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Thermes de Bliesbruck

site archéologique à Bliesbruck (Moselle)

Thermes romains de Bliesbruck
Image illustrative de l’article Thermes de Bliesbruck
Les thermes, façade côté sud-est.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
commune Bliesbruck (Moselle)
Type Thermes romains
Coordonnées 49° 07′ 31″ nord, 7° 10′ 55″ est

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Thermes romains de Bliesbruck
Thermes romains de Bliesbruck

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Thermes romains de Bliesbruck
Thermes romains de Bliesbruck

Géolocalisation sur la carte : France

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Thermes romains de Bliesbruck
Thermes romains de Bliesbruck
Histoire
Époque Du Ier siècle au IIIe siècle

Les thermes de Bliesbruck, en Moselle sont un complexe thermal romain ayant fonctionné de la fin du Ier siècle au milieu du IIIe siècle. Les éléments dégagés sont intégrés désormais au Parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim.

HistoireModifier

L'agglomération romaine secondaire a été fouillée à partir de 1979[1]. Elle est située de part et d'autre d'une voie romaine structurant le bâti. L'ensemble thermal monumental atteste l'importance de cette installation à vocation essentiellement artisanale. Cet ensemble présente trois stades de développement.

Phase 1 : fin du Ier siècleModifier

La construction du complexe initial est datée de la fin du Ier siècle et marque une étape importante dans l'urbanisation de cette agglomération secondaire.

L'ensemble comporte une succession de trois salles sur un axe est-ouest : frigidarium, tepidarium et caldarium. Ces salles sont précédées, à l'est, d'une petite pièce d'accueil. Le frigidarium se termine par une abside, quant au caldarium, il possède peut-être une abside mais les transformations ultérieures ne permettent pas de l'affirmer.

Ce complexe central (mesurant 10 × 20 m) est flanqué de deux longues ailes au nord et au sud comportant des boutiques alignées. Chaque aile mesure environ 4,9 × 30 m et comporte sept locaux bordés d'un portique. À l'ouest de l'aile nord et au nord du complexe central se trouve la palestre (environ 20 mètres de côté). L'aile nord se prolonge par un bâtiment de 15 × 10,9 m et abrite des ateliers-boutiques. Au cours du IIe siècle, des modifications mineures sont entreprises, notamment l'adjonction de latrines au sud du complexe central. Cette disposition est à rapprocher de celle des thermes du forum à Pompéi, à Augst et à Ostie : les boutiques font écran à la palestre et permet de créer une zone calme à l'abri des nuisances de la rue (bruits, odeurs, etc.).

Phase 2 : fin du IIe siècleModifier

Dans le dernier tiers du IIe siècle, l'ensemble subit d'importantes transformations. Le petit édicule qui sert d'accueil laisse la place à un bâtiment nettement plus vaste, le caldarium est reconstruit et le bassin de la palestre est comblé[2]. Les locaux de l'aile nord sont modifiés et le bâtiment ateliers-boutiques est rattaché au complexe thermal, le portique est modifié. L'aile sud, qui est rasée et reconstruite, comporte désormais des poteaux et une maçonnerie plus puissants laissant supposer l'existence d'un étage. La palestre, désaffectée et dévolue au service, comporte dans son angle sud-est une salle chauffée accessible depuis le complexe central.

Phase 3 : milieu du IIIe siècleModifier

L'adjonction à l'est de la pièce d'accueil de deux grandes salles chauffées de part et d'autre de la porte centrale modifie notablement la physionomie de l'édifice. L'aile nord est encore modifiée et le portique fait place à une galerie fermée. L'aile sud est modifiée également : les deux premières boutiques en contact avec le complexe central font place à une salle plus grande qui déborde et occupe également le début du portique. La pièce au nord du complexe central est équipée d'un hypocauste et comporte une salle de chauffe qui empiète davantage sur la cour.

La monumentalité recherchée de la construction initiale laisse place à une façade irrégulière. Le complexe thermal atteint son plus grand développement au milieu du IIIe siècle.

BibliographieModifier

  • Bliesbrück-Rheinheim (coll. « Guides archéologiques de la France », no 32, Imprimerie nationale / Ministère de la Culture.
  • Jean-Paul Petit, Le Complexe des thermes de Bliesbruck (Moselle) : un quartier public au cœur d’une agglomération secondaire de la Gaule Belgique, Paris, Exé productions, 2000.
  • E. Follain, P. Brunella, Les thermes gallo-romains de Bliesbruck : de la recherche scientifique à l'évocation architecturale, 2003.

Notes et référencesModifier

  1. "Les thermes publics de Bliesbruck" in Les dossiers d'archéologie n° 323, sept.-oct. 2007, p. 77
  2. "Les thermes publics de Bliesbruck" in Les dossiers d'archéologie n° 323, sept.-oct. 2007, p. 79

Voir aussiModifier