 2013, p. web.
  2. Marcadé (août) 2015, p. web.
  3. a b et c TS Kilesso 1995, p. web.
  4. Marcadé 2017, p. web.
  5. Bérard 2000, p. 256.
  6. Marcadé (juillet) 2015, p. web.
  7. Seydoux 1971, p. 210.
  8. Seydoux 1971, p. 208 et 210.
  9. Seydoux 1973, p. 430.
  10. Études ukrainiennes 2018, p. web.
  11. de Labriolle 1986, p. 12.
  12. de Labriolle 1986, p. 468.
  13. de Labriolle 1986, p. 355-365.
  14. de Labriolle 1986, p. 367-393.
  15. Koptilov 1991, p. 579.

SourcesModifier

BibliographieModifier

Liste par ordre chronologique.

  • Marianne Seydoux, « Thèses concernant la Russie et l'URSS soutenues en France en 1969 », Cahiers du monde russe et soviétique, vol. 12, nos 1-2,‎ janvier-juin 1971, p. 208-210 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • Marianne Seydoux, « Travaux et publications parus en français en 1971 sur la Russie et l'URSS : Domaine des sciences sociales », Cahiers du monde russe, vol. 14, no 3,‎ juillet-septembre 1973, p. 395-434 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • Jacqueline Aubenas, « L'avant-garde au féminin », Les Cahiers du Grif, no 27,‎ , p. 157 (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  • François de Labriolle (présidence du colloque), La Renaissance nationale et culturelle en Ukraine de 1917 aux années 1930 (Actes du colloque tenu à Paris les 25 et 26 novembre 1982), Paris, INALCO, , 488 p. (ISBN 2-85831-008-4, SUDOC 020940394, lire en ligne).
  • Yves Laberge, « Jean-Claude Marcadé et Valentine Marcadé, L’AvantGarde au féminin : Moscou, Saint-Pétersbourg, Paris (1907-1930), Paris, Artcurial (Centre d’art plastique contemporain), 1983, 64 p. Photos. Reproductions. », Études littéraires, vol. 20, no 3,‎ , p. 159-160 (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2018).
  • Victor Koptilov, « Valentine Marcadé, Art d'Ukraine (compte-rendu) », Revue des études slaves, t. 63, no 2,‎ , p. 579-580 (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2018).
  • Asso. anciens INALCO, « Valentina Dmitrievna Vassoutinskaïa-Marcadé », Bulletin, Association des anciens élèves Institut national des langues et civilisations orientales, no 11,‎ , p. 141.
  • Ewa Bérard (dir.) (préf. Jacques Le Goff), Saint-Pétersbourg : Une fenêtre sur la Russie : Ville, modernisation, modernité, Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l'homme, , 309 p. (ISBN 9782735108480, lire en ligne), p. 256.

WebographieModifier

Voir aussiModifier