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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Unitarisme.

L’unitarisme est une doctrine qui affirme que Dieu est un seul et même esprit, et non une ousia (en grec : οὐσία, « essence », « substance », « être ») en trois hypostases, à savoir le Père, le Fils et l'Esprit, fondement du dogme de la Trinité. Il s'oppose donc au « trinitarisme », qui est la doctrine officielle du christianisme depuis le premier concile de Nicée (325) et le concile de Chalcédoine (451) et que suivent les principales Églises chrétiennes (catholicisme, christianisme orthodoxe, protestantisme). L'unitarisme accuse les partisans du dogme de la Trinité de ne pas être strictement monothéiste. Il trouve son origine dans des mouvements antérieurs au concile de Chalcédoine, dont le plus connu est l'arianisme, au IVe siècle. Après la disparition de l'arianisme, l'unitarisme renaît en Europe presque simultanément en Pologne-Lituanie et en Transylvanie au milieu du XVIe siècle, sous l'impulsion de Ferenc Dávid et Jean Sigismond Zápolya. La première église unitarienne en Angleterre est créée en 1774 et la doctrine apparaît officiellement aux États-Unis en 1784 avec James Freeman (en)(1759-1835).

L'unitarisme ne doit pas être confondu avec les Églises uniates ou encore les Églises unies.

Sommaire

Principes de foiModifier

La plupart des christologies chrétiennes, celles, par exemple, des catholiques, orthodoxes ou protestants, se fondent sur la notion de Trinité. Martin Luther exprime le trinitarisme en ces termes : « Dieu, en lui-même, n'est pas autre chose que le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la Trinité et les choses qui sont dites à l'accoutumée à propos de l'Unité et de la Procession[1]. »

Contrairement à elles, les unitariens rejettent le dogme trinitaire[2], [3].

À côté de ces chrétiens unitariens, présents en Roumanie et en Pologne[4], un courant unitarien universaliste s'attache à développer une théologie où la référence à la Bible n'est ni obligatoire ni nécessaire. Les participants aux assemblées unitariennes universalistes peuvent provenir de diverses voies spirituelles ou ne s'inscrire dans aucune tradition religieuse[5], chacun restant libre de sa recherche et de sa voie.

HistoireModifier

Article détaillé : Christologie.

Les unitariens se réclament des courants non trinitaires du christianisme en particulier des ariens, qui avant le concile de Nicée ne reconnaissaient pas la division de Dieu en trois personnes.

ArianismeModifier

Article détaillé : Aèce d'Antioche.

Au début du IVe siècle naît une école de pensée à l'origine de la création d'une orthodoxie chrétienne par réaction : l'arianisme, du nom de son fondateur, le prêtre Arius (256-336). Celui-ci était probablement l'élève de Mélèce, organisateur de la résistance interne à Alexandrie lors de la persécution de Dioclétien, en 306. Il se trouva donc à la tête d'une des communautés d'Alexandrie et y jouissait d'une grande considération car il était un prédicateur ardent, poète, disposant d'arguments solides[6].

Nombreux seront ceux qui se joindront à lui, prêtres et laïques, délaissant les doctrines qu'Arius dénonçait comme non conformes aux Évangiles. Il fut plusieurs fois anathématisé, ce qui ne l'empêcha nullement de continuer à prêcher, enregistrant alors tour à tour approbations et condamnations (cf. arianisme).

SocinianismeModifier

Article détaillé : Socinianisme.

À partir de la RéformeModifier

Antitrinitariens de la Réforme radicaleModifier

Article détaillé : antitrinitarisme.

La première branche, théologique et sociale, dont le mouvement le plus connu est contemporain de Martin Luther est celui de l'anabaptisme de Thomas Müntzer. Parmi les divers courants de cette Réforme radicale, certains étaient antitrinitaires tout en ayant des positions assez diverses :

  1. Les uns contestaient simplement que le Saint-Esprit soit « une personne » que l'on pourrait prier (par exemple Johannes Campanus à Juliers).
  2. D'autres, comme Martin Cellarius (en) en 1527, pensaient que la divinité de Jésus était celle que tout homme peut revêtir lorsqu'il était habité par le Saint-Esprit.
  3. Un troisième groupe d'antitrinitaires voyait en Jésus un homme divinisé après sa mort et ayant pris place, par la Résurrection, parmi les êtres célestes (Sozzini).
  4. D'autres encore voyaient enfin en Jésus : un prophète, non préexistant, né de Joseph et de Marie, non divinisé (cf. les « judaïsants » de Transylvanie)

Il y eut donc des antitrinitaires dans tous les pays de l'Europe occidentale : en Allemagne, en Hollande, en Alsace, en France, en Suisse (Bâle, Zurich et Genève), aux Grisons et en Italie du Nord.

Il convient d'insister sur le rôle important joué par les antitrinitaires italiens, favorables à l'anabaptisme et ayant leur centre à Venise. En 1550, dans cette même ville, le synode des évêques anabaptistes italiens, représentant environ soixante-dix paroisses, adopta une confession de foi en 10 articles, dont le premier article stipulait la foi de ce synode en Jésus « vrai homme et non-Dieu ».[réf. nécessaire]

La réaction fut immédiate : l'Inquisition italienne sévit contre tous les réformés quels qu'ils soient, poussant ces derniers à l'exode vers les Grisons, vers la Suisse, etc. Calvin accueillit un groupe de ces réformés italiens qui organisa bientôt une Église réformée italienne à Genève. Parmi ces réfugiés il y avait des antitrinitaires : Georges Biandrata (qui fut condisciple de François Rabelais à Montpellier et qui était professeur à Pavie) ; Giovanni Paolo Alciati della Motta (it) et Giovanni Valentino Gentile ainsi que Mathieu Gribaldi, qui habitant à Farges dans le pays de Gex visitait souvent ses amis à Genève, ou encore, autre visiteur à Genève, Lelio Sozzini. Ces deux derniers tentèrent, en 1553, mais en vain, d'infléchir à la clémence, les adversaires de Michel Servet. Persécutés par Calvin, Biandratra, Alciati et Gentile s'enfuirent de Genève en 1558 et se rendirent en Pologne.

DiffusionModifier

Concernant la diffusion historique de l'unitarisme :

PersécutionsModifier

Jusqu'à nos jours, jouet des ambitions politico-religieuses de puissants voisins, la Transylvanie a vécu des périodes d'oppression variées, mais l'esprit d'indépendance de son peuple a permis à l'Église unitarienne de subsister clandestinement malgré la persécution[réf. nécessaire]. Les premières oppressions, à la fin du XVIe siècle, furent calvinistes. Ensuite arrivèrent les persécuteurs catholiques, lorsque la Hongrie fut occupée par les Autrichiens entre 1690 et 1867. Les unitariens purent pourtant jouir d'une liberté relative en Hongrie, pays alors sous la coupe des Turcs. Ils y créèrent là un centre, à Pécs (Sud de la Hongrie).

L'Église unitarienne de Transylvanie avec ses filiales en Hongrie, connut un souffle nouveau dès 1821, lorsque les antitrinitaires anglais et les unitariens hongrois se découvrirent mutuellement. Ces liens se concrétisèrent par une aide matérielle et morale offerte aux opprimés. Ces frères anglo-saxons adoptèrent aussi le nom d'unitariens en Grande-Bretagne, et surtout aux États-Unis d'Amérique où les unitariens se comptaient par centaines de milliers, et ceci sans compter ceux qui, tout en appartenant à d'autres Églises, étaient personnellement de sympathie unitarienne.

Quelques martyrsModifier

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Comme toutes les confessions chrétiennes au XVIe siècle, les unitariens subirent des persécutions de la part des autres confessions - catholiques et surtout calvinistes : rétractations obtenues sous la menace, exil, exécutions, etc.

Le 15 avril 1539, une femme de 80 ans, Hélène Weigel, après dix ans passés en prison à la suite d'une dénonciation (celle de l'évêque du lieu en l'occurrence) fut brûlée au bûcher à Cracovie. Elle croyait en l'unité de Dieu mais reniait la Trinité. Son rejet en bloc des dogmes et des rites de l'Église catholique fut la cause de sa condamnation. Avant que le bourreau ne mît le feu aux fagots, elle s'écria : « L'âme de celui qui reste dans la vérité ne saurait être damnée ».

Le 27 octobre 1553, le médecin espagnol Michel Servet, condamné par les calvinistes genevois, subissait le même sort. Il niait la division de l'essence divine en trois personnes distinctes. Pour couronner le tout, à l'instar des anabaptistes, il prônait le baptême des adultes. Jean Calvin approuva la condamnation, déplorant toutefois que le bûcher ne fut pas remplacé par la décollation, moins cruelle.

Le bûcher du Hollandais David Joris en 1559 à Bâle mérite d'être cité. En effet, après avoir scandalisé le clergé par ses écrits, il vint finir ses jours près de Bâle sous un faux nom et y mourut en 1556. Trois ans plus tard, son identité fut découverte ; on le condamna donc, exhuma son cadavre qu'on brûla avec ses écrits.

Le 30 avril 1632, à Genève, le pasteur Nicolas Antoine était garrotté par le bourreau et son cadavre brûlé. Il avait prêché l'unité de l'essence divine sans distinction de personnes, l'obéissance à la Loi donnée par Dieu à Moïse sur le Sinaï, la nécessité pour le croyant de se circoncire, l'observance du sabbat et l'abstention de viandes impures. Il croyait que le Messie à son second retour serait encore une fois un homme. Il niait la doctrine du péché originel, prônait la responsabilité de chacun dans l'obtention du salut et pensait que le Nouveau Testament contredisait l'Ancien.

Les sociniens anglaisModifier

La période de John Biddle (1615–1662) à Joseph Priestley (1733-1804) peut être considérée comme le passage du socinianisme plutôt fondamentaliste aux débuts de l'unitarisme libéral[7]. Il y avait un grand bouillonnement d'idées à l'époque, avec des penseurs se reconnaissant dans des courants tels le socinianisme (Paul Best[8] et John Biddle), le sabellianisme (John Fry), l'arianisme (John Knowles, Thomas Collier[9], William Whiston et Paul Hobson (en)) ou encore l’universalisme (Richard Coppin (en), John Reeve (en) et Ludowicke Muggleton (en)).

L’unitarisme biblique — non universalistes — a continué cependant jusqu’à nos jours avec les Christadelphes et d’autres groupes unitariens adventistes tel que l’Église de Dieu de la foi abrahamique (en) ou l’Église de Dieu (Septième Jour).

Unitarisme contemporainModifier

L’unitarisme s’est maintenu sous sa version chrétienne historique dans les Églises de Transylvanie, de Hongrie, de Grande-Bretagne, en Norvège et à Boston aux États-Unis (notamment la King's Chapel). De plus, des associations nominativement « chrétiennes unitariennes » sont apparues à partir de la fin du XXe siècle et au début de notre siècle en Grande-Bretagne, France, Italie et en Afrique noire (Burundi, Congo-Brazzaville, Congo Kinshasa).

À cette composante chrétienne s'est ajouté, à partir de 1961, l’universalisme, héritage de l’Église universaliste d’Amérique (prônant le salut pour tous). L’unitarisme-universalisme est né de la fusion à cette date de l’Association unitarienne américaine (AUA, 1825-1961) et de l’Église universaliste susnommée (1779-1961). Les congrégations américaines s’étaient déjà ouvertes aux agnostiques et aux athées en recherche spirituelle à partir du dernier quart du XIXe siècle. Allant plus loin, l’unitarisme-universalisme met quant à lui, toutes les religions humaines sur le même niveau, le christianisme, toujours respecté, n’est plus au centre, ni en position majoritaire au sein de ce mouvement.

La mouvance unitarienne est ainsi aujourd'hui des plus variée. Certaines de ces sensibilités se rencontrent au niveau mondial au sein du Conseil international des Unitarien et universalistes (anglais : International Council of Unitarians and Universalists, ICUU). Pour plus d’information en français sur l’ICUU, voir le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) [1] à la rubrique concernant cette instance.

DoctrinesModifier

Comme toutes les traditions vivantes, l'unitarisme (certains préfèrent l'anglicisme l'unitarianisme) présente des visages diversifiés.

Si à l'origine, les églises chrétiennes anti-trinitaires, étaient relativement conservatrices, l'arrivée au "Nouveau Monde" et la création des États-Unis, souvent autour de personnalités unitariennes, lui apporta un début de souffle nouveau.

Par exemple, le pasteur et philosophe Ralph Waldo Emerson - l'un des rares théologiens à avoir trouvé grâce aux yeux de Nietzsche – développa une philosophie de l'existence où l'idée de l'interdépendance du vivant et du monde joue un rôle clef.

Par la suite, désireux de développer des contacts avec des personnes issues d'autres voies spirituelles, mais aussi de se distancier du christianisme « classique », de nombreux unitariens se déclarèrent universalistes. Pour eux, la question de l'unité de Dieu n'était plus centrale. L'unité était désormais à rechercher au niveau des êtres humains, mais aussi au niveau de la relation de l'humain au monde.

Enfin, selon le courant majoritaire de l'unitarisme-universalisme, issu de la fusion des communautés universalistes et unitariennes aux États-Unis en 1961 :

Les congrégations reçoivent des humanistes, agnostiques, athées, théistes, chrétiens libéraux, néopaganistes et spiritualistes de la terre. Les congrégations sont liées par un certain nombre de principes communs, chaque personne décidant de la croyance qui mène vers ces principes[10].

Ces principes sont les suivants : La liberté de conscience et de pensée, la valeur et la dignité inhérentes à chaque personne, la justice et la compassion dans les relations humaines, la responsabilité dans la protection et la promotion de la vie, l'engagement en faveur des principes démocratiques[11].

En parlant de croyance et de théologie, il est important de noter que l’unitarisme-universalisme se considère comme une façon de pratiquer la religion plutôt qu’une doctrine religieuse. La religion y est une recherche permanente de sens, de buts, de valeurs et de profondeur dans la vie d’une personne. Il y est affirmé que tous les individus ont le droit de faire leur propre recherche et toutes les personnes ne vont pas vers les mêmes croyances[10].

Bien que certaines congrégations soient toujours chrétiennes libérales, aujourd’hui seulement 20 pour cent des UU se qualifieraient de chrétiens. Donc la religion unitarienne universaliste ne peut pas être considérée comme chrétienne[10].

Diffusion de l'unitarismeModifier

Dans le mondeModifier

Les unitariens sont surtout présents aux États-Unis (plus de 150 000 adultes inscrits dans les congrégations soit une participation totale estimée à 630 000), en Roumanie (80 000 membres recensés en 1992), au Canada (5 400 membres), en Grande-Bretagne (moins de 5 000 membres), en Hongrie, en Allemagne, en République tchèque et en Pologne.

En dehors de l'Amérique du Nord et de l’Europe, on note une forte présence en Inde (10 000 membres en pays kashi) et, plus récemment, aux Philippines (2 000 membres). Des petites communautés existent dans la plupart des autres pays européens, en Amérique latine et dans quelques pays d’Afrique noire (Afrique du Sud, Nigeria, Ouganda, Burundi, Congo Brazzaville et Congo Kinshasa).

En Europe francophone (France, Belgique, Suisse), ils sont peu nombreux, pas plus d’une centaine, présents dans le courant du protestantisme libéral ou au sein des deux associations unitariennes françaises (Assemblée Fraternelle des Chrétiens Unitariens — actuellement en sommeil — et Fraternité Unitarienne de Nancy — une centaine d'adhérents).

Des unitariens bibliques — non universalistes — se réunissent au sein d'organisations ou d'églises plus conservatrices, tels que l'Église de Dieu de la foi abrahamique ou l'Église de Dieu (Septième Jour), ou encore le groupement d'églises Truth & Fellowship.

En FranceModifier

Associations dissoutesModifier

Les associations françaises se caractérisent par un petit nombre d'adhérents. Parfois seulement un fondateur et deux ou trois membres.

  • L’Association unitarienne-universaliste de Paris-Île-de-France (2003-2006)
  • La Fraternelle unitarienne (2006-2008)
  • L'Association culturelle des dieunites (ACDD, 2008)
  • Le Regroupement francophone unitarien universaliste (RUUF) (2005-2008), fondé au Québec en novembre 2005 et auquel ont participé des unitariens français (l’AFCU et le RFUU avaient signé un accord de coopération en juillet 2006).
Associations existantesModifier
  • En 2010, l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, membre de la fédération du réseau des parvis, mouvance catholique libérale et fondée en 1996, comptait 22 adhérents (fondateur : le protestant libéral Théodore Monod ; le secrétaire catholique : Jean-Claude Barbier).
  • La Fraternité unitarienne fondée à Nancy en 1960 a changé depuis son nom en « Église unitarienne française / Fraternité unitarienne ». Elle organise des cultes réguliers et compte une centaine de fidèles.

Quelques unitariens célèbresModifier

Cet article intègre des matériaux copyleft issus de Correspondance unitarienne, oct. 2002.

Quelques ouvrages unitariens contemporains

- Marie-Claire Weber-Lefeuvre (préf. pasteur Pierre-Jean Ruff), Interroger sa foi: Du calvinisme au judéo-christianisme libéral, Saint-Denis, Edilivre, , 261 p. (ISBN 978-2-332-53824-6)

Notes et référencesModifier

  1. Martin Luther, Études sur les Psaumes, éd. Georges Laguarrigue, Labor et Fides, 2001, p. 157.
  2. « Définition de unitarisme - Encyclopædia Universalis », sur www.universalis.fr (consulté le 9 juin 2019)
  3. (en) « Unitarianism and Universalism | religion », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 9 juin 2019)
  4. La Petite église polonaise et l'Église unitarienne de Transylvanie en tenant compte des divers partages de la Pologne et des remaniements de frontières en Europe centrale.
  5. « UNE RELIGION ATTRAPE-TOUT. Les unitariens divisés, ou un schisme chez les tolérants », sur Courrier international, (consulté le 9 juin 2019)
  6. J. E. Rubenstein, Le Jour où Jésus devint Dieu, Bayard, 2000.
  7. The Cambridge History of English and American Literature in 18 Volumes (1907–21). Volume X. The Age of Johnson. XVI. The Literature of Dissent. § 7. The spread of Arianism and the First Socinian Controversy.
  8. Martin Mulsow, Jan Rohls, Socinianism and Arminianism: Antitrinitarians, Calvinists and Cultural Exchange in Seventeenth-Century Europe, BRILL, 2005, p. 268 lire sur Google Livres
  9. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, 2009, p. 148 lire sur Google Livres
  10. a b et c 100 questions
  11. ICUU - Funding

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Liens vers des sites unitariensModifier

Lire aussiModifier