Saint-Gildas-de-Rhuys

commune française du département du Morbihan

Saint-Gildas-de-Rhuys
Saint-Gildas-de-Rhuys
Falaises du Grand Mont
Blason de Saint-Gildas-de-Rhuys
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Golfe du Morbihan - Vannes Agglomération
Maire
Mandat
Alain Layec
2020-2026
Code postal 56730
Code commune 56214
Démographie
Gentilé Gildasiens
Population
municipale
1 576 hab. (2017 en diminution de 5,97 % par rapport à 2012en diminution de 5,97 % par rapport à 2012)
Densité 103 hab./km2
Population
aire urbaine
12 712 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 03″ nord, 2° 50′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 42 m
Superficie 15,28 km2
Élections
Départementales Canton de Séné
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Gildas-de-Rhuys

Saint-Gildas-de-Rhuys [sɛ̃ ʒilda də ʁɥis] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Gildasiens[1].

GéographieModifier

Communes limitrophes de Saint-Gildas-de-Rhuys
Arzon Golfe du Morbihan Golfe du Morbihan
  Sarzeau
Baie de Quiberon Baie de Quiberon

Saint-Gildas-de-Rhuys est située dans la presqu'île de Rhuys. Ses côtes s'ouvrent sur une partie de l'Océan Atlantique dénommée Mor Braz, mais aussi sur le Golfe du Morbihan.

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ToponymieModifier

Le nom breton de la commune est Lokentaz[2].

Le nom de Saint-Gildas-de-Rhuys provient de saint Gildas et du pagus Reuuisii un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative du Vannetais, correspondant à la presqu'île de Rhuys au haut Moyen Âge[3].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

A Saint-Gildas de Rhuys, les premières occupations humaines apparaissent dès le néolithique. En France, cette période s'étale de 6000 à 2200[4] avant notre ère. De nombreux monuments mégalithiques sont construits[5].

Moyen-ÂgeModifier

 
Statue de Gildas à côté du Grand-Mont

C'est au début du VIe siècle, qu'un moine nommé Gweltas (Gildas) fuit la Grande-Bretagne et fonde l'abbaye celtique en presqu'île. Tout commence à prendre vie : les forêts impénétrables sont entamées, les salines creusées, les premiers moulins à marée commencent à moudre le grain des moissons. Ni Sarzeau, ni Arzon, ni Suscinio, ni le port du Crouesty n'existent encore, mais l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys porte son rayonnement bien au-delà des frontières de la presqu'île[6].

Époque moderneModifier

Vers 1736, la côte bretonne est triangulée par les équipes des Cassini. Le sommet de la tour de l'abbatiale devient un point géodésique important pour l'établissement de la nouvelle Carte de Cassini. La feuille 159 de Belle-Île[7] - où se trouve Saint-Gildas - sera levée dans le détail en 1787 et publiée après la Révolution.

Révolution françaiseModifier

Sous la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Saint-Gildas, porta provisoirement le nom d'Abélard[8].
C'est en 1961 que la commune singularisa son nom en y ajoutant de-Rhuis[8].

Le XIXe siècleModifier

Le XXe siècleModifier

De 1910 à 1947, la commune (gare de Saint-Gildas) est desservie par le trafic ferroviaire de la ligne de Surzur à Port-Navalo des chemins de fer du Morbihan[9].

BlasonnementModifier

Les armoiries de Saint-Gildas-de-Rhuys se blasonnent ainsi :
Tranché d'azur et de gueules chargée de trois mouchetures d'hermines posées à plomb sur la bande d'argent brochant la partition. Accompagnée en chef d'une fleur de lys de mer (ou florencée) d'argent et en pointe d'une tête de crosse abbatiale d'or. .

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 André Mocquard DVD Capitaine Marine marchande - Assureur
2008 2014 Dominique Vanard UDI Professeur
2014
Réélu en 2020[10]
En cours Alain Layec DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2017, la commune comptait 1 576 habitants[Note 1], en diminution de 5,97 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0231 0091 1211 0381 1821 2621 2651 2221 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2321 2201 3571 3951 1821 3271 2901 2871 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2631 2781 2521 1801 2451 2301 1811 1771 003
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9719119801 0351 1411 4361 6011 6251 649
2013 2017 - - - - - - -
1 6851 576-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

 
Les modillons de l'église abbatiale.

Petit patrimoineModifier

Il existe un certain nombre de mégalithes, menhirs et dolmens, non répertoriés ici, repérables sur la carte IGN du lieu.

On trouve plus d'une quarantaine de fontaines, plus ou moins bien cachées, sur le territoire. Certaines sont datées - la plus ancienne semble être celle dite « de l'abbaye », vers la mer - ; d'autres sont fausses et uniquement décoratives.

D'anciens cadrans solaires en ardoise ornent les façades de quelques maisons. D'autres, modernes et décoratifs se découvrent aussi au gré des promenades. Plusieurs croix ou calvaires bordent les chemins du village.

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Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Nom des habitants des communes françaises : Saint-Gildas-de-Rhuys », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos.
  2. Office public de la langue bretonne, « Kerofis ».
  3. Philippe Jouët et Kilian Delorme, Atlas historique des pays et terroirs de Bretagne, Skol Vreizh, (ISBN 978-2-915623-28-4)
  4. « Dossier néolithique - INRAP », sur inrap.fr (consulté le 2 décembre 2019)
  5. « Monuments mégalithiques sur la commune de Saint Gildas de Rhuys - Données Service Régional de l'archéologie - Carte Archéologique », sur https://geobretagne.fr/geonetwork/srv/fre/catalog.search (consulté le 2 décembre 2019)
  6. [1]
  7. Carte Cassini, feuille 159, accès en ligne
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Gildas-de-Rhuys », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 août 2012)
  9. Yannic Rome, Grandes et petites histoires des tramways et petits trains du Morbihan, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du Morbihan », , 246 p. (ISBN 2-84497-070-2), « Trois lignes complémentaires : Vannes-Port-Navalo », p. 124-130.
  10. « Muncipales à Saint-Gildas-de-Rhuys. Alain Layec réélu pour un deuxième mandat », sur Maville.com, (consulté le 29 mai 2020)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Philippe Landru, « Tombe de Pierre Messmer », sur landrucimetieres.fr,

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Auzas (Pierre-Marie). Le trésor de Saint-Gildas-de-Rhuys, présenté pendant le Congrès archéologique de France, 141e session, 1983.
  • Galzain (Michel de). Saint-Gildas-de-Rhuys, Ed. Jos Le Doaré, Châteaulin, 1973, 24 p.
  • Mauny (Michel de). L'abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys, Association bretonne, 1997.
  • Léo Kerlo, Jacqueline Duroc. Peintres des côtes de Bretagne, tome V, « de la rade de Lorient à Nantes », éditions Chasse-Marée, 2007, (page 126)
    Port Maria Saint-Gildas-de-Rhuys Peinture de Camille GODET, 1935, collection privée Rennes.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier