Saint-André-les-Vergers

commune française du département de l'Aube

Saint-André-les-Vergers
Saint-André-les-Vergers
L'église de Saint-André-les-Vergers.
Blason de Saint-André-les-Vergers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Troyes Champagne Métropole
Maire
Mandat
Catherine Ledouble
2020-2026
Code postal 10120
Code commune 10333
Démographie
Gentilé Dryats, Dryates
Population
municipale
12 581 hab. (2018 en augmentation de 6,89 % par rapport à 2013)
Densité 2 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 50″ nord, 4° 03′ 17″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 129 m
Superficie 5,86 km2
Unité urbaine Troyes
(banlieue)
Aire d'attraction Troyes
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Saint-André-les-Vergers
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-André-les-Vergers
Liens
Site web ville-saint-andre-les-vergers.fr

Saint-André-les-Vergers est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Dryats et les Dryates.

GéographieModifier

Saint-André-les-Vergers se situe dans l'agglomération troyenne, au sud-ouest de Troyes.

TopographieModifier

Les-Vergers a été autorisé par décret du .
Le cadastre de 1828 présente au territoire : le Petit-Aulnay, le champ de l'Aumône, les Barres, la Bouverie, la Briqueterie, les Bruyères, le Buisson-Joffrin, le Champ-des-deux-Eaux, Champrond, Chantecoq, la Chapelle-aux-Blés, la Charme-saint-Michaud, les Charmes, le Chemin-de-la-Reine-Blanche, Cliquat, les Bas et les Hauts-Clos, les Côtes Saint-Bernard et Sebert, Montier-la-Celle, Notre-Dame-des-Prés, les Ormeaux, l'Orme-saint-Frobert, la Planche-au-Maillet.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-André-les-Vergers est une commune urbaine[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Troyes, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes[4] et 136 438 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (85,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (61 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,8 %), terres arables (14,1 %), mines, décharges et chantiers (4,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

HistoireModifier

La voie romaine, de Troyes à Auxerre passe par la commune et a un embranchement vers l'établissement du Vertault par la voie qui peut être le Chemin-des-Lombards.

Moyen ÂgeModifier

Sous la direction de saint Frobert[11], les moines ont fondé l'abbaye Saint-Pierre de Montier-la-Celle, à l'origine du hameau de Montier-la-Celle[12]. Saint-André s'est développé autour de son église du XVIe siècle. Celle-ci présente un portail dit « des maraîchers » orné de guirlandes de fruits et légumes, attestant qu'à cette époque le village était déjà réputé pour la culture des légumes et les produits de ses vergers. Une sentence de l'échevinage de la ville de Troyes voisine accorda aux habitants, le , le droit de marché dans la rue de l'épicerie pour leurs légumes. Le qualificatif « Les Vergers » a été autorisé par un décret du . Saint-André était situé extra-muros, c'est-à-dire en dehors des fortifications de la ville de Troyes et certains effondrements récents ont prouvé qu'un réseau important de souterrains devait permettre aux occupants de l'abbaye de trouver sécurité à l'intérieur des murs troyens. Durant plusieurs siècles, la commune n'a pas connu d'évolution significative, sa vocation rurale ne permettant pas de trouver une expansion de type industriel et commercial dont Troyes avait alors le monopole.

XXe siècleModifier

Après la Seconde Guerre mondiale, un nouvel essor a été impulsé à la suite de l'implantation d'une usine fabriquant des poteaux métalliques, les Établissements Petitjean. De même, sur le plan commercial, une grande surface Carrefour a proposé de nouveaux services à l'ensemble de l'agglomération. De ce fait, un développement important au niveau de l'urbanisme a suscité l'apport d'une population nouvelle très jeune. Des structures d'accueil ont été implantées donnant à Saint-André l'image d'une commune moderne. La construction d'un collège d'enseignement secondaire a donné la possibilité de développer l'enseignement au-delà des écoles primaires déjà construites. Ainsi, on peut noter que la progression de la population s'est effectuée sur un rythme qui s'est accéléré, fortement, dans la 2e partie du XXe siècle.

La progression la plus significative s'est effectuée dans les années 1930 qui ont vu se développer l'industrie textile mécanique suscitant la création d'usines et d'ateliers de confection, de bonneterie en particulier. Aujourd'hui, Saint-André poursuit son développement et assure à ses habitants des équipements culturels, sportifs et sociaux de bonne qualité. Une salle de spectacles de 300 places (l'espace Gérard-Philipe) donne à la commune une dimension nouvelle, dans le cadre de la vocation intercommunale de Troyes Champagne Métropole.

ÉchenillyModifier

C'était une communauté qui a rappelé son indépendance par un procès contre les moines de Montier en 1397, ils étaient bourgeois du roi dépendant des dix-sept villes environ Troyes. C'était en 1682, une mairie royale dépendant de Noës, qui devint municipalité pendant la Révolution jusqu'en an III ou elle fut réunie à celle de Saint-André.

HéraldiqueModifier

Présentation du blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules au chef cousu d’azur, à la crosse brochante d’or, à l’écusson du même au sautoir de sable brochant en abîme sur le tout, accosté de deux clefs adossées aux anneaux en losange pommetés d’argent, surmontées de deux fleurs de lys aussi d’or accostant, en chef la volute de la crosse.

Politique et administrationModifier

En 1789, le village est de l'intendance et de la généralité de Châlons de l'élection de Troyes et du bailliage de Troyes ; une partie du territoire était de la Mairie royale de Croncels. Echenilly lui était une communauté séparée.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Roger Gouaille    
1958 1989 Georges Royer DVC puis UDF Conseiller général (1973-2001)
1989 2001 Christian Royer PS  
mars 2001 mai 2020 Alain Balland[13] UMP puis LR, DVD Maire, vice-président de Troyes Champagne Métropole, conseiller départemental
mai 2020 En cours Catherine Ledouble DVD Maire, conseillère départementale depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Établissements scolairesModifier

Il y a 3 écoles primaires publiques : L'école primaire Auguste-Renoir ; l'école primaire Montie-la -Celle ; l'école primaire Paul-Maitrot. Il y a un collège public : Le collège de la Villeneuve.

ÉconomieModifier

La ville a longtemps eu une orientation maraîchère pour livrer à Troyes où les habitants avaient droit de marché en la rue de l'Epicerie, actuellement Notre-Dame et à la Belle-Croix, devant l'hôtel de ville.

En 1787 il y avait des compagnons épingliers.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[14],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 12 581 habitants[Note 4], en augmentation de 6,89 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460835841775784809811781820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8067547968221 0641 1971 4051 4891 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8401 7451 7962 2272 5563 3434 1264 4234 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 1217 66610 37010 68111 32911 12511 26411 35612 116
2018 - - - - - - - -
12 581--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 54,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 28,4 %).
Pyramide des âges à Saint-André-les-Vergers en 2007 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
8,6 
75 à 89 ans
11,7 
12,5 
60 à 74 ans
15,9 
22,0 
45 à 59 ans
22,7 
17,9 
30 à 44 ans
16,7 
21,0 
15 à 29 ans
17,7 
17,6 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,0 
13,3 
60 à 74 ans
14,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,6 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
19,2 
15 à 29 ans
17,2 
18,9 
0 à 14 ans
17,3 

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Troyes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. 8 janvier
  12. Alphonse Roserot, Dictionnaire historique de la Champagne méridionale (Aube) des origines à 1790, Langres, Imprimerie Champenoise, 1942, p. 946.
  13. Site officiel de la préfecture de l‘Aube « Copie archivée » (version du 26 août 2009 sur l'Internet Archive)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Évolution et structure de la population à Saint-André-les-Vergers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de l'Aube en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)

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