Troy (cheval)

cheval de course

Troy
Image illustrative de l’article Troy (cheval)
Casaque de Michael Sobell & Arnold Weinstock

Père Petingo
Mère La Milo
Père de mère Hornbeam
Sexe M
Naissance 25 mars 1976
Pays de naissance Drapeau de l'Irlande Irlande
Mort 12 mai 1983
Pays d'entraînement Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Éleveur Ballymacoll Stud
Propriétaire Michael Sobell & Arnold Weinstock
Entraîneur Dick Hern
Jockey Willie Carson
Rating Timeform 137
Nombre de courses 11
Nombre de victoires 8 (3 places)
Gains en courses £ 4 504 894
Distinction Cheval de l'année en Angleterre (1979)
Principales victoires Derby d'Epsom
Irish Derby
King George VI & Queen Elizabeth Stakes
Benson and Hedges Gold Cup

Troy (1976-1983) est un cheval de course pur-sang anglais né en Irlande. Propriété de Sir Michael Sobell et Lord Weinstock, il était entraîné par Dick Hern et monté par Willie Carson.

Carrière de courseModifier

Élevée en Irlande à Ballymacoll Stud, le haras de ses propriétaires (l'homme d'affaires Sir Michael Sobell et son gendre Lord Weinstock), Troy est confié à l'entraîneur Dick Hern, qui le fait débuter à l'été 1978. Vainqueur à sa deuxième sortie, ce poulain imposant grimpe de quelques étages pour remporter une Listed, les Vintage Stakes, devant un certain Ela-Mana-Mou, champion en devenir. Qui d'ailleurs ne tardera pas à prendre sa revanche sur lui dès la course suivante, les Royal Lodge Stakes, un groupe 2. Troy s'en tient là pour sa saison de 2 ans, avant un retour au printemps avec en ligne de mire les classiques.

En 1979, Troy arrache la victoire dans le Classic Trial, l'une des premières préparatoires au Derby. En revanche il fait une promenade de santé dans les Predominant Stakes, une Listed. Le voilà installé parmi les favoris de la 200e édition du grand classique anglais., derrière Milord (un autre pensionnaire de Dick Hern pour le compte de la Reine d'Angleterre) et Ela-Mana-Mou. Le jockey maison de Dick Hern, Willie Carson, a le choix de la monte entre Milord et Troy et choisit ce dernier. Bien vu. Car Troy s'envole littéralement, laissant l'opposition à sept longueurs. Et quelle opposition, puisque son dauphin Dickens Hill remportera ensuite les Eclipse Stakes, le troisième Northern Baby s'imposera dans les Champion Stakes, et Ela-Mana-Mou, quatrième, sera le meilleur cheval d'âge européen en 1980. Quant à Willie Carson, récompensé de son choix, il déclare que Troy est le meilleur poulain qu'il ait jamais monté (son futur partenaire Nashwan n'étant pas encore né à l'époque). Impressionnés, les handicapeurs de Timeform lui décernent un 137, à l'époque le quatrième plus haut rating de l'histoire du Derby.

Cette impressionnante victoire, Troy va la bonifier tout l'été. D'abord en réalisant le doublé avec l'Irish Derby, où il domine encore une fois Dickens Hill, de quatre longueurs. Ensuite dans les King George VI & Queen Elizabeth Stakes, où il affronte pour la première fois des chevaux d'âge et dispose du Français Gay Mecene et d'Ela-Mana-Mou – ce qui au passage lui permet de devenir le quatrième cheval de l'histoire à compléter un triptyque Derby-Irish Derby-King George après Nijinsky, Grundy et The Minstrel. Enfin dans la Benson & Hedge Gold Cup où, encore attardé à 600 mètres du but, il place une superbe accélération pour régler Crimson Beau. Naturellement, Troy vient chercher à Longchamp une consécration dans le Prix de l'Arc de Triomphe, là où tant de Derby-winners se sont cassés les dents. Et il cassera les siennes aussi, avec les honneurs, ne pouvant placer son habituelle accélération et s'inclinant face à Three Troikas et Le Marmot. Peut-être n'avait-il pas tout à fait récupéré de sa victoire à York, mais c'est sur ce demi-échec qu'il se retire de la compétition, fort d'un titre de cheval de l'année en Angleterre. Dans leur livre A Century of Champions, John Randall et Tony Morris le classe au seizième rang des meilleurs chevaux anglais du 20e siècle[1].

Résumé de carrièreModifier

Date Hippodrome Pays Course Statut Distance Jockey Place Écart Vainqueur ou deuxième
1978, 2 ans
Juin   Royaume-Uni Maiden W. Carson 2e
Juin Newmarket   Royaume-Uni Maiden W. Carson 1er 2 Warmington
27 juillet Goodwood   Royaume-Uni Vintage Stakes Listed 1 400 m W. Carson 1er / 5 2 ½ Ela-Mana-Mou
30 septembre Ascot   Royaume-Uni Royal Lodge Stakes Gr. 2 1 600 m W. Carson 2e / 8 3/4 Ela-Mana-Mou
1979, 3 ans
28 avril Sandown   Royaume-Uni Classic Trial Gr. 3 2 000 m W. Carson 1er / 5 enc. Two of Diamonds
23 mai Goodwood   Royaume-Uni Predominant Stakes Listed 2 200 m W. Carson 1er / 4 7 Serge Lifar
6 juin Epsom   Royaume-Uni Derby Gr. 1 2 400 m W. Carson 1er / 22 7 Dickens Hill
30 juin Curragh   Irlande Irish Derby Gr. 1 2 400 m W. Carson 1er / 9 4 Dickens Hill
28 juillet Ascot   Royaume-Uni King George VI & Queen Elizabeth II St. Gr. 1 2 400 m W. Carson 1er / 7 1 ½ Gay Mecene
21 août York   Royaume-Uni Benson & Hedge Gold Cup Gr. 1 2 080 m W. Carson 1er / 9 3/4 Crimson Beau
7 octobre Longchamp   France Prix de l'Arc de Triomphe Gr. 1 2 400 m W. Carson 3e / 22 4 Three Troikas

Au harasModifier

À l'issue de sa carrière, Troy est syndiqué pour 7,2 million de livres sterling, un record à l'époque[2], et se retire comme étalon à Highclere Stud dans le Berkshire. Las, il y meurt prématurément en 1983, victime d'une péritonite. Sa carrière d'étalon s'annonçait sous de bons hospices, notamment comme père de mères. En effet il eut le temps de donner la lauréate des Oaks Helen Street, appelée à devenir une poulinière essentielle, mère de Street Cry et grand-mère de Shamardal, Sheer Audacity, mère du Derby-winner Oath, Walensee, meilleure 3 ans de sa génération en France, lauréate du Prix Vermeille et mère du champion stayer Westerner ou encore Cocotte, mère du champion Pilsudski, six groupe 1 au compteur.

OriginesModifier

Troy a contribué comme nul autre au succès posthume Petingo, miler de talent, numéro 1 de sa génération à 2 ans et vainqueur des St. James's Palace Stakes et des Sussex Stakes, qui mourut en 1976, après sept années de monte. S'il doit à Troy une bonne part des gains qui l'ont conduit, en 1979, à son titre de tête de liste des étalons des îles britanniques, il a donné deux autres classiques, Fair Salina (Oaks) et English Prince (Irish Derby). La Milo, n'a guère brillé sur les hippodromes, mais s'est plus que rattrapée au haras puisque, outre Troy, elle a donné un autre vainqueur de groupe 1, le Français Admetus, vainqueur du Washington, D.C. International, des Prince of Wales's Stakes, du Grand Prix d'Évry (Gr.2) et du Prix Maurice de Nieuil, deuxième du Prix Dollar et du Grand Prix de Deauville.

PedigreeModifier

Origines de Troy (IRE), mâle bai, 1976
Père
Petingo
1965
Petition
1944
Fair Trial Fairway
Lady Juror
Art Paper Artists Proof
Quire
Alcazar
1957
Alycidon Donatello
Aurora
Quarterdeck Nearco
Poker Chip
Mère
La Milo
1963
Hornbeam
1953 
Hyperion Gainsborough
Selene
Thicket Nasrullah
Thorn Wood
Pin Prick
1955
Pinza Chanteur
Pasqua
Miss Winston Royal Charger
East Wantleye (famille 1-b)[3]

RéférencesModifier

  1. (en) Morris, Tony; Randall, John, A Century of Champions., Portway Press, (ISBN 1-901570-15-0)
  2. (en) « Obituary: Lord Weinstock », sur the Guardian, (consulté le )
  3. Patricia Erigero Thoroughbred Heritage, « 1 Tregonwell's Natural Barb Mare », Tbheritage.com (consulté le )