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OL Groupe

société holding de l'Olympique lyonnais

OL Groupe
logo de OL Groupe

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Action Euronext Paris (OLG)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Décines-CharpieuVoir et modifier les données sur Wikidata
Drapeau de France France
Direction Jean-Michel AulasVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires J-M Aulas via Holnest (27,86 %)
IDG Capital (en) (19,99 %)
Pathé (19,49 %)
Activité Sport (football, basket-ball)
Événementiel
Effectif 444 salariés (au 30/06/2018)
Site web olympiquelyonnais.com

Chiffre d'affaires en augmentation 309 millions € (2018-2019)

L'Olympique Lyonnais Groupe ou simplement OL Groupe est une société holding créée en 1999, spécialisée dans la gestion de l'Olympique lyonnais et des différentes sociétés qui entourent le club rhodanien. Jean-Michel Aulas en est président-directeur général.

Le chiffre d'affaires du groupe en 2017 était de 250 millions d'euros et le résultat positif de 4,67 millions d'euros[1].

L'Olympique lyonnais est le seul club français coté en bourse[2]. Les expériences étrangères de cotation de clubs de football professionnel se sont pour la plupart révélées des échecs[2], principalement car l'argent levé a servi à acheter des joueurs, en misant sur un succès sportif à court terme plutôt que de privilégier l'investissement à plus long terme comme la construction d'un stade, générateur de revenus futurs et plus réguliers[2].

HistoriqueModifier

La société holding de l'Olympique lyonnais est officiellement créée le , avec la même année l'entrée au capital du groupe Pathé.

Introduction en bourseModifier

 
Ancien logo du groupe jusqu'en 2011.

Le , l'OL Groupe fait son entrée en bourse, une première pour un club de football français, en plaçant 28 % de son capital, au cours d'introduction de 24 euros[3]. Cette levée de 89 millions d’euros doit permettre un début de financement du projet OL Land qui comprend la construction d'un nouveau stade, nommé Stade des Lumières, sensé fortement développer les revenus du groupe[4]. Mais à la fin de l'exercice 2012, l'entreprise n’a plus que 11,3 millions de trésorerie globale en caisse et a déjà dépensé 43,2 millions d'euros dans le projet immobilier OL Land et son stade des Lumières. Le retard dans la construction de ce stade, cause en partie la forte chute du cours en bourse, qui atteint 3 euros en 2013, ce stade devant fortement accroitre les recettes de l'OL Groupe[4],[2].

Toutefois, la part d'investissement qui revient l'OL Groupe sur ce seul projet est de l'ordre de 400 millions d'euros et rares sont les investisseurs qui désirent prendre un tel risque. Tant et si bien que la presse spécialisée conseille de se tenir à l'écart d'un titre dont les performances sportives et financières de l'entreprise se dégradent[5]. Après un fort rebond au premier semestre 2015, l'action passant de 3 euros en 2014 à 6 euros, les investisseurs anticipant de bons résultats économiques[2], l'action a rechuté et le 27 novembre 2015, l'action ne valait plus que 2,02 euros.

Développement économique et diversificationModifier

Après de nombreux recours et retard, le , est signé le permis de construire du « Grand Stade » au coût total de 405 millions d'euros[6]. Mais le financement du stade n'est finalisé qu'en juillet 2013 avec le démarrage des travaux de construction dans le foulée[7]. Initialement prévu pour être finalisé à l'été 2010, l'inauguration du stade a lieu le 9 janvier 2016[8].

En , l'OL Groupe annonce son rapprochement avec le fonds d'investissement chinois IDG Capital (en), qui obtiendra 20 % du capital, via une augmentation de capital de 100 millions d'euros[9]. Cette opération, qui a notamment pour but d'internationaliser le club et d'augmenter la notoriété de l'OL en Chine, est finalisée en [10]. Une société commune, Beijing OL FC, détenue à 45 % par l'OL, est mise en place entre autres pour établir des partenariats avec des sociétés locales et créer des écoles de football[9].

En , l'OL Groupe dévoile son plan stratégique pour les 5 ans à venir, avec une vision « full entertainment », le chiffre d'affaires doit atteindre 400 millions d'euros d'ici 2024. Le groupe compte ainsi se diversifier avec notamment un projet d'implantation d’une nouvelle salle évènementielle à proximité du Groupama Stadium et le développement d'événements annuels dans ce dernier[11]. C'est donc dans ce but que le groupe annonce en juin la création d’un nouveau festival annuel de musique organisé au Groupama Stadium en partenariat avec Olympia Production, filiale de Vivendi[12].

Après plusieurs mois de négociations[13], le , OL Groupe officialise son rapprochement avec le club de basket français LDLC ASVEL. Le groupe détiendra 25 % du capital du club après lui avoir apporter 3,4 millions d'euros, ainsi que 10 % du capital du Lyon ASVEL Féminin avec un investissement de 300 000 [14]. Par ailleurs, l'OL a dévoilé en détail son projet de salle de spectacle à 100 millions d'euros située à proximité du Groupama Stadium. Cette nouvelle salle prévue pour 2023-2024, permettra d'accueillir des concerts (de 15 000 à 16 000 personnes), des séminaires de grande ampleur (3 000 personnes) et des événements sportifs (12 000 personnes) et donc la possibilité pour l'ASVEL d'y jouer ses matchs d'Euroligue[15].

OL Groupe annonce en un chiffre d'affaires record de 309 millions d'euros et confirme son objectif de 400 millions d'euros de revenus d'ici 2024[16]. À cette occasion, le président du groupe, Jean-Michel Aulas, a également annoncé des négociations pour le rachat d'une franchise féminine américaine de football jouant en NWSL[17].

OrganisationModifier

ActivitésModifier

La société OL Groupe possède différentes filiales[18] :

  • 100 % d'Olympique Lyonnais SASU
  • 100 % d'OL Organisation
  • 100 % d'OL Loisirs Développement
  • 95 % d'OL Partner
  • 45 % de Beijing OL FC

Olympique Lyonnais SASU est liée par une convention à l'association OL qui détient 100 % de la SCI de l'Olympique lyonnais[18].

OL Loisirs Développement détient 5 % dans la SCI Too Fun Parc[18].

En 2017, le chiffre d'affaires du groupe de 250 millions d'euros était ainsi réparti[19] :

  • Droits TV et marketing : 39,6%
  • Partenariats et publicité : 11,6%
  • Produits de la marque : 6,8%
  • Produits de cessions de contrats de joueurs : 20,7%
  • Billetterie : 17,6%
  • Événements : 3,7%

ActionnairesModifier

Au 31 décembre 2017, le capital du groupe se répartissait en 58 172 723 actions [20] :

  •   ICMI (société détenue à 97,93% par la famille Aulas) : 16 208 087 actions ; 27,86% du capital ; 32,26% des droits de vote
  •   Pathé : 11 341 388 actions ; 19,5% du capital ; 26,40% des droits de vote
  •   IDG : 11 627 153 actions ; 19,99% du capital ; 14,88% des droits de vote
  • Autres administrateurs : 38 046 actions ; 0,07% du capital ; 0,10% des droits de vote
  •   Auto-détention : 313 240 actions ; 0,54% du capital ; aucun droit de vote
  • Public : 18 644 809 actions ; 32,05% du capital ; 26,37% des droits de vote

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Zone Bourse, « Olympique Lyonnais Groupe : Données financières, estimations et prévisions pour Olympique Lyonnais Groupe | OLG | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le 8 juillet 2018)
  2. a b c d et e « A l'OL, même l'action flambe! », sur L'Équipe, (consulté le 12 octobre 2019)
  3. « L'OL a fait son entrée en Bourse au prix de 24 euros par action », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2019)
  4. a et b Anthony Alyce, « La chute inexorable du titre OL Groupe », sur Ecofoot.fr, (consulté le 12 octobre 2019)
  5. Guillaume Bayre, « Le fiasco boursier de l’Olympique lyonnais », sur Le Figaro Bourse, (consulté le 12 octobre 2019)
  6. « Le stade de Lyon décroche enfin son permis de construire », sur Les Echos, (consulté le 12 octobre 2019)
  7. « Le financement du grand stade de Lyon enfin bouclé », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2019)
  8. « L’Olympique lyonnais inaugure son nouveau stade », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2019)
  9. a et b « OL Groupe cède aux sirènes chinoises mais à ses conditions », sur LExpress.fr, (consulté le 12 octobre 2019)
  10. Anthony Alyce, « OL : IDG boucle son entrée au capital social du club », sur Ecofoot.fr, (consulté le 12 octobre 2019)
  11. « L'Olympique Lyonnais vise les 400M€ de Chiffre d'Affaires d'ici 5 ans avec un concept de « full entertainment » », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  12. « OL Groupe poursuit son plan "full entertainment" avec la création d'un festival annuel de musique (FELYN) au Groupama Stadium », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  13. « Le président de l'OL évoque des discussions avec l'Asvel de Tony Parker », sur Le Point, (consulté le 10 octobre 2019)
  14. Julien Lesage, « OL/Asvel : le rapprochement officialisé », sur Le Parisien.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  15. « L'OL au capital de l'ASVEL : Jean-Michel Aulas et Tony Parker se sont dit oui », sur L'Équipe, (consulté le 10 octobre 2019)
  16. « Comment OL Groupe a enregistré un nouveau chiffre d'affaires record en 2018-2019 », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  17. « Olympique Lyonnais. L'OL en passe de racheter une franchise américaine de football », sur Ouest-France.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
  18. a b et c [1] sur le site officiel du groupe
  19. Zone Bourse, « Olympique Lyonnais Groupe : Actionnaires, dirigeants et description métier | OLG | FR0010428771 », sur Zone bourse (consulté le 8 juillet 2018)
  20. « Structure du capital », investisseur.olympiquelyonnais.com,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2018)

Liens externesModifier