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Russie juste : Patrie / Retraités / Vie
(ru) Справедливая Россия: Родина / Пенсионеры / Жизнь
image illustrative de l’article Russie juste
Logotype officiel.
Présentation
Président Sergueï Mironov
Fondation
Siège Moscou
Idéologie Social-démocratie[1]
Socialisme démocratique[1]
Positionnement Centre gauche[2]
Affiliation nationale Internationale socialiste
Couleurs Rouge et jaune
Site web spravedlivo.ru
Représentation
Douma
23 / 450

Russie juste : Patrie / Retraités / Vie[3] (en russe : Справедливая Россия: Родина / Пенсионеры / Жизнь. Également traduit en français par Russie de la Justice[4], Justice Russie[5] ou Juste Russie[6]) est un parti politique russe constitué le comme une fusion de Rodina (Patrie), du Parti russe de la Vie et du Parti russe des retraités (en)[7]. Sergueï Mironov, ancien président du Conseil de la Fédération russe, en est le président.

Sommaire

HistoireModifier

S'il souhaite contester les politiques menées par Russie unie, le parti soutient fermement le président de l'époque Dmitri Medvedev et son premier ministre Vladimir Poutine. On[Qui ?] lui a reproché de n'avoir d'un parti d'opposition que le nom[8]. Mironov, pour sa part, a soutenu que la création de Russie juste permettrait l'établissement d'un nouveau système de bipartisme en Russie, et que son nouveau groupe pourrait à terme limiter l'hégémonie de Russie unie, le parti de Poutine, sur la Douma, chambre basse du parlement russe. Russie juste est aussi politiquement plus à gauche que Russie unie, qui est considérée comme plus favorable au libéralisme économique. L'ex-dirigeant de Russie unie, Boris Gryzlov, a déclaré qu'il considère son parti comme un parti conservateur, tandis que le site Web de ce dernier porte le slogan « Nous sommes le parti de l'homme du travail. »

Russie juste a obtenu de bons scores lors des élections régionales tenues en Russie le dimanche 11 mars 2007, mais n'a pas réussi à devenir le deuxième parti du pays, une position qui est détenue par le Parti communiste de la fédération de Russie. Elle est néanmoins arrivée seconde dans six des quatorze régions où les élections avaient lieu, et prend même la première place dans le kraï de Stavropol. Les résultats préliminaires ont montré que Russie juste a obtenu en moyenne 15 % des suffrages exprimés sur l'ensemble des quatorze régions, arrivant troisième après le Parti communiste (16 %) et Russie unie (45 %)[9].

Le 14 avril 2007, le Parti populaire a officiellement fusionné avec Russie juste[10].

En mai 2007, Mironov a proposé une fusion entre le Parti communiste et Russie juste dans le but de créer un nouveau parti socialiste unifié, invitant tous les « honnêtes socialistes » à se joindre à Russie juste[11]. Toutefois, sa proposition a été rejetée par Guennadi Ziouganov, chef du KPRF, affirmant que le positionnement à gauche de Russie juste n'était que pure comédie[12].

Alexeï Mitrofanov, un député affilié au Parti libéral-démocrate de Russie, a quitté Russie juste en août 2007, affirmant que la domination de Russie Unie à la Douma ne pouvait être contrebalancée que si toutes les forces de l'opposition s'unissaient autour de Mironov, pour tenter de créer un système de bipartisme. Russie juste accroit néanmoins sa côte de popularité dans les sondages d'opinion en août, ce qui semblait lui assurer la formation d'un groupe parlementaire au terme des élections législatives russes de 2007, principalement au détriment du LDPR. Le 8 décembre 2007, le parti obtient 38 sièges à la Douma pour 7,74 % des suffrages exprimés, arrivant quatrième derrière Russie Unie (64,3 %), le Parti communiste (11,6 %) et le LPDR (8,1 %), faisant partie des quatre seules formations politiques à avoir atteint le seuil de 7 % de suffrages exprimés nécessaires pour être représenté à la Douma.

Le 22 décembre 2007, le parti a voté à l'unanimité en comité central son soutien à la candidature de Dmitri Medvedev en vue de l'élection présidentielle de 2008[13]. En 2010, le parti s'accorde avec Russie unie pour soutenir le tandem qui dirige le pays[14]. Aux élections législatives du 4 décembre 2011, Russie juste améliore son score de 2007 et devient le troisième parti politique du pays avec 13,24 % des voix[15].

Le , les députés de Russie juste quittent la Douma en protestation contre Vladimir Poutine alors que celui-ci y présente son bilan[16].

Résultats électorauxModifier

Élections présidentiellesModifier

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix %
2008 Soutient Dmitri Medvedev
2012 Sergueï Mironov 2 755 642 3,9 5e
2018 Soutient Vladimir Poutine[17]

Élections législativesModifier

Année Voix % Rang Sièges
2007 5 383 639 7,4 4e
38 / 450
2011 8 695 522 13,2 3e
64 / 450
2016 3 275 053 6,2 4e
23 / 450

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Russia », sur www.parties-and-elections.eu (consulté le 8 mai 2018).
  2. « Le parlement russe valide la nomination de Dmitri Medvedev comme Premier ministre », RT en Français,‎ (lire en ligne).
  3. (en) Interfax, Putin backs idea of forming several large political parties, 17/11/2006
  4. (en) Mosnews, Three Russian Parties Merge into Single “Russia of Justice” Faction, 29/10/2006
  5. (en) International Herald Tribune, Russian political parties merge into nominal opposition bloc, Putin ally elected head, 28/10/2006
  6. (en) RIA Novosti, Federation Council speaker elected head of new Russian party, 28/10/2006
  7. (en) ITAR-TASS, Three Russian parties endorse merger into single party, 28/10/2006
  8. (en) St. Petersburg Times, New 'Just Russia' Party Says Putin Knows Best 31/10/2006
  9. (en) http://en.rian.ru/russia/20070312/61843059.html
  10. (en) http://english.people.com.cn/200704/15/eng20070415_366565.html
  11. [1] « Copie archivée » (version du 4 février 2011 sur l'Internet Archive).
  12. [2]
  13. (ru) http://spravedlivo.ru/news/5260.smx
  14. http://fr.rian.ru/russia/20100208/186014171.html
  15. Jean-Marie Chauvier, « « Révolution blanche », drapeaux rouges et forces de l’ombre », Le Monde diplomatique, jeudi 22 décembre 2011.
  16. « Russie : des députés quittent la Douma », Le Figaro, 11 avril 2012.
  17. (ru) « «Справедливая Россия» поддержит Путина на выборах президента », sur RBC,‎ (consulté le 11 février 2018).

Lien externeModifier