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Roger Romani

personnalité politique française
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Roger Romani
Illustration.
Fonctions
Sénateur de Paris
Élection 26 septembre 2004
Élection 25 septembre 1977
Réélection 28 septembre 1986
Ministre des Relations avec le Parlement
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Alain Juppé II
Prédécesseur lui-même
Successeur Daniel Vaillant
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Sénat et des Rapatriés
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Louis Mermaz
Successeur lui-même
Biographie
Date de naissance (85 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP
Profession Cadre administratif

Roger Romani, né le à Tunis (Tunisie), est un homme politique français. Il est connu pour avoir été un des plus proches collaborateurs de Jacques Chirac durant l'ensemble de sa carrière politique.

BiographieModifier

Après avoir été assistant de direction à l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), Roger Romani commence sa carrière en 1967, lorsqu'il devient chargé des relations avec le Parlement au cabinet d'Yves Guéna, ministre des Postes et télécommunications. Deux ans plus tard, il est chargé de mission auprès de Roger Frey, ministre des Relations avec le Parlement. Il rencontre Jacques Chirac lorsque ce dernier remplace Roger Frey au ministère des relations avec le Parlement en janvier 1971. Commence alors une longue collaboration avec Jacques Chirac, qu'il suivra en tant que conseiller à travers tous ses portefeuilles ministériels: Relations avec le Parlement (1971-72), Agriculture (1972-74) et Intérieur (1974)[1],[2],[3].

Parallèlement à sa carrière gouvernementale, il est élu conseiller de Paris représentant le 5e arrondissement. Il devient adjoint au maire de Paris lorsque Jacques Chirac remporte les premières élections municipales dans la capitale en 1977. La même année, il est élu sénateur de Paris, puis conseiller régional d'Île-de-France quelque temps après. D'origine corse, il est étroitement impliqué dans les dossiers relatifs à l'île et fait partie du « clan corse » qui entoure Jacques Chirac à l'Hôtel de ville de Paris, comprenant également Jean Tiberi et Jacques Dominati[4].

En 1974, il rejoint Jacques Chirac, devenu Premier ministre, en tant que conseiller, poste qu'il retrouve en 1986 lorsque Chirac revient à Matignon durant la Première cohabitation. Cette année-là, il est également chargé par le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua du nouveau découpage électoral des circonscriptions parisiennes[5].

Il est ministre des Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur, de 1993 à 1995, sous la présidence de François Mitterrand. De plus, il est également ministre délégué aux Relations avec le Parlement, de 1995 à 1997, dans les deux gouvernements Juppé I et II et sous la présidence de Jacques Chirac. Après la victoire de la Gauche plurielle aux élections législatives de 1997 qui mène à la troisième cohabitation, il devient chargé de mission à l'Élysée auprès de Jacques Chirac. En 2002, il joue, avec Jérôme Monod, un rôle important dans le ralliement des députés RPR à la construction de l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[6].

Il redevient sénateur en 2002 à la suite de la démission de Michel Caldaguès et est réélu lors des sénatoriales de 2004. Au Sénat, il est membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et membre du groupe d'études de l'énergie. Lors des sénatoriales de 2011, il figure en 14e position sur la liste pilotée par Chantal Jouanno, une place non éligible.

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Mandats locaux
  • 1971 - 1977 : conseiller de Paris (5e arrondissement)
  • 1977 - 1983 : conseiller de Paris (5e arrondissement)
  • 1983 - 1989 : conseiller de Paris (5e arrondissement)
  • 1989 - 1995 : conseiller de Paris (5e arrondissement)
  • 1995 - 2001 : conseiller de Paris (5e arrondissement)
  • 1977 - 1983 : adjoint au maire de Paris, chargé de la Questure
  • 1983 - 1989 : adjoint au maire de Paris, chargé de la Questure
  • 1989 - 1995 : adjoint au maire de Paris, chargé de la Questure
  • 1995 - 2001 : ajoint au maire de Paris, chargé de la Questure
  • Conseiller régional d'Île-de-France
  • Président du groupe RPR au Conseil de Paris jusqu'en 2001
Mandats parlementaires
Fonctions ministérielles
Autre fonction
  • 2008 - 2011 : Vice-président du Sénat

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Agriculture et développement rural », sur Le Monde (consulté le 9 octobre 2019)
  2. Secrétariat général du gouvernement - Mission des archives, « Archives des services du Premier Ministre », sur Archives nationales (consulté le 9 octobre 2019)
  3. Jérôme Pozzi, « L'Appel des 43 et le mouvement gaulliste : manœuvre politique, relève générationnelle et fronde des « godillots » », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. 7, no 1,‎ , p. 8
  4. Antoine Guiral, « Roger Romani.Gardien du «système parisien». », sur Libération, (consulté le 9 octobre 2019)
  5. Favier, Pierre, (1946- ...)., La décennie Mitterrand. 2, Les épreuves : 1984-1988, Editions Points, dl 2016, cop. 1991 (ISBN 9782757857991 et 2757857991, OCLC 941084320, lire en ligne)
  6. Florence Haegel, « Faire l'Union : la refondation des partis de droite après les élections de 2002 », Revue française de science politique, vol. 5, no 6,‎ , p. 567 (lire en ligne)

Voir aussiModifier