Querini

famille noble vénitienne
Armes des Querini: écartelés d'or et de gueules, ensuite de gueules avec un chef d'azur chargé de trois étoiles d'or - la branche des gigli y mit des lys.

Les Querini (ou Quirino) sont une famille patricienne de Venise, qui serait originaire d'Eraclea ou de Cittanova et se serait installée d'abord à Torcello, ensuite au Rialto.

Étant déjà à la fin du XIIIe siècle une famille riche et puissante, les Querini ne comptèrent jamais de doge dans leurs rangs, parce qu'en 1310 quelques membres de la famille participèrent à la conjuration de Bajamonte Tiepolo contre le doge despotique Pietro Gradenigo et, battus, furent contraints à l'exil et pour toujours exclus du dogat. La famille eut toutefois une dogaressa, Elisabetta Querini, mariée à Silvestro Valiero. La famille donna de nombreux procurateurs de Saint-Marc, ambassadeurs, généraux, et prélats.

La famille s'est divisée en différentes branches et la branche qui s'établit à Santa Maria Formosa fut surnommée des lys, car représentés par les lis dans leur blason. Au XIVe siècle ils s'enrichirent par le commerce avec l'Orient et ils investirent beaucoup en propriétés de terre ferme. En 1413, Zuanne Querini réussit à acheter l'île de Stampalia, dans l'archipel des Cyclades, et de là dérive la branche des Stampalia.

Membres célèbresModifier

Au cours des siècles la famille donna beaucoup d'hommes de culture parmi lesquels:

Au XIXe siècle la famille s'éteignit, avec le dernier descendant Giovanni Querini Stampalia, qui légua en 1869 tous les biens accumulés par la famille à la Pinacoteca Querini Stampalia, qui a encore aujourd'hui siège dans le palais familial.


Palais et villasModifier

A la fin du XVIIIe siècle, les Querini ont acquis pour leur palais de Trévise, auprès des Giustinian qui les avaient commandées, soixante-six œuvres de Gabriele Bella qui dépeignent la vie quotidienne dans la sérénissime au XVIIIe siècle. Elles sont aujourd'hui à demeure, à la Pinacothèque Querini-Stampalia depuis sa fondation[3].


Venise
Mestre

SourcesModifier

  • Nouvelle relation de la ville et république de Venise, Casimir Freschot.

Notes et référencesModifier

  1. Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires, , 605 p. (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 384
  2. a et b Pinacoteca Querini Stampalia
  3. Rafael Pic, « Toute la ville s’amuse », Muséart, no 78,‎ , p. 80-85