Ouvrir le menu principal

Bataille de Couroupédion

bataille des guerres des diadoques
Bataille de Couroupédion

Informations générales
Date Février 281 av. J.-C.
Lieu Près de Sardes
Issue Victoire de Séleucos
Belligérants
Royaume de Syrie et leurs alliésRoyaume de Thrace et leurs alliés
Commandants
SéleucosLysimaque
Forces en présence
InconnuesInconnues
Pertes
InconnuesÉlevées

Batailles

Guerres des Diadoques

Dernière grande bataille des diadoques, la bataille de Couroupédion (en grec ancien Κύρου πεδίον ou Κόρου πεδίον) s'est déroulée en 281 av. J.-C. en Lydie. Elle oppose l'armée de Lysimaque, roi de Thrace, à celle de Séleucos, roi de Syrie.

Contexte historiqueModifier

En 282 av. J.-C., Séleucos entre en guerre contre Lysimaque, encouragé par Ptolémée Kéraunos, réfugié à la cour séleucide depuis le meurtre d'Agathoclès, l'héritier de Lysimaque (et beau-frère de Ptolémée Kéraunos) mis à mort par son propre père. Séleucos redoute en effet les ambitions de Lysimaque qui occupe la Macédoine depuis 288. Il forme alors une alliance avec Ptolémée II, envahit l'Asie Mineure et obtient le ralliement de Philétairos, gouverneur de Pergame.

Déroulement de la batailleModifier

Les deux armées s'affrontent près de Sardes en Lydie au début de l'année 281. On ne sait presque rien de la bataille elle-même si ce n'est que les deux rois, fort âgés, se seraient affrontés personnellement. Lourdement défait, Lysimaque est abandonné par ses propres troupes ; il finit tué par un javelot lancé par Malacon, un soldat d'Héraclée du Pont au service de Séleucos[1].

ConséquencesModifier

Séleucos multiplie les opérations militaires pour prendre le contrôle de la Phrygie et de l'Hellespont, en coordination avec les armées de son fils, Antiochos[2]. Lysimaque éliminé, la Macédoine n'a plus de roi à sa tête. Ainsi, désireux de régner sur la Macédoine et de - peut-être - reconstituer l'empire d'Alexandre à la suite de cette éclatante victoire, Séleucos traverse l'Hellespont mais il est assassiné en septembre 281 av. J.-C. en Chersonèse de Thrace par Ptolémée Kéraunos, soutenu par une partie de l'armée de Séleucos[3].

Cette victoire marque longtemps l'imaginaire royal des Séleucides. La conquête de la Thrace par Antiochos III lui permet d'envisager une refonte de son empire en s'inspirant des projets de son prédécesseur. Cependant, alors que Séleucos aspire à s'installer en Europe et confier l'Asie à son fils, Antiochos III projette lui de confier l'Europe à l'un de ses fils, Antiochos, et de s'installer en Asie[4].

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier