Princé

commune française d'Ille-et-Vilaine

Princé
Princé
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Nelly Marec
2020-2026
Code postal 35210
Code commune 35232
Démographie
Gentilé Princéen
Population
municipale
380 hab. (2017 en augmentation de 1,6 % par rapport à 2012)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 59″ nord, 1° 05′ 18″ ouest
Altitude Min. 113 m
Max. 188 m
Superficie 12,36 km2
Élections
Départementales Canton de Vitré
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Princé

Princé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 380 habitants[Note 1].

GéographieModifier

SituationModifier

Communes limitrophes de Princé
Luitré-Dompierre
Châtillon-en-Vendelais   Juvigné (Mayenne)
Montautour La Croixille (Mayenne)

TransportsModifier

La commune est desservie par la ligne de bus n°4 de Vitré Communauté et est son terminus.

ToponymieModifier

  • Attestations anciennes[1],[2] :
  • Ecclesia de Prisciaco (1197)
  • Princeyum (1516)
  • Prinsé (1530)
  • Étymologie :

Nom de domaine gallo-romain en -acum, dérivé de l'anthroponyme latin Priscius[3].

Le gentilé est Princéen.

HistoireModifier

AntiquitéModifier

La commune est traversée par deux voies romaines :

Moyen-ÂgeModifier

La paroisse est citée dès le XIIe siècle, cependant les premières traces de Princé sont plus anciennes.

Époque moderneModifier

Jean de l'Esperonnière, seigneur de l'Esperonnière en Princé, et son fils aussi Jean de l'Esperonnière, prieur de Châteaubourg, n'ayant pu prouver leur noblesse, furent condamnés comme « usurpateurs de noblesse » le par un arrêt de la Chambre de réformation de la noblesse de Bretagne et condamnés à 400 livres d'amende[4].

Révolution françaiseModifier

Princé fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[5]. Une compagnie chouanne exista à Princé et Montautour ; elle était membre de la "colonne d'Izé", dirigée par Henri du Boishamon, qui elle-même dépendait de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères. La "colonne d'Izé" était divisée en plusieurs compagnies : la compagnie de Champeaux et Taillis (dont les capitaines étaient Picot l'Aîné et Julien Picot), la compagnie de Balazé, la compagnie de Montreuil-sous-Pérouse et Saint-Christophe-des-Bois, la compagnie d'Izé, la compagnie de Saint-Jean-sur-Vilaine, la compagnie de Champeaux et Taillis.

Le XIXe siècleModifier

En 1803, la paroisse de Montautour fut réunie à celle de Princé. Une ordonnance royale du sépara les deux paroisses.

Le XXe siècleModifier

La Première Guerre mondialeModifier

L'Entre-deux-guerresModifier

La commune commence à être électrifiée en 1932[6].

La Seconde Guerre mondialeModifier

À la suite du débarquement des alliés en Normandie le , un combat aérien a eu lieu au dessus des communes du Vendelais et notamment au dessus Princé le [7].

Lors de cette journée, un avion allemand s'écrasa au lieu-dit « les Ecruaux » et un avion de chasse américain P-51 Mustang type B-10 s'écrasa au lieu-dit « la Touche » à 17h30[8].

Les deux pilotes ont tous les deux trouvés la mort lors du crash de leurs appareils.

La commune a rendu hommage au pilote américan Joseph SAWICKI dès 1946 en remettant une plaque à sa famille[9].

Il est inhumé au cimetière militaire américain de Saint James[10].

L'avion allemand et le corps de son pilote Uffz.Günther SCHULER ont été relevés en 1994[11].

En , pour le 60e anniversaire du débarquement, une plaque en l'honneur du J. Sawicki a été installée sur le monument aux morts.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 (an 1) Jean Perrier    
An 1 An      
An 6 An 7 Jean Perrier    
An 7 An 14 (1806) Michel Blanchet    
1806 1808 Michel Blanchet    
1808 Février 1830 Jean Perrier    
février 1830 1831 Jean-Marie Berthois    
1831 1832 Joseph Audroing    
1832 1835 Michel Coueffé    
1835 1840 Jean-Marie Berthois    
1840 Février 1858 Guillaume Genouel    
Février 1858 1871 Jean-Marie Berthois    
1871 1884 Jean Roger    
1884 1886 Gilles François    
mai 1886 1888 Guy Delaunay    
1888 1900 Louis Hériau    
1900 1912 Jean-Marie Tiriau    
mai 1945 Octobre 1947      
Octobre 1947 Mai 1953      
mars 1953 1979 Louis Groussard SE  
1979 mars 1983 Roger Vanier SE Apiculteur
mars 1983 mars 1989 Albert Gasté SE Agriculteur
mars 1989 mars 2008[12] Roger Vanier SE Apiculteur
mars 2008[13] mai 2020 Georges Groussard SE Retraité
mai 2020 En cours Nelly Marec[14]   Retraitée de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2017, la commune comptait 380 habitants[Note 2], en augmentation de 1,6 % par rapport à 2012 (Ille-et-Vilaine : +5,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0159867211 0379951 006930956966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9541 009990941897814802777802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
766756757678659637623603614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
566509460393346333348375374
2017 - - - - - - - -
380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église paroissiale Saint-Martin.

La première église appartenait au XIIe siècle à l'abbaye de Marmoutier en Touraine sous la dépendance du prieuré Sainte-Croix de Vitré.

Église Saint-MartinModifier

La deuxième église, du XVIe-XVIIe siècle, fut dédiée à saint Martin de Tours. L'église actuelle de style néogothique a été reconstruite de 1886 à 1890 à partir des parties datant du XVe et du XVIIe siècle sur les plans de l'architecte rennais A. Folie. Elle conserve deux retables lavallois en bois des ateliers Langlois provenant de l'ancienne église, celui de la chapelle nord dédiée à la Vierge date de 1679, celui de la chapelle sud dédiée à saint Joseph date de 1695. Son clocher n'a jamais été terminé selon le projet initial faute de crédit.

Activité et manifestationsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2017, légale en 2020.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Bossard (Abbé), Dictionnaire topographique du département d'Ille-et-Vilaine, AD35 (manuscrit)
  2. « Kerofis », sur Office public de la langue bretonne
  3. Dauzat-Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Guénégaud (1963)
  4. Théodore Courtaux, "Histoire généalogique de la maison de L'Esperonnière, de ses alliances et des seigneuries qu'elle a possédées : Anjou, Poitou, Bretagne et Maine, 1156-1889", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5530580s/f118.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=836914;0
  5. Jean-Baptiste Kléber et Henri Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine", 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f461.image.r=Saint-Aubin-des-Landes
  6. Journal L'Ouest-Éclair no 13083 du 1er septembre 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659023q/f6.image.r=marpir%C3%A9?rk=4678134;4
  7. « LE 8 JUIN 1944 », sur www.absa3945.com (consulté le 1er août 2017)
  8. (en) Daniel Carville, « Recherche de France-Crashes 39-45 », sur francecrashes39-45.net (consulté le 1er août 2017)
  9. « sawicki », sur www.absa3945.com (consulté le 1er août 2017)
  10. « Cimetiere de Saint James », sur www.absa3945.com (consulté le 1er août 2017)
  11. « LE 8 JUIN 1944 », sur www.absa3945.com (consulté le 1er août 2017)
  12. « Princé : Roger Vanier, maire sortant, ne se représente pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 septembre 2015)
  13. « Georges Groussard élu maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 septembre 2015)
  14. « Princé. Nelly Marec à la tête de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Liens externesModifier