Vacquières

commune française du département de l'Hérault

Vacquières
Vacquières
L'église de Vacquières.
Blason de Vacquières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève[1]
Canton Lodève
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Panchau
2014-2020
Code postal 34270
Code commune 34318
Démographie
Population
municipale
651 hab. (2017 en augmentation de 43,08 % par rapport à 2012)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 42″ nord, 3° 56′ 43″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 206 m
Superficie 14,74 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Vacquières
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Vacquières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vacquières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vacquières

Vacquières (en occitan Vaquièiras) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. L'économie de ce village est essentiellement dédiée à la viticulture. Ses habitants sont les Vacquiérois.

GéographieModifier

 
Carte

La commune de Vacquières se situe à l'est du département de l'Hérault, en bordure du département du Gard. Le territoire communal comprend une zone de garrigues. Le village est toutefois cerné de vignobles. L'écart de Babara et le camping Parc Le Duc sont en revanche situés en pleine garrigue.

La commune est traversée par le Brestalou, affluent du Vidourle.

ToponymieModifier

 
Cadastre napoléonien : tableau d'assemblage (1835).

Attestée sous la forme versus Vaquerias en 1260[2].

Issue du mot latin vacca « vache » avec le suffixe –aria, vaccaria lieu d'élevage. Du pluriel de l'occitan vaquièro, vacherie, étable à vaches[2].

HistoireModifier

De nombreux silex taillés trouvés sur le territoire de la commune montrent une présence humaine au moins depuis l'âge de pierre. La période gallo-romaine voit l'introduction de la culture de la vigne et laisse des traces archéologiques : poteries et villa gallo-romaine notamment.

La première mention écrite de Vacquières remonte à 1151. Il s'agit d'un acte du vicomte de Nîmes mentionnant le castrum de Vacheriis et indiquant que le seigneur de ce territoire était Raymond de Vacheriis. En 1168, Jean de Montlaur crée l'hôpital de la Sylve Gautier situé près des quatre chemins du Patus. Il se composait d'une église, d'un hôpital et d'un cimetière. Transformé ensuite en bergerie, il n'en reste que quelques pans de murs aujourd'hui.

Toujours au XIIe siècle, une petite église est érigée sur le site de l'actuelle église communale. Longtemps surnommé le « pont romain », le pont Camaous sur le Brestalou est également construit au XIIe siècle.

Vacquières possède au moins deux verreries en 1572 : une à Fenouillet et l'autre au Patus. Elles fonctionnent jusqu'au milieu du XVIIe siècle.

Un second pont sur le Brestalou est construit en 1766, sur la route de Sommières tandis que l'église est agrandie en 1856. Elle ne conserve que quelques éléments de l'église d'origine qui avait connu nombre d'aménagements entre le XIIe et le XIXe siècle. La loi de séparation de l'église et de l'État de 1905 provoque des remous à Vacquières. Le curé se barricade dans l'église avec ses ouailles chantant des cantiques afin d'éviter l'inventaire des biens d'église. On fait alors appel à la force armée : la porte de l'église est détruite à la hache le pour déloger le curé.

La commune entreprend de conduire l'eau au village en 1897. Un puits municipal alimenté par une éolienne est creusé en 1899. Cette éolienne, toujours debout aujourd'hui, est l'un des symboles de la commune. La construction d'un réservoir municipal est votée en 1904, mais ce projet est retardé en raison de l'opposition du curé qui n'admettait pas l'amputation de son jardin, lieu choisi par le conseil municipal pour édifier ce réservoir. Les travaux s'engagent finalement après l'incident du 7 mars 1906 et la construction est achevée en 1907. Une fontaine sur la place est également érigée.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1965 Joseph Vezinet
1965 juin 1995 Georges Duverdier
juin 1995 2006[3] André Panchau
octobre 2006 2014 Denise Gomez
mars 2014 En cours Jean-Baptiste Panchau SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 651 habitants[Note 1], en augmentation de 43,08 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
182160202204248257291318284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
308289282292286244294276282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260261250241236242217242211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
187181174191231293390404418
2013 2017 - - - - - - -
469651-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Depuis au moins 1690, le village est doté d'une école. À défaut, entre 1793 et 1842, c'est le presbytère de l'église qui fait office d'école. Concernant l'école des filles, on sait qu'elle fut assurée entre 1841 et 1849 par une habitante de la commune qui reçoit l'accord officiel du recteur de l'académie pour tenir ses cours. Les filles sont dotées d'une école flambant neuve en 1874 tandis que les garçons disposent de la leur depuis mars 1849. L'école des filles devient mixte en 1924, puis ferme ses portes en 1926. Garçons et filles se retrouveront à l'ancienne école de garçons, mixte elle aussi depuis 1924. Les cours dispensés dans ces écoles sont d'un niveau élémentaire.

Une nouvelle école est inaugurée le . Cette école accueille les enfants de Vacquières et de la commune voisine de Sauteyrargues.

ÉconomieModifier

La viticulture tient une place essentielle dans le paysage et l'économie de la commune. Citons ici Châteaux-Lascaux et le Domaine de l'Abbaye de Fenouillet, mais précisons que de nombreux vignerons vacquiérois sont membres de la coopérative située à Corconne, commune limitrophe située dans le département du Gard. Cette coopérative fut créée en 1939.

La vigne est détruite au début du XVIIIe siècle par le gel provoquant une grave crise de subsistance dans la commune dont la population atteint alors seulement 80 habitants. En 1907, le phylloxera détruit à nouveau les vignes provoquant de nombreux départs de viticulteurs et ouvriers agricoles vers la ville. Nouvelle destruction des vignes en 1956 par le gel. Placée en zone inondable, la plaine de Vacquières connaît également de nombreuses inondations, la dernière en 2003.

Trois verriers[8] perpétuent aujourd'hui la tradition du travail du verre à Vacquières, chacun dans un domaine différent.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à une vache d'argent cornée, onglée, colletée et clarinée d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

TourismeModifier

Ville étape du « Chemin des verriers », la commune comprend sur son territoire un parc résidentiel de loisir « Parc le Duc ». Ce terrain essentiellement fréquenté par des Néerlandais, compte 185 bungalows, chalets et mobil-homes.

Outre l'église communale, il convient de signaler ici le « pont romain », à l'écart du village, datant en fait du XIIe siècle.

SourcesModifier

  • Le Vacquiérois, bulletin municipal d'information (1998-2006)
  • Catherine Delavet, 300 ans d'école primaire à Vacquières, 2003

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Depuis le , voir la modification des limites des 3 arrondissements
  2. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2 - Page 1334
  3. Le maire André Panchau est décédé le
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Verriers d'art possédant un atelier à Vacquières :
    • Guillaume Domise, souffleur, fileur, et sculpteur;
    • Yves Trucchi, verre sablé;
    • Yann verre, thermoformage/fusing et perle.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Aug. Cavalier, Les voies romaines sur le territoire de la commune de Vacquières (Hérault) : lettre à M. Roque-Ferrier, président du "Félibrige latin", [s.l.], [s.n.], [s.d.], p. 282-290
  • D. Peyrolle et Maurice Louis, « Quatre stations préhistoriques des environs de Vacquières (Hérault) », Cahiers d'Histoire et d'Archéologie, no 4,‎
  • D. Peyrolle et Maurice Louis, « Trois stations néolithiques des environs de Vacquières (Hérault) », Cahiers d'Histoire et d'Archéologie, no 42,‎ , p. 160-174
  • Souvenir de l'inventaire de l'église de Vacquières, mercredi 7 mars 1906, Montpellier, Impr. de la manufacture de la Charité, , 15 p.

Fonds d'archivesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :