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Jublains

commune française du département de la Mayenne
Page d'aide sur l'homonymie Pour la cité antique, voir Site archéologique de Jublains.

Jublains
Jublains
« Dieu barbu », bronze de Laurent Semerie.
Fontaine située sur le côté de l'église, avec la représentation du dieu Océan, symbole de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Lassay-les-Châteaux
Intercommunalité Mayenne Communauté
Maire
Mandat
Pierrick Tranchevent
2014-2020
Code postal 53160
Code commune 53122
Démographie
Gentilé Diablintes
Population
municipale
727 hab. (2016 en augmentation de 5,21 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 23″ nord, 0° 29′ 42″ ouest
Altitude Min. 104 m
Max. 190 m
Superficie 36,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jublains.fr

Jublains est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 727 habitants[Note 1].

Implantée sur les vestiges d'une ville gallo-romaine autrefois appelée Noviodunum, Jublains s'étend sur une superficie de 3 601 ha. La commune possède donc la particularité d'avoir été une cité romaine importante, et la faible urbanisation en fait un site avec une forte réserve archéologique : à cette fin, le département de la Mayenne y procède à des acquisitions foncières.

Sommaire

GéographieModifier

La commune est située au cœur du Bas-Maine. Son bourg est à 11 km au sud-est de Mayenne, à 11 km à l'ouest de Bais, à 14 km au nord-ouest d'Évron et à 15 km au nord-est de Montsûrs[1].

Couvrant 3 601 hectares, le territoire de Jublains était le plus étendu du canton de Bais.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Les formes attestées sont : Noiodunum, du gaulois novio dunum, « nouvelle forteresse », au IIe siècle[3], civitas Diablintum vers 400[4], secus Diablintas en 615[4], in condita Diablintica en 710[4], de Jublent vers 1100[4]. Il semble que ce soit l'ethnonyme Diablinti qui ait donné le nom à la cité dans l'Antiquité tardive, d'où le gentilé Diablinte.

HistoireModifier

NoviodunumModifier

À Jublains, on se méfie des coups de pioche… même dans son jardin. Ici, depuis la fin du XIXe siècle, quand on retourne la terre, on s'attend à tomber sur un vestige. Théâtre, nécropole, sanctuaire ou forteresse, c'est toute une ville gallo-romaine qui a été mise au jour et qui, selon les experts, s'étendait sur vingt-cinq hectares au Ier siècle. Quand les Romains conquirent la Gaule, ils trouvèrent ici un village construit au pied d'un temple de bois. C'était l'un des sanctuaires du peuple des Diablintes. Les Romains créèrent une ville, Noviodunum, chef-lieu de la cité des Diablintes. Le temple fut reconstruit en pierre et l'on éleva des monuments qui traduisent le mode de vie romain : thermes, théâtre, forum. Noviodunum a été dotée, dans la deuxième moitié du Ier siècle apr. J.-C., d'un réseau de rues perpendiculaires, typique des plans urbains romains.

Dans les années 1980, la commune décida de mettre en avant ce patrimoine. L'église fut surélevée pour permettre aux visiteurs d'accéder aux thermes et la mairie racheta du terrain afin de poursuivre les fouilles. En 1995, un musée consacré au passé antique du village fut aussi créé. Il dévoile des pièces exceptionnelles de verrerie et de poterie et organise des expositions thématiques. Ici, tous les 13 mai, chacun participe à la « Journée gallo-romaine », une manifestation qui enchaîne démonstrations équestres, parcours archéologique guidé, ateliers artisanaux. En 2011, près de 35 000 personnes ont fait le déplacement[5]. Un aménagement urbain paysager a été réalisé afin de rendre plus visible la présence de la ville antique.

Ancien RégimeModifier

Durant l'Ancien Régime, la paroisse était divisée entre au moins deux seigneuries aux contours flous. L'une située aux Escotais[6] concernait plutôt le sud de la paroisse alors que l'autre au Bourgneuf (proche de la route du Mans à Mayenne) concernait plutôt le nord et s'étendait sur les paroisses voisines de Grazay et Hambers dont son siège était aux confins[7]. Cette dernière était propriété de la famille de Bouillé mais a été vendue au chapitre de la cathédrale du Mans en 1682, par Philippe de Bouillé qui avait des soucis financiers. L'autre seigneurie était, à la veille de la Révolution, la propriété de François de Brossard, intitulé seigneur de Jublains. Le château des Escotais fut démoli durant la guerre de Cent Ans et ne subsistent aujourd'hui plus que des ruines[6],[8].

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[9] En cours Pierrick Tranchevent[10] UDF, puis MoDem Cadre de santé

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[10].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2016, la commune comptait 727 habitants[Note 2], en augmentation de 5,21 % par rapport à 2011 (Mayenne : +0,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Jublains a compté jusqu'à 1 968 habitants en 1856.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2651 6031 5311 7661 8081 8371 8831 9251 897
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9681 8461 8881 7401 7121 6531 6451 5971 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4481 3881 2951 0981 0851 0981 0449911 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
980918761731718699689687685
2013 2016 - - - - - - -
716727-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

Jublains est une cité du Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne.

Site archéologiqueModifier

Article détaillé : Site archéologique de Jublains.

Les aménagements du site mettent en évidence les ruines de l'ancienne cité gallo-romaine de Noviodunum : pans de murs, tracés de voies romaines, rues bordées de maisons.

Le théâtreModifier

 
Le théâtre de Jublains vu d'un des vomitoria.

Le théâtre qui accueille des manifestations en période estivale, a été construit vers 80 apr. J.-C. : établi sur le versant du plateau qui borde la ville, face à un beau panorama de bocage, avec en arrière fond, les collines des Coëvrons, il fut offert à la cité par un riche commerçant du nom d'Orgétorix.

À un premier monument, de plan provincial presque circulaire, s'est substitué ensuite un théâtre plus vaste permettant également d'y donner des spectacles ayant lieu en amphithéâtre. Les combats de bêtes fauves semblent n'avoir jamais eu lieu ici, de par l'absence d'installations assurant la sécurité des spectateurs.

Le dégagement total de la bâtisse a eu lieu dans les années 1980. Des spectacles de théâtre, cinéma, concerts s'y déroulent chaque année.

 
Le théâtre avec panorama sur le mont Rochard.

CastellumModifier

 
L'enceinte extérieure de la forteresse vue du sud-est.

Le castellum est une fortification carrée de 117,50 m sur 104,25 m. Une tour ronde défend chacun des quatre angles. Cinq autres tours sont disposées sur les faces. Ces neuf tours, pleines à l'intérieur, ont un diamètre de 6 à 7 m.

La bâtisse a longtemps été considérée comme défensive, certains historiens lui attribuant désormais une fonction de stockage de grains ou de biens plus précieux, comme l'or.

ThermesModifier

 
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, contenant les vestiges des thermes.

Les anciens thermes sont situés sous l'actuelle église. Ils occupaient un îlot urbain large d'une soixantaine de mètres. Le bâtiment des bains s'élevait au milieu d'une enceinte de portiques et de salles annexes.

On y voit encore en particulier la belle piscine dallée de schiste des bains froids et le système de chauffage par circulation d'air brûlant sous le sol. Un éclairage animé (Fondation Électricité de France) guide la visite. Transformé en lieu de culte lors de la christianisation, le monument se visite sous l'église actuelle.

SanctuaireModifier

On trouve un temple de la Fortune, situé sur le monticule de la Tonnelle, ayant succédé à un sanctuaire important de l'époque gauloise.

Autres monumentsModifier

Le musée archéologiqueModifier

Un musée archéologique, inauguré en 1995, rassemble un certain nombre de pièces présentes pour certaines d'entre elles dans des collections publiques depuis parfois plus d'un siècle. Outre des pièces archéologiques trouvées sur ce site, d'autres éléments trouvés à divers endroits permettent d'appréhender l'histoire de la Mayenne depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque moderne.

Activité, label et manifestationsModifier

LabelModifier

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[16].

SportsModifier

L'Association sportive de Jublains fait évoluer une équipe de football en division de district[17] . La couleur du club est bleue.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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SourcesModifier

BibliographieModifier

  • J. Naveau, Recherches sur Jublains (Mayenne) et sur la cité des Diablintes, Documents archéologiques de l'Ouest, 1997.
  • F.-J. Verger, Fouilles faites à Jublains en avril 1840. - plaquette, illustrations. Laval : H. Godbert Libraire-Éditeur, 1840.
  • Henri Barbe, Jublains (Mayenne). Notes sur ses antiquités. Époque gallo-romaine pour servir à l'histoire et à la géographie de la ville et de la cité des Aulerces-Diablintes. - Le Mans : Impr. Monnoyer, 1865.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. a b c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 154
  5. GEO no 397 de mars 2012 p.117
  6. a et b Nicolas de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome 4, Paris, (lire en ligne), p. 140
  7. Archives départementales de Sarthe, G1000 à G 1032
  8. Verger, F. J., Notice sur Jublains, dans le département de la Mayenne: fouilles faites en 1834, Nantes, 1835, p.112 et suivantes
  9. « Pierrick Tranchevent et Nicole Morin candidats », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 2 août 2015)
  10. a et b Réélection 2014 : « Jublains (53160) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 juin 2014)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM53000229, base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 2 août 2015)
  17. « Site officiel de la Ligue du Maine – AS Jublains » (consulté le 23 août 2015)
  18. Jean-Philippe Decré, Nantes - Decré, éditions C.M.D., , 106 p., p. 7