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Uhuru Kenyatta

homme politique kenyan
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kenyatta.

Uhuru Kenyatta, né le à Nairobi (Kenya), est un homme d'État kenyan, président de la République depuis le .

Uhuru Kenyatta
Uhuru Kenyatta en 2015.
Uhuru Kenyatta en 2015.
Fonctions
Président de la République du Kenya
En fonction depuis le
(4 ans, 6 mois et 6 jours)
Élection 4 mars 2013
Vice-président William Ruto
Prédécesseur Mwai Kibaki
Vice-Premier ministre du Kenya

(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Mwai Kibaki
Premier ministre Raila Odinga
Prédécesseur Poste créé
(Accord national de réconciliation)
Successeur Poste supprimé
(Constitution de 2010)
Biographie
Nom de naissance Uhuru Muigai Kenyatta
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Nairobi (Colonie et protectorat du Kenya)
Nationalité Kényane
Parti politique TNA
Père Jomo Kenyatta[1]
Conjoint Margaret Wanjiru Gakuo
(depuis 1989)
Enfants Jomo Kenyatta
Ngina Kenyatta
Jaba Kenyatta
Diplômé de Amherst College
Religion Christianisme catholique
Résidence Palais d'État (Nairobi)

Uhuru Kenyatta
Présidents de la République du Kenya

Sommaire

BiographieModifier

Appartenant à l'ethnie kikuyu, il est le fils de Jomo Kenyatta, premier président de la République entre 1964 et 1978. Uhuru Kenyatta a 16 ans lorsque son père décède. Il suit des études en sciences politiques à Amherst College[2][3].

Carrière politiqueModifier

Élu membre du Parlement en 2001, il est nommé peu après ministre des collectivités locales. En décembre 2002, candidat de la KANU à l'élection présidentielle, il est battu par Mwai Kibaki et devient alors le chef de l'opposition. En décembre 2007, il soutient cependant la réélection du président Kibaki et retrouve alors son poste au gouvernement. En avril 2008, il devient vice-Premier ministre dans le gouvernement de coalition dirigé par Raila Odinga, chargé du Commerce puis, en 2009, des Finances. En 2012, la Cour pénale internationale le met en examen pour crimes contre l'humanité, commis lors des violences postélectorales ayant suivi la présidentielle de 2007. Il démissionne alors de ses fonctions ministérielles tout en demeurant vice-Premier ministre.

Présidence de la RépubliqueModifier

Opposé à Raila Odinga au premier tour de l'élection présidentielle le 4 mars 2013, il est déclaré vainqueur avec 50,07 % des voix[4]. Il prête serment et entre en fonction le 9 avril suivant[5].

Le 8 octobre 2014, il se rend à la convocation de la Cour pénale internationale (CPI), pour une audience sur un éventuel nouveau report de son procès pour crimes contre l'humanité, devenant le premier chef d'État en exercice à comparaître devant la CPI[6].

Cependant, la Cour pénale internationale a annoncé vendredi 5 décembre l'abandon des charges contre le président du Kenya. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a expliqué dans un document officiel ne pas avoir assez de preuves « pour prouver, au-delà de tout doute raisonnable, la responsabilité criminelle de M. Kenyatta ». Cette annonce n'exclut pas pour autant « la possibilité de retenir de nouvelles charges contre M. Kenyatta », a-t-elle précisé. Uhuru Kenyatta s'est réjoui de l'abandon des charges, estimant que la CPI lui avait ainsi « donné raison ». La CPI a néanmoins dénoncé une « série d'obstacles majeurs » à l'enquête, notamment de « vastes initiatives concertées pour harceler, intimider et menacer » les témoins[7].

Plusieurs rencontres diplomatiques (avec l'Italien Matteo Renzi ou l'Américain Barack Obama) montrent par la suite qu'il opère un retour en grâce sur la scène internationale, même si des critiques ont été émises sur la tolérance de l'Occident avec les droits de l'homme concernant le Kenya pour faire des affaires. Le mandat d'Uhuru Kenyatta est par ailleurs marqué, après des débuts dessinant une image plus moderne et transparente de la présidence, par des scandales de corruption et une croissance économique moins élevée que prévu[8].

Lors de l'élection présidentielle d'août 2017, il est de nouveau opposé à Raila Odinga. Le 9 août 2017, Uhuru Kenyatta remporte les élections avec un écart de 1,4 million de voix. La Cour suprême du Kenya est saisie par Raila Odinga concernant les résultats de cette élection le . Elle déclare les résultats de celle-ci invalide par 5 voix sur 7 car elle « n'a pas été conduite en accord avec la Constitution » le . Une nouvelle élection doit avoir lieu 60 jours au maximum après la décision[9]. Elle est initialement fixée au [10] puis reportée au [11]. Critiquant la date du scrutin, qu'il juge unilatérale, Odinga exige, pour y participer, l'audit du système électronique, la démission de la Commission électorale le possibilité pour d'autres candidats de participer au scrutin[12] comme le garantit la Constitution[13]. Le , sept membres de la commission électorale, dont le président de l'institution et le responsable informatique sont écartés, la nomination d'une nouvelle équipe les remplaçant dans leurs attributions, sans qu'ils ne soient officiellement renvoyés[14]. Le , alors qu'une loi stipulant que le retrait d'un candidat de la présidentielle impliquait automatiquement la victoire du candidat encore en lice est en préparation, et qu'une partie des membres de l'opposition aient fait défection en faveur de Kenyatta et que d'autres se soient contentés d'exercer leurs nouveaux mandats de parlementaires, Raila Odinga retire sa candidature et réclame un nouveau scrutin[15],[16]. Le , le Parlement vote la loi en question[17]. Le jour même, tous les candidats du scrutin d'août 2017 sont autorisés à participer à la nouvelle élection[18]. La Cour suprême a estimé dans un précédent jugement qu'un tel retrait provoquait l'annulation du scrutin avec un nouvel appel à candidature pour une nouvelle élection[19]. Kenyatta fait également appel de la réintégration des autres candidats[20].

Notes et référencesModifier

  1. Premier Premier ministre du Kenya (1963-1964) puis premier président de la République du Kenya (1964 à 1978).
  2. (en) « March 21, 2013 | '85 Alumnus Named President of Kenya | Amherst College », sur www.amherst.edu (consulté le 11 août 2017)
  3. By Faith Karimi CNN, « President-elect Uhuru Kenyatta of Kenya a man of complexities », sur CNN (consulté le 11 août 2017)
  4. Présidentielle kényane : Uhuru Kenyatta officiellement proclamé vainqueur, France 24, 9 mars 2013
  5. Kenya : Uhuru Kenyatta, président et inculpé de crimes contre l'humanité, Le Figaro, 9 avril 2013.
  6. (fr) « Kenya : Uhuru Kenyatta va devenir le premier président à comparaître devant la CPI », Antoine Boyet, Ijsberg Magazine, 6 octobre 2014
  7. « Au Kenya, assassinat d'un témoin-clé du procès du vice-président à la CPI », lemonde.fr, 6 janvier 2015.
  8. Bruno Meyerfeld, « Uhuru Kenyatta, le retour en grâce d’un paria », lemonde.fr, 4 avril 2016.
  9. « Coup de tonnerre au Kenya avec l'annulation de la présidentielle », sur Le Point, (consulté le 1er septembre 2017).
  10. « Kenya: une nouvelle élection présidentielle programmée pour le 17 octobre », sur LExpress.fr (consulté le 5 septembre 2017)
  11. « Kenya: l’élection présidentielle reportée au 26 octobre - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 22 septembre 2017)
  12. « Au Kenya, Raila Odinga pose ses conditions pour participer à la nouvelle présidentielle », sur Le Monde, (consulté le 5 septembre 2017)
  13. « Presidential rerun: You can also contest — lawyers », sur Daily Nation (consulté le 6 septembre 2017)
  14. « Kenya: très critiquée, la commission électorale nomme une nouvelle équipe - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 15 septembre 2017)
  15. Home, « Kenya : l'opposant Raila Odinga renonce à la présidentielle », sur Le Figaro (consulté le 10 octobre 2017)
  16. « Au Kenya : l’opposant Raila Odinga annonce son retrait de la présidentielle du 26 octobre », sur Le Monde, (consulté le 10 octobre 2017)
  17. « Le Parlement kényan facilite la réélection de Kenyatta et ajoute à la confusion - France 24 », sur France 24 (consulté le 11 octobre 2017)
  18. « Kenya: la présidentielle aura bien lieu le 26 octobre - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 11 octobre 2017)
  19. « Kenya : pourquoi le retrait de Raïla Odinga ne règle rien », sur Le Point Afrique (consulté le 12 octobre 2017)
  20. « Présidentielle au Kenya : après le retrait d’Odinga, Kenyatta poursuit son offensive juridique », sur Le Monde, (consulté le 12 octobre 2017)

Liens externesModifier