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Gouvernement Édouard Balladur

Gouvernement Édouard Balladur
Ve République
Description de l'image defaut.svg.
Président de la République François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Formation
Fin
Durée 2 ans, 49 jours
Composition initiale
Partis politiques RPR - UDF
Ministres 23
Secrétaires d'État 6
Femmes 3
Hommes 26
Représentation
Xe législature
492 / 577

Le gouvernement Édouard Balladur est le gouvernement de la République française du au . Cinquième gouvernement du deuxième mandat du président de la République François Mitterrand, il est dirigé par Édouard Balladur dans le cadre de la « deuxième cohabitation ». Il s'agit du 24e gouvernement de la Ve République française.

Sommaire

Coalition des partisModifier

Le gouvernement Édouard Balladur est soutenu par l'Union pour la France, une coalition gouvernementale de droite et centre droit, formée entre le Rassemblement pour la République (RPR) et l'Union pour la démocratie française (UDF), qui disposait de 472 députés sur 577, soit 85,1 % des sièges de l'Assemblée nationale. À la veille du premier Conseil des ministres, qui a lieu le , Édouard Balladur demande à ses ministres de ne pas prendre position sur l'élection présidentielle avant le début de l'année 1995, et manifeste son intention de présenter des listes communes aux élections européennes de 1994, afin « d'éviter l'éclatement du gouvernement ».

Composition du gouvernementModifier

Le Premier ministre est nommé le et les membres du Gouvernement le . Restreint à 30 membres, il se veut représentatif des différentes composantes de la majorité, en l'absence des chefs des deux principaux partis (Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing). Le nouveau Premier ministre s'entoure de fortes personnalités, comme Simone Veil (Santé et Ville), Charles Pasqua (Intérieur et Aménagement du territoire), Pierre Méhaignerie (Justice), mais aussi de nouveaux venus, à l'image de François Bayrou (Éducation nationale), Nicolas Sarkozy (Budget), François Fillon (Enseignement supérieur et Recherche) ou encore Michel Barnier (Environnement). Faits notables, le gouvernement ne compte pas de secrétaires d'État et le ministère des Finances est scindé en deux (Edmond Alphandéry est nommé ministre de l’Économie et des Finances, Nicolas Sarkozy est nommé au ministère du Budget).

Premier ministreModifier

Image Fonction Nom Parti
  Premier ministre Édouard Balladur RPR

Ministres d'ÉtatModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville Simone Veil Sans étiquette
  Ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire Charles Pasqua RPR
  Ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice Pierre Méhaignerie UDF-CDS
  Ministre d'État, ministre de la Défense François Léotard UDF-PR

MinistresModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre des Affaires étrangères Alain Juppé RPR
  Ministre de l'Éducation nationale François Bayrou UDF-CDS
  Ministre de l'Économie Edmond Alphandéry UDF-CDS
  Ministre de l'Industrie, des Postes et télécommunications et du Commerce extérieur Gérard Longuet
(jusqu'au )
UDF-PR
  José Rossi
(à partir du )
  Ministre de l'Équipement, des Transports et du Tourisme Bernard Bosson UDF-CDS
  Ministre des Entreprises et du Développement économique, chargé des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat Alain Madelin UDF-PR
  Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle Michel Giraud RPR
  Ministre de la Culture et de la Francophonie Jacques Toubon RPR
  Ministre du Budget
Porte-parole du gouvernement (jusqu'au )
Nicolas Sarkozy RPR
  Ministre de l'Agriculture et de la Pêche Jean Puech UDF-PR
  Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche François Fillon RPR
  Ministre de l'Environnement Michel Barnier RPR
  Ministre de la Fonction publique André Rossinot UDF-Rad
  Ministre du Logement Hervé de Charette UDF-PR
  Ministre de la Coopération Michel Roussin
(jusqu'au )
RPR
  Bernard Debré
  Ministre des Départements et Territoires d'outre-mer Dominique Perben RPR
  Ministre de la Jeunesse et des Sports Michèle Alliot-Marie RPR
  Ministre de la Communication Alain Carignon
(jusqu'au )
RPR
  Nicolas Sarkozy
Ministre du Budget,
chargé des fonctions de ministre de la Communication
(Par intérim jusqu'au )
  Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre Philippe Mestre UDF-AD

Ministres déléguésModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Ministre délégué aux Relations avec l'Assemblée nationale Premier ministre Pascal Clément UDF-PR
  Ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des Rapatriés Premier ministre Roger Romani RPR
  Ministre délégué à la Santé
Porte-parole du gouvernement (à partir du )
Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville Philippe Douste-Blazy UDF-CDS
  Ministre délégué à l’Aménagement du territoire et aux Collectivités locales Ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire Daniel Hoeffel UDF-CDS
  Ministre déléguée à l'Action humanitaire et aux Droits de l'homme Ministre des Affaires étrangères Lucette Michaux-Chevry RPR
  Ministre délégué aux Affaires européennes Ministre des Affaires étrangères Alain Lamassoure UDF-PR

Les actions du gouvernement BalladurModifier

  • Le 13 mai 1993, Érick Schmitt, un entrepreneur chômeur dépressif, prend des enfants en otage dans une école maternelle à Neuilly-sur-Seine, dont le maire était alors Nicolas Sarkozy (ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur) il a ordonné l'intervention des hommes du RAID, qui après 3 jours de prise d'otages, ont abattu le preneur d'otages, Éric Schmitt. Celui-ci était muni d'explosifs lorsqu'il est entré dans l'école maternelle et a pris en otages des enfants et des enseignantes. Le maire Nicolas Sarkozy négociait en face à face avec Éric Schmitt afin qu'il libère des enfants. Et lui-même a récupéré des enfants afin de les rendre à leurs parents. Au bout de ce 3e jour, le RAID, donne l'assaut, étant assuré que le preneur d'otages ne présentait pas de danger imminent pour les enfants restants. Le RAID a pu faire évacuer le reste des enfants avant de neutraliser le preneur d'otages. Réveillé sans doute par le bruit, il a tenté de déclencher sa ceinture d'explosifs. Les hommes du RAID ont dû l'abattre. Il y eut un début de polémique sur la façon dont s'est déroulée l'intervention. Le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, a soutenu les hommes du RAID.
  • Initié par le ministre du Travail, Michel Giraud, la loi quinquennale du 20 décembre 1993 instaure le Contrat d'insertion professionnelle (CIP) (surnommé par ses détracteurs « SMIC-jeunes »), un contrat professionnel qui permettait à des employeurs d'embaucher des jeunes à hauteur de 80 % du SMIC. Au cours du mois de mars 1994 de nombreuses manifestations furent organisées et notamment à l'initiative de syndicats lycéens et étudiants pour demander le retrait pur et simple du CIP. Face à cette fronde lycéenne et étudiante très importante, le gouvernement finit par céder et retirer le projet de loi, le 30 mars 1994.
  • Le 1er février 1994, le garde des sceaux, Pierre Méhaignerie, fait voter la loi du même nom instituant la peine maximale pour les criminels d'enfants : la réclusion criminelle à perpétuité incompressible. Cette loi permet de condamner à vie les criminels pédophiles, assassins d'enfants (cf. le procès de "l'ogre des Ardennes" Michel Fourniret).
  • Le 4 août 1994, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Jacques Toubon, fait voter la Loi Toubon. Jacques Toubon souhaite la suppression dans les dictionnaires des mots anglais. Il veut « rendre à la langue de Molière ses lettres de noblesse ». Et finalement face à la polémique, cela ne se fera pas. On continue d'utiliser des mots anglais dans le langage courant. (week-end, fast food, bye bye, ok, etc.).

Démission du gouvernementModifier

Édouard Balladur rend la démission de son gouvernement le , à la suite de l'élection présidentielle qui voit Jacques Chirac l'emporter.

Féminisation du gouvernementModifier

Liens externesModifier