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Sergueï Mironov

personnalité politique russe
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mironov.

Sergueï Mironov
Сергей Миронов
Illustration.
Sergueï Mironov en 2014.
Fonctions
Président de Russie juste
En fonction depuis le
(13 ans, 1 mois et 12 jours)
Prédécesseur Création du parti
Président du Parti russe de la Vie

(3 ans, 6 mois et 9 jours)
Prédécesseur Création du parti
Successeur Dissolution du parti
Président du Conseil de la Fédération de Russie

(9 ans, 5 mois et 13 jours)
Prédécesseur Jegor Strojev
Successeur Valentina Matvienko
Aleksander Torshin (intérim)
Biographie
Nom de naissance Sergueï Mikhailovitch Mironov
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Pouchkine, RSFS
de Russie
(URSS)
Nationalité Russe
Parti politique Parti russe de la Vie (2003-2006)
Russie juste (depuis 2006)
Diplômé de Institut minier Plekhanov
Profession Ingénieur

Sergueï Mikhailovitch Mironov, en russe : Сергей Михайлович Миронов, né le 14 février 1953 à Pouchkine, est un homme politique russe, notamment président du Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, de décembre 2001 à mai 2011.

BiographieModifier

Famille et service militaireModifier

Mironov est né à Pouchkine (ancienne Tsarskoïe Sélo, le Versailles russe), dans la banlieue de Léningrad. Sa famille travaille pour l'armée. Entre 1971 et 1973, il sert dans les troupes aéroportées de l'Armée rouge stationnées dans les Républiques socialistes soviétiques de Lituanie et d'Azerbaïdjan.

Études et vie professionnelleModifier

Mironov entreprend des études de géophysique et sort diplômé de l'Institut minier Plekhanov de Léningrad en 1980. À partir de 1979, il travaille en tant qu'ingénieur en géophysique à l'institut Rudgeofizika. Il s'expatrie pour travailler dans une compagnie d'aviation en Mongolie entre 1986 et 1991 en tant que géophysicien.

Un jeune homme politique de Saint-PétersbourgModifier

Mironov se lance dans la politique en 1994 et est élu député à la Douma de Saint-Pétersbourg. Mironov fait partie des jeunes proches de l'ancien maire réformateur de Pétersbourg Anatoli Sobtchak. Il s'investit dans l'équipe de campagne pour l'élection présidentielle d'un autre jeune réformateur proche de Sobtchak : Vladimir Poutine. Poutine gagne l'élection présidentielle le 26 mars 2000. Mironov devient vice-président de la Douma de la ville la même année.

Président du Conseil de la FédérationModifier

Mironov est envoyé représenter la ville à statut spécial de Saint-Pétersbourg au Conseil de la Fédération en 2001. Chacun des sujets (entités administratives de haut niveau de la Fédération de Russie) envoie deux représentants au Conseil. Le 5 décembre 2001, Mironov est élu président du Conseil de la Fédération et réélu le 23 janvier 2003. Il participe à la fondation et devient le président du Parti russe de la Vie le 19 avril 2003.

Échec aux législatives et à la présidentielleModifier

La campagne électorale de son parti pour les législatives du 7 décembre 2003 se passe mal : malgré une alliance avec le Parti de la renaissance de la Russie du président de la Douma d'État Guennadi Selezniov, la coalition n'arrive pas à dépasser le seuil de représentativité fédérale de 5 % et obtient trois sièges au scrutin uninominal.

Mironov est candidat à l'élection présidentielle du 14 mars 2004 contre Vladimir Poutine sous la bannière du Parti de la Vie. Il ne recueille que 0,75 % des suffrages. Certaines sources[Qui ?] avancent que Mironov n'était qu'un candidat fantoche destiné à donner à l'élection présidentielle un semblant de pluralité.

La création de Russie justeModifier

Le , le Parti russe de la vie fusionne avec Rodina et le parti russe des retraités, qui donnera naissance au parti Russie juste, dont Mironov devient le président. Aux élections législatives du , Russie juste remporte 7,8 % des voix.

Le , le groupe Russie unie à la Douma de Saint-Pétersbourg vote pour son remplacement comme représentant de la ville au Conseil de la Fédération. Mironov quitte donc le Conseil mais peu après, il prend un siège à la Douma en tant que président du parti Russie juste[1].

Il fait partie des personnalités politiques russes que l'administration de l'Union européenne, sur décision des ministres des Affaires étrangères, a interdit de visa et dont elle a gelé les éventuels avoirs dans les pays de l'Union européenne, en représailles à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, à la suite d'un vote contesté des habitants de Crimée dont le résultat a été favorable au rattachement de la Crimée à la fédération de Russie[2]. Le vice-président du Conseil de la Fédération, Sergueï Jelezniak, est également frappé des mêmes mesures, pour le même motif, ainsi entre autres que le président de la commission des affaires de défense du Conseil de la Fédération, Viktor Ozerov ; celui de la commission des affaires internationales, Vladimir Djabarov ; le commandant de la Flotte de la mer Noire, le vice-amiral Aleksandr Vitko (en) ; le chef du district militaire de l'Ouest, Anatoli Sidorov ; le commandant du district militaire du Sud, Alexandre Galkine ; le président de la commission parlementaire sur la CEI, Leonid Sloutski et d'autres personnalités. L'Ukraine lance un mandat d'arrêt international contre lui, le [3], comme elle l'a fait la veille contre entre autres le ministre russe Sergueï Choïgou et le chef du parti communiste russe Guennadi Ziouganov (qui s'était opposé à l'interdiction du parti communiste ukrainien en Ukraine).

RéférenceModifier

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier