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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Siège de Rhodes.
Siège de Rhodes (305 av. J.-C.)

Informations générales
Date 305-304 av. J.-C.
Lieu Rhodes
Issue Victoire de Rhodes
Belligérants
Antigone
Athènes
Rhodes
Ptolémée
Lysimaque
Cassandre
Commandants
Démétrios

Guerres des diadoques

Batailles

Guerres des Diadoques
Hellespont · Paraitacène · Gabiène · Gaza · Guerre babylonienne · Salamine de Chypre · Rhodes · Ipsos · Couroupédion

Coordonnées 36° 10′ 00″ nord, 28° 00′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Siège de Rhodes (305 av. J.-C.)

Le siège de Rhodes (305 av. J.-C.) est un épisode des guerres des diadoques où s'est illustré Démétrios, le fils d'Antigone le Borgne. Ce siège qui dure plus d'un an est l'un des plus célèbres de l'Antiquité de par l'ampleur des moyens mis en œuvre.

Sommaire

Contexte historiqueModifier

Si la cité de Rhodes adopte dans ses relations avec les diadoques une stricte neutralité, ses intérêts économiques orientent sa préférence vers une alliance avec l'Égypte ptolémaïque[1]. De plus, les nombreux conflits et le développement de la piraterie accordent à la ville un rôle de gardien des mers qui lui valent un grand prestige. Cependant, si Antigone le Borgne souhaite s'emparer de la ville, c'est avant tout pour son importance géostratégique. Il dirige Chypre depuis la victoire de Salamine de Chypre sur Ptolémée en 305 av. J.-C. ; mettre la main sur Rhodes, c'est contrôler l'ensemble des communications en Méditerranée orientale et en Égée[2]. Démétrios a ainsi tenté en vain d'entraîner Rhodes contre Ptolémée après sa victoire au large de Chypre[3]. En outre Antigone vient d'échouer personnellement dans une attaque contre l'Égypte (305), il est donc nécessaire d'empêcher la naissance de cette thalassocratie que Ptolémée a failli établir en 308. La liberté des Grecs, dont Antigone se proclame le champion depuis la proclamation de Tyr en 315, ne pèse plus très lourd quand son intérêt l'exige

Déroulement du siègeModifier

 
Le colosse de Rhodes, d'après une gravure du XIXe siècle.

Démétrios est donc chargé de s'emparer de la ville. Il commande une flotte de 200 navires de combat et 150 navires auxiliaires ; il bénéficie aussi de l'aide de nombreuses flottes de pirates ; enfin plus de 1 000 navires de commerce l'ont suivi en prévision de ce que le pillage apporterait. Il utilise de gigantesques machines de siège, dont les hélépoles, auxquels les Rhodiens opposent une farouche résistance.

Ptolémée, Cassandre et Lysimaque ravitaillent la cité qui est cependant sur le point de céder en 305 av. J.-C. Ptolémée conseille alors lui-même aux Rhodiens de traiter avec Démétrios.

ConséquencesModifier

Grâce à l'entremise de la ligue étolienne, un accord est signé en 304 av. J.-C. Rhodes s'engage à devenir l'alliée d'Antigone, sauf en cas de conflit contre Ptolémée, et doit livrer cent otages.

Démétrios y gagne son surnom de Poliorcète (« Preneur de ville ») bien qu'il ne s'empare pas complètement de la cité. À la suite du siège, les Rhodiens construisent le colosse de Rhodes, représentant Hélios (le dieu du Soleil), qui fait partie des Sept Merveilles du monde[2].

Notes et référencesModifier

  1. Diodore, XX, 81, 4.
  2. a et b Will 2003, p. 70.
  3. Diodore, XX, 82, 1-2.

AnnexesModifier

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Guy Labarre, « La poliorcétique hellénistique à travers le siège de Rhodes de 305/4 I. Pimouguet-Pédarros, La cité à l’épreuve des rois. Le siège de Rhodes par Démétrios Poliorcète (305-304 av. J.-C.) [compte-rendu] », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 38, no 2,‎ , p. 225-231 (lire en ligne).
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 2-02-060387-X)