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Quartier du Combat

quartier administratif de Paris, France
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Quartier du Combat
Quartier du Combat
Le parc des Buttes-Chaumont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Arrondissement municipal 19e arrondissement de Paris
Démographie
Population 38 988 hab. (1999)
Densité 30 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 44″ nord, 2° 22′ 50″ est
Superficie 129,5 ha = 1,295 km2
Transport
Métro (M)(2)(7bis)(11)
Localisation

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Quartier du Combat

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Quartier du Combat

Le quartier du Combat est le 76e quartier administratif de Paris situé dans le 19e arrondissement.

Origine du nomModifier

Il tient son nom de la « place du Combat » qui est devenue en 1945 la place du Colonel-Fabien.

HistoriqueModifier

De 1781 à 1833[1],[2], on y fait des combats d'animaux. À l'intérieur d'un cirque en bois, on peut à cette époque assister à des combats entre chiens et taureaux, chiens et sangliers, etc. Le décret d'interdiction des combats d'animaux à Paris[a] date de 1833[4] selon Alfred Delvau, journaliste de l'époque, dans son Histoire anecdotique des Barrières de Paris (1865)[1].

Sur cette même place se tenait la barrière du Combat faisant partie du mur des Fermiers généraux. Elle était positionnée en arc de cercle afin de laisser le cirque sanglant à l'extérieur de la ville.

Jusqu'au règne de Louis XIII, sur un emplacement probablement situé dans le périmètre actuellement compris entre la rue de Meaux, l'avenue Secrétan et la rue Sadi-Lecointe se trouve l'un des endroits les plus horribles de Paris : le gibet de Montfaucon. Construit avant le mur des Fermiers généraux, il se trouve alors hors de l'enceinte de Paris. Bâti sur un petit promontoire, il a une assise maçonnée sur laquelle sont plantées seize colonnes de pierres de 10 mètres de haut environ et reliées entre elles de trois étages de poutres en bois. On peut y pendre jusqu'à cinq personnes en même temps. Les étages supérieurs sont réservés aux condamnés de noble ascendance. Le gibet est ensuite déplacé (après 1627) un peu plus loin, sur l'actuelle rue de Meaux à l'emplacement de l'actuelle halle Secrétan[5].

Édifices et monumentsModifier

Notes et sourcesModifier

NotesModifier

  1. L'interdiction des combats d'animaux à Paris en 1833 est antérieure à l'adoption de la loi Grammont du contre les mauvais traitements aux animaux (qui proscrit les combats d'animaux dès lors qu’ils sont commis en public et qu’ils opposent des animaux domestiques)[3].

RéférencesModifier

  1. a et b Alfred Delvau, « La barrière du Combat », dans Histoire anecdotique des barrières de Paris : Avec 10 eaux-fortes par Émile Thérond, Paris, E. Dentu, éditeur, , 298 p. (lire en ligne [PDF]), p. 135-145.
  2. Victor Fournel, chap. XIII « Combats d'animaux. Bêtes fauves et dompteurs », dans Le Vieux Paris : fêtes, jeux et spectacles, Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, , 526 p. (lire en ligne), p. 439-473.
  3. Xavier Perrot, « La fabrique du divertissement animalier : Cirque et combats, entre dénaturation pour le rire et effusion de sang pour le plaisir », Revue semestrielle de droit animalier – RSDA, Limoges - Montpellier, Université de Limoges - Université de Montpellier, no 2 « Le Cirque »,‎ , p. 209-234 (ISSN 2258-0530, HAL hal-01627455, lire en ligne [PDF]).
  4. Maurice Agulhon, « Le sang des bêtes : Le problème de la protection des animaux en France au XIXe siècle », Romantisme, no 31 « Sangs »,‎ , p. 81-110 (ISSN 0048-8593, DOI 10.3406/roman.1981.4475, lire en ligne).
  5. « Le marché Secrétan fait peau neuve », www.lepoint.fr, 13 octobre 2011.