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Saâdeddine El Othmani

psychiatre et homme politique marocain

Saâdeddine El Otmani (en arabe : سعد الدين العثماني), né le à Inezgane, est un homme d'État marocain, chef du gouvernement du Maroc depuis le 5 avril 2017. Psychiatre de formation et auteur d'ouvrages sur le droit islamique, il est élu député en 1997 pour le Parti de la justice et du développement (PJD) dont il est membre[1],[2].

Saâdeddine El Othmani
Saâdeddine El Otmani en 2013.
Saâdeddine El Otmani en 2013.
Fonctions
Chef du gouvernement du Maroc
En fonction depuis le
(8 mois et 9 jours)
Monarque Mohammed VI
Gouvernement El Othmani
Législature Xe
Coalition PJD-RNI-PPS-MP-UC-USFP
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération

(1 an, 9 mois et 7 jours)
Monarque Mohammed VI
Gouvernement Benkiran I
Législature IXe
Prédécesseur Taïeb Fassi-Fihri
Successeur Salaheddine Mezouar
Président du Conseil national du Parti de la justice et du développement

(9 ans, 4 mois et 20 jours)
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran
Successeur Idriss Azami Al Idrissi
Secrétaire général du
Parti de la justice et du développement
En fonction depuis le
(4 jours)
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran

(4 ans et 19 jours)
Prédécesseur Abdelkrim Al Khatib
Successeur Abdel-Ilah Benkiran
Député de la ville de Mohammedia
En fonction depuis le
(10 ans, 3 mois et 7 jours)
Élection 7 septembre 2007
Réélection 25 novembre 2011
Législature VIIIe et IXe
Député de la ville d'Inezgane

(9 ans, 9 mois et 24 jours)
Élection 14 novembre 1997
Réélection 27 septembre 2002
Législature VIe et VIIe
Biographie
Nom de naissance Saâdeddine El Otmani
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Inezgane
Origine Berbère(Amazigh) Chelh
Nationalité Marocaine
Parti politique Parti de la justice et du développement
Diplômé de Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca
Profession Psychiatre
Religion Islam sunnite

Saâdeddine El Othmani
Chefs du gouvernement du Maroc

À la suite des élections législatives du donnant la victoire au PJD, il est nommé le , par le roi Mohammed VI, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, poste qu'il occupe jusqu'au . Depuis 2002, il siège par ailleurs du Conseil maghrébin de la Choura[1], conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe.

Sommaire

BiographieModifier

Origines familialesModifier

Saâdeddine El Otmani est issu d'une célèbre famille amazighe de Souss originaire du village d'Aguercif (un petit village qui appartient aux tribus d'Amanouz près de Tafraout) , qui selon Mohamed Mokhtar Soussi, est l'« une des deux seules familles au Maroc où la science s'est perpétuée depuis plus de mille ans »[3].

Études supérieuresModifier

Saâdeddine El Othmani, après avoir passé un baccalauréat en sciences mathématiques en 1976, s'engagea dans des études de médecine à Casablanca, obtenant un doctorat en médecine générale à la faculté de médecine de l'université Hassan II en 1986 et un diplôme de spécialité en psychiatrie en 1994[1]. Il a aussi acquis une licence en droit musulman (charia) en 1983, puis un magistère en loi islamique à Dar al-Hadith al-Hassania en 1987 et un diplôme supérieur en études islamiques à la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université Mohammed V de Rabat en novembre 1999[1].

Parcours professionnelModifier

Une fois devenu docteur en médecine, Saâdine El Otmani commença, en 1987, à exercer en tant que médecin généraliste, puis à compter de 1990, dans le cadre de la poursuite de ses études médicales, également en tant que médecin en cours de spécialité en psychiatrie au centre hospitalier universitaire de Casablanca. En 1994, il devint psychiatre à l'hôpital psychiatrique de Berrechid, et ce, jusqu'en 1997[1].

Carrière politiqueModifier

Sa carrière s'orienta alors résolument vers la politique, l'amenant à assurer diverses responsabilités. À la suite des élections législatives de 1997, il devint parlementaire d'Inezgane[1], sa ville natale, qu'il resta à la suite de celles de 2002 jusqu'en 2007[1]. Parallèlement, il fut le vice-président de la commission des Affaires étrangères au Parlement en 2001-2002, devint membre du Conseil maghrébin de la Choura[1] (conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe) en 2002 et évolua au sein de ses formations politiques de rattachement.

En janvier 1998, il devint le directeur du Mouvement populaire démocratique constitutionnel (MPDC)[1], né d'une scission du Mouvement populaire (MP) et « ancêtre » du Parti de la justice et du développement (PJD), d'obédience islamiste ; en décembre 1999, le vice-secrétaire général du PJD[1] ; et à partir de 2004, après la retraite politique d'Abdelkrim Al Khatib (fondateur du MPDC), son secrétaire général[1].

Lors des élections du parti de 2008, où il ne s'était pas représenté en tant que secrétaire général[4], il fut remplacé par Abdelilah Benkirane, mais obtint la présidence de son conseil national[4]. Il est aussi devenu le président de la commission des relations internationales du PJD[réf. nécessaire][Quand ?].

Il est nommé le , ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dans le gouvernement Benkirane[5], formé à la suite de la victoire du PJD aux élections législatives de 2011. Il remplace Taieb Fassi-Fihri, devenu conseiller diplomatique du roi Mohammed VI. Le , il est remplacé par Salaheddine Mezouar dans le gouvernement Benkiran II.

Chef du gouvernementModifier

Le , il est nommé chef du gouvernement par le roi Mohammed VI pour remplacer Abdel-Ilah Benkiran après cinq mois de blocage pour former un nouvel exécutif[6]. Le , un accord sur une coalition comprenant le PJD, le RNI, le PPS, le MP et l'UC-USFP est trouvé[7]. Il prend ses fonctions le [8].

Prises de positionModifier

Il est favorable à la légalisation, sous conditions, de l'avortement et du cannabis[9].

Notes et référencesModifier

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « CV du Ministre », sur diplomatie.ma (consulté le 22 décembre 2012).
  2. « Saâdeddine El Othmani victime de plagiat de la part d’un professeur algérien », Medias24.com,‎ (lire en ligne).
  3. (ar) عبد اللطيف أبي القاسم, « سعد الدين العثماني..القوة الهادئة ("Saâdeddine El Othmani, force tranquille") », sur www.hespress.com,‎
  4. a et b « Le Ministre », sur diplomatie.ma, (consulté le 22 décembre 2012)
  5. « Historique des gouvernements marocains », sur maroc.ma (consulté le 22 décembre 2012)
  6. Youssef Ait Akdim, « Saad Al-Othmani, du parti islamiste PJD, nommé chef du gouvernement au Maroc », sur Le Monde, (consulté le 26 mars 2017)
  7. « Maroc : Saadeddine El Othmani parvient à former sa coalition - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 26 mars 2017)
  8. Youssef Ait Akdim, « Maroc : le roi nomme un gouvernement de technocrates qui marginalise les islamistes », sur Le Monde, (consulté le 5 avril 2017)
  9. « Maroc : entre modernisme et islamisme, qui est vraiment Saadeddine El Othmani ? - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 3 avril 2017)

Voir aussiModifier