Saint-Étienne-de-Serre

commune française du département de l'Ardèche

Saint-Étienne-de-Serre
Saint-Étienne-de-Serre
Vue du village en 2006.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Jérôme Coste
2020-2026
Code postal 07190
Code commune 07233
Démographie
Gentilé Serrous
Population
municipale
211 hab. (2019 en diminution de 4,95 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 08″ nord, 4° 32′ 28″ est
Altitude Min. 271 m
Max. 974 m
Superficie 16,52 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Haut-Eyrieux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Étienne-de-Serre

Saint-Étienne-de-Serre, appelée le plus souvent Serres, est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Serrous et les Serrouses[1].

GéographieModifier

La commune est située à 30 kilomètres de Privas, du Cheylard et de la vallée du Rhône. Vue sur les Alpes.

TopographieModifier

HydrographieModifier

La ville est traversée par la Glueyre, l'Auzène et l'Orsane.

Lieux-dits, hameaux et écartsModifier

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

ClimatModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Étienne-de-Serre est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,8 %), prairies (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

HistoireModifier

Au XIIIe siècle, le hameau de Serrettes, perché au-dessus de la vallée d'Auzène, est un fief du comte de Valentinois. En 1258, une bulle du Pape confirme que l'église de Saint Étienne de Serres et ses dépendances appartiennent au prieuré de Charay (Privas), rattaché au Puy.

Au milieu du XVe siècle, nous savons par les « estimes » de 1464 que 33 feux y sont établis, soit environ 150 habitants. L'agriculture y est déjà développée : les châtaigniers, les chèvres et les porcs, le blé, le vin et le seigle nourrissent ses habitants ; des moulins sont déjà présents. Le lent travail d'aménagement des pentes a alors commencé et conduira aux paysages de terrasse et de châtaigneraies d'aujourd'hui. On y trouve quelques maisons fortes, dont le « château Bernard », à Freydier.

Au XVIe siècle, les habitants de Serres passeront à la Réforme protestante et en subiront les vicissitudes jusqu'à la Révolution.

En 1691, la route royale dite des « Dragonnades », construite de Privas au Cheylard pour surveiller les habitants protestants, traverse la commune et a longtemps été la seule route importante. Elle témoigne des équipements de l'époque et a permis le développement économique de la commune.

En 1726, la petite seigneurie de Craux, abrite clandestinement le 1er synode national postérieur à la révocation de l’Édit de Nantes. En 1744, au Serre de Lès, point culminant de la commune que se tint une grande assemblée de 4 000 protestants bravant publiquement le pouvoir royal.

Au XIXe siècle, Serres atteint 1 000 habitants, il développe sa production de châtaignes tandis que quelques moulinages se créent sur ses deux rivières : l'Auzène et l'Orsanne.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1971 Louis Meyssonnier DVG Agriculteur
1971 1983 Jacques Meyssonnier DVG Agriculteur
1983 1989 Francette Riou    
1989 2001 Jean-Marc Havond   Agriculteur
mars 2001 2014 Yves Bazin DVG  
2014 2020 Nathalie Malet-Torres   Employée
2020 En cours
(au )
Jérôme Coste[9]    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2019, la commune comptait 211 habitants[Note 2], en diminution de 4,95 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7526958678569539711 0069931 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9721 0351 034963906915896874869
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
807817756667635627592491403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
336317254192186172201209222
2018 2019 - - - - - - -
215211-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

  • Agriculture : la châtaigne reste une production significative, valorisée parfois sur place, l'agriculture se maintient autour de l'élevage, mais, une partie de ses 180 habitants doit aller travailler à Saint-Sauveur-de-Montagut ou même plus loin.

Culture locale et patrimoineModifier

 
Église Saint-Étienne

Lieux et monumentsModifier

  • Le temple du Fival. Il abrite une exposition sur la Route des Dragonnades. Il héberge chaque année un festival de musique classique Les musicales du Fival[14].
  • L’église Saint-Étienne de Saint-Étienne-de-Serre. Elle est citée dès le XIIIe siècle, elle a été beaucoup remaniée au cours des siècles. D'architecture très simple, elle se situe sur un emplacement particulièrement panoramique.
  • Le pont d'Auzène date de la construction de la route des Dragonnades. Un premier pont fut construit mais s'écroula dès le retrait des étais, son architecte fut emprisonné.

ÉvénementsModifier

  • Fête annuelle du village, avec une crique géante et clôturée par un feu d'artifice magnifique et réputé dans un site unique (dernier week-end de juillet).
  • Passage du Rallye de Monte Carlo (Épreuve Spéciale Saint-Pierreville - col de la Fayolle).
  • Passage de la cyclotouriste « L'ardéchoise ».

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Saint-Etienne-de-Serre (07190) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Les musicales du Fival

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier