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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hyperion.

Hyperion
Image illustrative de l’article Hyperion (cheval)

Père Gainborough
Mère Selene
Père de mère Chaucer
Sexe M
Naissance 18 avril 1930
Pays de naissance Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Mort 9 décembre 1960
Pays d'entraînement Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Éleveur Lord Derby
Propriétaire Lord Derby
Entraîneur George Lambton
Colledge Leader
Nombre de courses 13
Nombre de victoires 9
Gains en courses £ 29 509
Distinction Tête de liste des étalons en Angleterre et en Irlande (1940, 1941, 1942, 1945, 1946, 1954)
Principales victoires Derby d'Epsom
St. Leger Stakes
Prince of Wales's Stakes
Dewhurst Stakes

Hyperion (1930-1960) est l'un des chevaux de course les plus célèbres du XXe siècle. Champion sur les pistes, il fut surtout l'un des étalons les plus influents du siècle.

Carrière de coursesModifier

Propriété de son éleveur, Lord Derby, et confié aux soins de l'un des meilleurs entraîneurs anglais, George Lambton[1], Hyperion était un poulain bien né mais de petite taille, mesurant tout juste 1,50 mètre au garrot[2]. Il se révéla pourtant un champion dès son année de 2 ans, remportant les New Stakes à Ascot et les Dewhurst Stakes à Newmarket. À 3 ans, il fit l'impasse sur les 2000 Guinées, mais réalisa un sans faute, alignant quatre victoires en autant de sorties dans le Chester Vase, le Derby d'Epsom (remporté de quatre longueurs, record à la clé en 2'34"[2]), les Prince of Wales's Stakes et le St. Leger.

Hyperion passa l'année suivante sous les ordres de Colledge Leader, Lord Derby considérant George Lambton trop âgé pour s'occuper de ce cheval réputé paresseux au travail le matin[2]. Hyperion effectua une rentrée gagnante dans les March Stakes, où il écrasa la concurrence de dix longueurs, enchaîna avec une victoire dans les Burwell Stakes, un handicap. Mais son entourage voulut s'aventurer sur les 4000 mètres de la Gold Cup. Cependant, le cheval, peu à l'aise sur une aussi longue distance, termina troisième. Revenu sur 2400 mètres, il connut toutefois une nouvelle défaite, de justesse, dans les Dullingham Stakes à Newmarket, et Lord Derby décida de retirer son cheval de la compétition.

Au harasModifier

Devenu étalon, Hyperion marqua sensiblement et durablement l'élevage de pur-sang, et ce dans le monde entier. Il fut ainsi sacré six fois tête de liste des étalons en Angleterre et en Irlande[3], et quatre fois tête de liste des pères de mères. Ses 527 rejetons remportèrent 752 courses, et 118 d'entre eux furent "stakes winners"[4], dont sept lauréats classiques. Parmi ses meilleurs produits, figurent :

Père de mères exceptionnel, Hyperion est celui de Nearctic, le père de Northern Dancer, l'étalon le plus important du XXe siècle ou du crack Citation. Mais c'est surtout via ses fils qu'il a influencé l'élevage mondial : ils furent tête de liste des étalons un peu partout sur la planète. Aureole le fut deux fois en Angleterre et Owen Tudor, s'il n'y parvint jamais, produisit les cracks Abernant et Tudor Minstrel (deux des chevaux les plus estimés de l'histoire selon Timeform) ; Ruthless fut deux fois tête de liste en Nouvelle-Zélande, tandis qu'en Australie, si Helios eut cet honneur en 1949, c'est surtout son petit-fils Star Kingdom (cinq fois tête de liste) qui marqua durablement l'élevage ; Coastal Traffic et Babu's Pet furent tête de liste en France, Aldis Lamp en Belgique, Hyperbole en Suède ; en Afrique du Sud, c'est Deimos qui fut sacré deux fois ; et d'autres fils de Hyperion furent de brillants reproducteurs en Amérique du Sud.

Hyperion est mort en 1960, à 30 ans. Depuis 2009, son squelette est exposé au National Horseracing Museum de Newmarket[5], où il remplace celui de Eclipse, envoyé quant à lui au Royal Veterinary College[6]. Une statue en bronze, grandeur nature, d'Hyperion a été érigée à l'entrée du Jockey Club de Newmarket.

OriginesModifier

Hyperion est un fils du champion et bon étalon Gainsborough, lauréat de la Triple couronne britannique en 1918. Sa mère, Selene, fut une poulinière exceptionnelle, puisqu'elle donna aussi Sickle, vainqueur des Prince of Wales's Stakes et aïeul de Native Dancer et Sea Bird, et Pharamond (Middle Park Stakes).

Origines de Hyperion[7]
Père
Gainsborough
1915
Bayardo
1906
Galicia
1898
Hampton
1872
Black Duchess
1886
Bay Ronald
1893
Galopin
1872
Isoletta
1891
Rosedrop
1907
St Frusquin
1893
St Simon
1881
Isabel
1879
Rosaline
1901
Trenton
1881
Rosalys
1894
Mère
Selene
1919
Chaucer
1900
St Simon
1881
Galopin
1872
St Angela
1865
Cantebury Pilgrim
1893
Tristan
1878
Pilgrimage
1875
Serenissima
1913
Minoru
1906
Cyllene
1895
Mother Siegel
1897
Gondolette
1902
Loved One
1883
Dongola
1883

Notes et référencesModifier

  1. (en) « George Lambton », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2016)
  2. a b et c (en) « Portrait d'Hyperion sur Thoroughbred Heritage » (consulté le 22 décembre 2009)
  3. (en) Randall, John, « John Randall on the 100 makers of 20th-century racing (Part 4) », The Racing Post,‎ (lire en ligne)
  4. « Australian Stud Book - Horse », sur www.studbook.org.au (consulté le 15 octobre 2016)
  5. (en) « Find A Grave - Hyperion », sur www.findagrave.com (consulté le 22 juin 2016)
  6. (en) « The father of ALL racehorses: Scientists discover majority of modern thoroughbreds are descended from the British stallion Eclipse », sur Mail Online (consulté le 22 juin 2016)
  7. (en) « Pédigree d'Hyperion sur Thoroughbred Database » (consulté le 22 décembre 2009)