Thomas Kling

poète allemand

Thomas Kling, né le à Bingen am Rhein et mort le à Dormagen, est un poète allemand.

Thomas Kling
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Biographie
Naissance
Décès
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DormagenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Gymnase Humboldt Düsseldorf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Membre de
Distinctions
Liste détaillée
Rolf-Dieter-Brinkmann-Stipendium (d) ()
Prix Peter-Huchel ()
Ernst-Jandl-Preis ()
Prix littéraire de Düsseldorf ()Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Né en 1957 à Bingen am Rhein, Thomas Kling passe son enfance à Hilden puis à Düsseldorf. Il étudie la littérature allemande, l'histoire et l'histoire de l'art à Cologne, Düsseldorf et Vienne[1]. Au milieu des années 1990, il s'installe avec sa femme Ute Langanky dans une ancienne base militaire de l'OTAN à Hombroich, qui abrite aujourd'hui la Thomas Kling Archiv[2]. Il meurt en 2005 à Dormagen d'un cancer du poumon[3].

ŒuvreModifier

Auteur important de la poésie allemande contemporaine[4], Kling se fait d'abord connaître par ses lectures publiques, seul ou avec le batteur Frank Köllges. Influencée par les expressionnistes, les expérimentaux viennois et Paul Celan, son œuvre compte une dizaine de recueils. D'abord témoignage de la scène punk du Ratinger Hof (de) et des avant-gardes de la Kunstakademie de Düsseldorf, elle tend vers une archéologie du langage[5], mélangeant argot et corpus savant dans « un des projets les plus ambitieux d'altération de la langue allemande que l'on ait entrepris depuis plusieurs décennies. »[6]

Également auteur d'un essai sur la poésie orale, traducteur de Catulle[7], Kling a édité une anthologie des poèmes de Friederike Mayröcker[8]. Il obtient le prix Else Lasker-Schüler en 1994, le prix Peter Huchel en 1997[9] et le prix Ernst Jandl en 2001[10].

BibliographieModifier

Choix de recueilsModifier

En allemand :

  • erprobung herzstärkender mittel. Eremiten, 1986.
  • geschmacksverstärker. Suhrkamp, 1989.
  • brennstabm. Suhrkamp, 1991.
  • nacht.sicht.gerät. Suhrkamp, 1993.
  • morsch. Suhrkamp, 1996.
  • Fernhandel. DuMont, 1999.
  • Sondagen. DuMont, 2002.
  • Auswertung der Flugdaten. DuMont, 2005.

Traductions françaises :

  • Manhattan Espace Buccal. Éditions Unes, 2015 (traduction d'Aurélien Galateau). Réunit deux cycles de poèmes issus de morsch et de Sondagen.
  • Échange longue distance (Fernhandel). Éditions Unes, 2016 (traduction d'Aurélien Galateau).
  • appareil.vision.nocturne. (nacht.sicht.gerät.) Éditions Unes, 2018 (traduction d'Aurélien Galateau).
  • Des extraits de Fernhandel sont parus dans l'Anthologie allemande contemporaine (Seghers, 2001 ; traduction de François Mathieu), dans les revues Sapriphage no 37, Po&Sie no 95 (traduction de Jean-René Lassalle) et MEET no 5 (traduction de Michèle Métail).

EssaiModifier

  • Itinerar. Suhrkamp, 1997.

TraductionModifier

  • Catulle : Das Haar der Berenice. Tertium, 1997.

AnthologieModifier

  • schädelmagie. Reclam, 2008.

Notes et référencesModifier

  1. Elena Camaiani, « Landeshauptstadt Düsseldorf - Kling, Thomas », sur www.duesseldorf.de
  2. (en) http://www.inselhombroich.de/en/aktivitaeten/archive/thomas-kling-archiv/
  3. « Link des Tages Thomas Kling ist tot vom 05.04.2005 - Perlentaucher », sur www.perlentaucher.de
  4. Pour le critique Michael Braun du Neue Zürcher Zeitung, Kling est « indubitablement le poète majeur de sa génération » (http://www.nzz.ch/articleCPI47-1.116261). Lors de la remise du prix Peter Huchel, Sibylle Kramer le désigne comme « un poète important du 20e siècle » (http://peter-huchel-preis.de/preistraeger/1997-thomas-kling/). Cornelia Jentzsch du Frankfurter Rundschau écrit qu'il est « un des poètes contemporains les plus importants » (https://www.perlentaucher.de/buch/thomas-kling.html).
  5. (de) « Thomas Kling : Poetische Archäologie », sur www.faz.net,
  6. Laurent Cassagnau : « De la tomographie à l'alchimie, la langue en fusion de Thomas Kling. » in Altérations, créations dans la langue, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2001.
  7. (de) « Thomas Kling übersetzt Catull », sur www.faz.net,
  8. Friederike Mayröcker : Benachbachte Metalle, Suhrkamp, 1998. Version française : Métaux voisins, traduit par Jean-René Lassalle et publié par l'Atelier de l'Agneau. Voir aussi Aurélie Le Née : « Le dialogue poétique entre Friederike Mayröcker et Thomas Kling », Études germaniques no 262, pages 431-446.
  9. « Thomas Kling (1997) | Peter-Huchel-Preis für deutschsprachige Lyrik », sur peter-huchel-preis.de
  10. « Ernst Jandl-Preis für Lyrik an Thomas Kling »

Liens externesModifier