Rashidah Ismaili

poétesse, écrivaine, essayiste et dramaturge afro-américaine

Rashidah Ismaili, également connue sous le nom de Rashidah Ismaili AbuBakr, est une poétesse, écrivaine de fiction, essayiste et dramaturge, née en 1941[1], à Cotonou au Dahomey (actuel Bénin), en Afrique de l’Ouest. Dans les années 1950, elle a immigré aux États-Unis, à Harlem (New York), pays dans lequel elle vit toujours. Dans les années 1960, Ismaili faisait partie du Black Arts Movement à New York. Ismaili est aussi une critique d'arts et a enseigné, pendant plus de trente ans, la littérature à l'aide d’œuvres d'écrivains africains francophones et anglophones dans des établissements d'études supérieures [2].

Rashidah Ismaili
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Biographie
Naissance
Autres noms
Rashidah Ismaili AbuBakr
Nationalité
Domicile
Activité
poétesse, écrivaine de fiction, essayiste et dramaturge

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Rashidah Ismaili est née et a grandi à Cotonou au Dahomey (actuel Bénin), en Afrique de l’Ouest. Sa mère est originaire du Dahomey (actuel Bénin) et son père est originaire de la ville de Kano au nord du Nigéria. Ismaili a suivi sa scolarité dans l'école coranique de son grand-père et dans une école missionnaire catholique. À la mort de sa mère, Ismaili a été envoyée dans un pensionnat en France. Elle y est restée 6 ans[3]. À l'âge de 15 ans, elle s'est mariée à un homme nigérian. Cet homme étudiait à New York et Ismaili l'a rejoint en 1956-1957[4], après qu'il a obtenu une bourse d'étude[5].

Espérant, initialement, devenir chanteuse d'opéra, Ismaili a étudié au New York College of Music (en), école dans laquelle elle a obtenu une licence en arts. Elle a également fait des études de comédie musicale à l'École de musique Mannes, avant d'obtenir un master en psychologie sociale à la New School for Social Research, puis un doctorat en psychologie l'Université d'État de New York. Après sa séparation avec mon mari, Ismaili a subvenu seule à ses propres besoins et à ceux de son fils, tout en en écrivant et en poursuivant ses études supérieures. Dans les années 1960, elle a participé au Black Arts Movement à New York et a été membre du collectif Umbra, collectif composé de jeunes écrivains noirs[4].,

Carrière : travail artistique et militantismeModifier

Avant de prendre sa retraite en 2000, Ismaili a travaillé, pendant trente ans, en tant que professeur d'université, psychologue et conseillère dans différentes universités[5]. Elle a été pendant 15 ans, directrice associée du Higher Education Opportunity Program (en) à l'Institut Pratt[2]. Tout en continuant d’écrire, elle est actuellement membre du corps enseignant du master d'écriture créative de l'Université Wilkes (en)[6] et anime des ateliers de travail, des séminaires d'écriture et des conférences[7]. Son œuvre est composée de poèmes, d'essais, de romans, de pièces de théâtres et de nouvelles[5], une partie a été publiée dans divers journaux et anthologies, dont Bomb Magazine[8], The Black Scholar (en)[9] et The Heinemann Book of African Women's Poetry (édité par Stella et Frank Chipasula, 1995)[3].

En , elle a été invitée à l'Université du Ghana en tant que professeur / artiste et elle y a animé des séminaires sur la littérature de la diaspora afro-descendante, en particulier sur l'écrivain américain James Baldwin[2]. Ismaili est membre du conseil exécutif de l'Organization of Women Writers of Africa, Inc. (OWWA)[10], une ONG fondée en 1991, par Jayne Cortez et Ama Ata Aidoo, dont l'objectif est d'établir des connexions entre les écrivaines professionnelles africaines[11],[12]. En , par l'intermédiaire de cette ONG, Ismaili a participé et aidé à l'organisation de la conférence "Yari-Yari Pamberi" tenue à l'Université de New York et le Schomburg Center for Research in Black Culture[2].

En 2005, un opéra nommé Elegies for the Fallen, inspiré d'un de ses recueils de poèmes, a été joué au Borough of Manhattan Community College (en). La compositrice de cet opéra est Joyce Solomon-Moorman[2].

En 2006, a eu lieu au Muséum américain d'histoire naturelle[1], la lecture publique d'une pièce d'Ismaili nommée Rice Keepers.

David Henderson a écrit à propos de son livre Autobiography of the Lower East Side: A Novel in Short Stories, publié en 2014 : "Cette poétesse, dont la carrière n'est plus à faire, se lance brillamment dans la fiction, avec ces histoires interdépendantes, complexes, à l'écriture poétique, de Noirs venant d'Afrique, des Caraïbes et des États-Unis, qui se rejoignent et forment, dans le début des années 1960, une communauté artistique, dans la partie la plus à l'est d'Alphabet City."[13] Dans le Huffington Post, Melody Breyer-Grell a écrit : "Le lecteur plonge dans Autobiography of the Lower East Side si profondément que toute autre activité est suspendue jusqu'à la fin de cette lecture. Le livre dans sa globalité et chacune des nouvelles qui le constitue possèdent une fin, mais les récits s'entrecroisent habilement, avec un lyrisme discret, au cours desquels les métaphores et les comparaisons sont utilisés avec parcimonie laissant l’histoire entrer dans l'esprit du lecteur. Enveloppé.e.s de cela, nous sommes englouti.e.s par les images, les odeurs et les couleurs de ce quartier, trouvant la beauté dans sa prose, même si la vie réelle peut parfois être triste."[14]

Ismaili réunit régulièrement chez elle, à Harlem, un groupe d'artistes et d’intellectuel.le.s nationaux et internationaux, ces soirées sont appelées "Salon d'Afrique"[2],[4],[15]. Elle est la Première Vice-Présidente de Pen & Brush, une organisation internationale à but non lucratif mettant à disposition une plateforme pour présenter le travail de femmes artistes et écrivaines professionnelles émergentes et en milieu de carrière[16].

RécompensesModifier

Ismaili a obtenu la reconnaissance de ses pairs et ainsi que des récompenses telles que les suivantes : PEN America (en), Dramatist League, Kennedy Center, Miami International Book Fair (en), Zimbabwe International Book Fair (en), National Association of Negro Business and Professional Women’s Club, Inc. et Sojourner Truth Meritorious Award[17].

ŒuvresModifier

  • Co-rédactrice (avec Sandra M. Esteves et Louis R. Rivera), Womanrise, Shamal Books, 1978, (ISBN 9780917886058)
  • Oniybo & Other Poems, Shamal Books, 1986, (ISBN 978-0917886096)
  • Missing in Action and Presumed Dead: Poems, Africa World Press (African Women Writers Series), 1992, (ISBN 978-0865432970)
  • Cantata for Jimmy (poésie), Africa World Press, 2004, (ISBN 978-1592211593)
  • Rice Keepers (théâtre), Africa World Press, 2007, (ISBN 978-1592212446)
  • Autobiography of the Lower East Side: A Novel in Stories, Northampton House Press, 2014, (ISBN 978-1937997397)

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en-US) « Rashidah Ismaili », sur Poetry Foundation, (consulté le 19 octobre 2018)
  2. a b c d e et f (en) « Rashidah Ismaili, Author Info, Published Books, Bio, Photo, Video, and More », sur AALBC.com, the African American Literature Book Club (consulté le 19 octobre 2018)
  3. a et b (en-US) « African Writer Profile: Rashidah Ismaili Abubakr », The Woyingi Blog,‎ (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2018)
  4. a b et c « #100AfricanWomenWriters: 8. Rashidah Ismaili AbuBakr », sur www.bookshybooks.com (consulté le 19 octobre 2018)
  5. a b et c « AMINA Rashidah Ismaili », sur aflit.arts.uwa.edu.au (consulté le 20 octobre 2018)
  6. (en) « Rashidah Ismaili Abubakr - Wilkes University », sur wilkes.edu (consulté le 2 novembre 2018)
  7. « RICE KEEPERS: A Play, by Rashidah Ismaili », sur Africa World Press & The Red Sea Press (consulté le 2 novembre 2018)
  8. « Three Poems by Rashidah Ismaili - BOMB Magazine », sur bombmagazine.org (consulté le 2 novembre 2018)
  9. (en) « JSTOR: Search Results », sur www.jstor.org (consulté le 2 novembre 2018)
  10. « The Organization of Women Writers of Africa, Inc. », sur www.facebook.com (consulté le 2 novembre 2018)
  11. http://www.tcoyfitness.com/test/MEDIA/OWWA%201st%2020%20on%20stationery.pdf
  12. (en-US) « “Yari Yari Ntoaso: Continuing the Dialogue”—OWWA Conference Features Caribbean Writers », Repeating Islands,‎ (lire en ligne, consulté le 2 novembre 2018)
  13. « AUTOBIOGRAPHY OF THE LOWER EAST SIDE ebook by Rashidah Ismaili - Rakuten Kobo », sur Rakuten Kobo (consulté le 17 novembre 2018)
  14. (en-US) Melody Breyer-Grell, « Autobiography of the Lower East Side », sur Huffington Post, (consulté le 18 novembre 2018)
  15. (en) KGB Bar, « KGB Bar & Lit Journal », sur kgbbar.com (consulté le 18 novembre 2018)
  16. « About Pen + Brush | Pen + Brush », sur PEN + BRUSH (consulté le 18 novembre 2018)
  17. « Truth, Sojourner », sur Religion Past and Present (consulté le 18 novembre 2018)

Liens externesModifier