Pollinisateur

animal qui transporte du pollen de l’anthère au stigmate des fleurs

Un pollinisateur est un animal vecteur qui à l’occasion de ses déplacements transporte des grains de pollen des anthères mâles d'une fleur vers le stigmate femelle d’une fleur. Ce faisant, il contribue à la fécondation des gamètes femelles dans l'ovule de la fleur par les gamètes mâles du pollen. C’est l’une des formes de la zoogamie.

Eristalinus taeniops, l’une des nombreuses espèces de syrphes, ici pollinisant une épervière commune
De nombreuses espèces d’abeilles sauvages (ici Lipotriches sp.) contribuent à la pollinisation de la flore sauvage
Plusieurs Bombyliidae sont des pollinisateurs efficaces, dont notamment Bombylius major, qui grâce à son vol stationnaire et une longue trompe pollinise efficacement plusieurs espèces de petites fleurs à corolle profonde
Abeilles et bourdons ont les pattes arrière modifiées : une structure dite corbicula (ou « panier à pollen ») facilite le transport du pollen (et des précurseurs de la propolis), ce qui en font des pollinisateurs très efficaces pour de nombreuses espèces végétales domestiquées et cultivées par l’Homme
Après les abeilles et les syrphes, les papillons comptent parmi les pollinisateurs les plus importants, souvent également en voie de régression et ayant disparu d’une grande partie de leur aire naturelle de répartition (ici l’une des nombreuses espèces de Vanesse (Vanessa kershawi) dont on voit la trompe déroulée et plongée dans la fleur.

Il a été récemment montré que les Cycas qui ne sont pas des plantes à fleurs, sont également pollinisés par des insectes[1].

Les pollinisateurs les plus emblématiques et les mieux connus du grand public sont l’abeille domestique, les bourdons et les papillons, mais des milliers d’espèces différentes d’abeilles sauvages, de guêpes, mouches et autres insectes, de même que des oiseaux (colibris) ou des mammifères (chauve-souris nectarivores) jouent également un rôle important de pollinisateurs durant tout ou partie de leur stade de vie adulte. Sur les 250 000 espèces d'Angiospermes, 150 voient leur pollen dispersé par l'eau (hydrogamie), 20 000 par le vent (anémophilie) et près de 220 000 par la faune (zoogamie), la diversité faunistique des pollinisateurs étant extrêmement élevée (100 000 invertébrés, essentiellement des insectes, et 12 000 vertébrés, notamment des chauve-souris, oiseaux de type colibri et petits rongeurs)[2]. La reproduction de plus de 90 % des espèces mondiales de plantes à fleurs dépend ainsi des animaux pollinisateurs (zoogamie) et de près de 80 % par des insectes (entomogamie)[3]. Pour une espèce de plante à fleurs donnée, toutes les espèces qui la visitent ne sont pas obligatoirement de bons pollinisateurs : parmi les insectes visitant Rhododendron ferrugineum, de nombreuses espèces (lépidoptères, coléoptères, fourmis chez les hyménoptères, mouches, empidides et volucelles chez les diptères) ne sont pas des vecteurs de pollen efficaces[4]. En revanche ces mêmes empidides se révèlent être aussi efficaces que les abeilles dans la pollinisation croisée du géranium des bois[5].

Le nombre et la diversité des pollinisateurs influent fortement sur la biodiversité végétale et inversement, et la perte de diversité chez les pollinisateurs pourrait menacer la pérennité des communautés végétales[6]. Une étude de 2016 montre que les rendements agricoles augmentent avec le nombre mais aussi la diversité des pollinisateurs[7] : aux côtés de l'abeille domestique, « les espèces sauvages (bourdons, osmies, megachiles) ont donc un rôle très important »[8]. Les pollinisateurs sont ainsi une source déterminante pour l’humanité (et pour de très nombreuses autres espèces) de services écosystémiques ; ils contribuent aussi aux processus d’évolution adaptative face à la sélection naturelle et aux changements globaux.

Dans les pays industrialisés et dans les zones d'agriculture industrielle ou consommatrice de pesticides, la plupart des espèces pollinisatrices sont en voie de régression, sont menacées de disparition ou ont localement déjà disparu, ce qui préoccupe notamment les apiculteurs, les écologues et les agriculteurs. Les pollinisateurs sont actuellement gravement menacés, avec un taux d'extinction qui est "de 100 à 1000 fois plus élevé que la normale", selon l'ONU[9].

Le réchauffement climatique, en réduisant leur période de vol qui s'effectue de façon moins synchronisée, est une menace pour les espèces pollinisatrices[10],[11].

Sémantique, éléments complémentaires de définitionModifier

Pour les anglophones, bien que ces termes sont parfois confus, le mot « pollinator » a un sens qui peut différer de celui du mot « pollenizer » (qui est normalement le nom donné à la plante qui est source de pollen).

L'anthécologie est l’étude scientifique de la pollinisation.

Régression ou disparition de nombreuses espèces de pollinisateursModifier

Le phénomène le plus récent et le mieux connu du grand-public est le « syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles »[12], mais la plupart des familles d'insectes pollinisateurs sont victimes depuis les années 1920 d'un effondrement populationnel voire d'extinction d'espèces.

De nombreuses causes de disparition d'espèces d'insectes pollinisateurs ont été identifiées, allant de la destruction des habitats naturels ou semi-naturels, à la perte de leurs ressources naturelles (ressources en fleurs réparties selon les saisons et en quantité suffisante pour répondre à leurs besoins alimentaires) en passant par l'introduction de microbes et/ou parasites (Varroa en particulier pour les abeilles). Les pollinisateurs attirés par les fleurs de bord de route ou de voie ferrée ont aussi plus de chances d’être happés et tués ou mortellement blessés ou pollués par les véhicules.

Il semble qu’une cause de disparition (devenue majeure) soit l'usage croissant de pesticides et en particulier d’insecticides et de désherbants. Ces produits peuvent affecter les insectes, directement ou indirectement, éventuellement sans les tuer par exemple en les désorientant ou en dégradant leur système immunitaire[13].

Certains dénoncent ou questionnent une éventuelle « dérive de la chimie » dans le domaine de l'agriculture, de l'élevage voire de la sylviculture[14]. Cette dérive a pu d'abord passer inaperçue car de nouveaux produits phytosanitaires sont actifs à très faible dose et peuvent présenter - chez l'abeille notamment - une toxicité chronique et sublétale, dès la partie par milliard ou ppb. Des dosages aussi fins n'ont pu être pratiqués en routine par les laboratoires agréés pour ce type de surveillance qu'après 2002, par exemple pour évaluer la teneur de ces pesticides dans les pollens récoltés par les abeilles sur le tournesol ou maïs[14]. Ces effets n'étaient antérieurement pas recherchés dans les protocoles d'études en vue de l'homologation de pesticides, études en outre faites par les producteurs eux-mêmes et généralement non rendues publiques.

Depuis les années 1970, sur tous les continents des scientifiques, agroécologues et jardiniers constatent une aggravation du problème, avec une chute accélérée de l’abondance et de la diversité des pollinisateurs (et de la plupart des prédateurs invertébrés d’insectes), notamment depuis l'apparition d'insecticides systémiques[15]. Ce phénomène a connu sa première vague au tout début de la révolution agricole du XXe siècle : Une étude anglaise publiée en 2014, a cherché à rétrospectivement évaluer les variations du taux d'extinction des abeilles et espèces de guêpes pollinisatrices en Grande-Bretagne, du milieu du XIXe siècle à nos jours, sur la base d'une analyse de documents d'archives. Cette étude a conclu qu'au Royaume-Uni, la phase la plus rapide de cette extinction semble avoir été liée aux changements à grande échelle des politiques et des pratiques agricoles qui ont suivi la Première Guerre mondiale dans les années 1920, au début de l'industrialisation de l’agriculture, avant même la grande phase d’intensification agricole provoquée par la Seconde Guerre mondiale, souvent citée comme l’explication la plus importante de la perte de biodiversité en Grande-Bretagne[16].

Cette même étude a montré que dans les années 1960, alors que d’autres espèces disparaissaient plus vite encore, un certain ralentissement du taux d'extinction de pollinisateurs était observé, peut-être selon les auteurs parce que les espèces les plus sensibles ou vulnérables avaient toutes disparu, et/ou en raison de la mise en place de programmes de conservation des pollinisateurs. En outre les fabricants de pesticides ont peu à peu dû produire les résultats de leurs tests de toxicité faits sur deux groupes d'insectes dits utiles (coccinelles et abeilles domestiques) pour obtenir leurs autorisations de mise sur le marché (AMM). Cependant, la plupart de ces tests n'ont pas porté sur les effets transgénérationnels ni sur les effets synergiques d'une exposition à plusieurs pesticides, ni sur tous les produits de dégradation des principes actifs.

Les effets collatéraux (souvent dits « non intentionnels »[17] sur les pollinisateurs, des plantes génétiquement modifiées pour produire un insecticide d'une part (et/ou résister à un désherbant total, au détriment des adventices[18]), et des pesticides systémiques à base d'imidaclopride (dans le groupe des néonicotinoïdes et « largement utilisé depuis 1994 en enrobage de semences »[15]) d'autre part, sont également encore source de vives controverses entre l'agroindustrie et les apiculteur. En particulier, bien après la mise sur le marché de l'imidaclopride, Des « études ont montré que cet insecticide présente une toxicité chronique et sub-létale pour des doses de l’ordre de la partie par milliard (μg/kg), ou moins, puisqu’on on observe un taux de 50 % de mortalité chez l’abeille en dix jours pour une concentration de 0,1 μg/kg d’imidaclopride dans une nourriture contaminée »[15].

Sur la base des données disponibles depuis les années 1990/2000-2010, l'autorité européenne de sécurité des aliments a conclu que les tests obligatoires pour l'homologation des pesticides utilisés depuis les années 1980[19],[20] ne permettaient pas d'en évaluer les risques et que certains produits phytosanitaires encore utilisés en agriculture, arboriculture ou sylviculture « présentaient un risque pour les abeilles »[21]. Au-delà du seul enjeu agricole existent aussi des enjeux toxicologiques, écotoxicologiques et de protection des milieux[22]. L'effondrement des populations naturelles et domestiques de pollinisateur est d'autant plus préoccupant qu'il semble aussi toucher des zones forestières et montagneuses (jusqu’à 100 % de mortalité dans les ruches placées en transhumance dans les hauts pâturages des Pyrénées-Orientales en 2014[23]) alors que l'imidaclopride est aussi utilisé en pépinière pour traiter certains résineux contre l'hylobe (grand charançon des pins) avant qu'ils soient replantés, ce qui pourrait s'avérer néfaste pour les abeilles[24].

Enjeux (environnementaux, sanitaires et socio-économiques...)Modifier

Enjeux de (re)connaissance et de gouvernanceModifier

Les insectes sont souvent considérés comme de peu d’intérêt voire comme des espèces nuisibles ou gênantes à éliminer. Et la valeur des services écosystémiques[25] qu’ils apportent est difficile à calculer, même si quelques évaluations chiffrées ont été tentées[26],[27],[28],[29].

Les pollinisateurs sont cependant indispensables à la fécondation de nombreuses espèces cultivées d’herbacées, buissons ou arbres fruitiers. Parce que pour de nombreuses espèces de plantes les animaux pollinisateurs sont les seuls à pouvoir fournir les services vitaux de pollinisation, ils sont considérés comme des espèces-clé et une source majeure de services écosystémiques pour l’Homme, nécessaire au maintien de la biodiversité, de la productivité de l’Agriculture et de l’économie humaine. Ce rôle a été officiellement mondialement reconnu par les États de l’ONU en 1999 à l’occasion d’une réunion de la Convention sur la diversité biologique (Declaration on Pollinators, São Paulo[30]).

Enjeux socioéconomiquesModifier

Les pollinisateurs sont considérés comme en déclin régulier et parfois rapide à l'échelle globale, en raison de la perte et de la fragmentation des habitats, des changements d'utilisation des terres, des pesticides, du réchauffement climatique ou encore de la présence d'espèces invasives, mais les résultats sont plus controversés à l'échelle régionale ou locale[31]. Des espèces autrefois communes comme l’abeille domestique disparaissent anormalement et par milliards d’individus chaque année[32]. De nombreuses espèces de papillons ou le bourdon de Franklin (Bombus franklini) ont été classées sur la liste rouge de l'UICN des espèces menacées. La régression des abeilles domestiques n’est pas compensable par les pollinisateurs sauvages, qui sont aussi en pleine régression en de nombreux endroits. Alors qu'une grande partie de l’agriculture mondiale dépend économiquement - en partie ou en totalité - des pollinisateurs[33]. Le service rendu par les abeilles et principaux pollinisateurs a été estimé par l’INRA à 153 milliards d’euros par an[34]. Selon un rapport publié dans la revue Nature en 2016, l'extinction des pollinisateurs menace 1,4 milliard d'emplois dans le monde[35].

Enjeux écologiquesModifier

De 70 % à 90 % des angiospermes sont pollinisés par une espèce animale.

La production de fruits et graines augmente dans les écosystèmes ou jardins présentant la plus grande diversité de plantes et de pollinisateurs, et deux ans après une plantation d’espèces variées de plantes, il reste environ 50 % d'espèces de plantes en plus sur le site où la diversité d'insectes est la plus élevée, par rapport à celles pollinisées par un ensemble moins varié d'insectes[36]. Or, les pollinisateurs sont globalement en régression sur toute la planète, et tout particulièrement dans les régions industrialisées et d'agriculture intensive de l'hémisphère nord.

Le déclin de la santé immunitaire des populations d’animaux pollinisateurs menace une partie de l’intégrité écologique des paysages et écosystèmes, et des pans entiers de la biodiversité spécifique, génétique et fonctionnelle associés à celles des plantes à fleurs qui ne peuvent être fécondées par le vent ni auto-fécondées. Une grande partie de la chaîne alimentaire humaine et des réseaux trophiques sont directement et indirectement concernés. On observe déjà, par exemple en Angleterre et aux Pays-Bas un déclin parallèle entre des plante et leurs pollinisateurs[37]. L’agriculture moderne est source de graves pertes de biodiversité, et en pâtit en retour, dont par la réduction du service de pollinisation autrefois mieux rempli par les insectes[38]. La disparition de plantes ou l’introduction de plantes (dont invasives[39]) peuvent perturber les réseaux plantes-pollinisateurs[40].

Enjeux sanitairesModifier

La santé environnementale considère souvent les pollinisateurs comme des bioindicateurs pouvant nous alerter sur la dégradation générale des écosystèmes d'une part, et d'autre part sur les effets (différés dans l'espace et dans le temps) de pesticides toxiques sur la Santé publique[41]. Les pollinisateurs sont un enjeu sanitaire pour toute l’humanité qui pour être en bonne santé doit disposer d’une alimentation saine, suffisante et équilibrée, qui ne peut - en grande partie – qu’être fournie par des plantes[42], or au moins 80 % des céréales cultivées dans le monde ne peuvent être pollinisées que par des insectes pour produire du grain. Environ 1/3 de notre nourriture dépend des pollinisateurs[43]. Une étude publiée en 2011, basée sur les données disponibles de dépendance des plantes cultivées aux pollinisateurs[44] montre que la santé publique et individuelle dépend pour certaines vitamines et nutriments fortement de plantes cultivées elles-mêmes dépendant entièrement ou partiellement des animaux pollinisateurs. Ainsi, plus de 90 % de nos besoins en vitamine C, la totalité de nos besoins en lycopène et la quasi-totalité de nos besoins en antioxydants β-cryptoxanthine et de β-tocophérol, ou encore la majorité de la vitamine A, du calcium et du fluorure, et une grande partie de l'acide folique qui nous sont nécessaires proviennent de ces plantes. « Le déclin en cours des pollinisateurs peut donc exacerber les difficultés actuelles que nous avons à fournir une alimentation adéquate sur le plan nutritionnel pour la population humaine mondiale »[43].

Enjeux de prospective et de gouvernanceModifier

Les études de tendance mondiale à long terme pour les rendements et les productions agricoles ne montrent pas encore de pénurie de pollinisateurs, mais montrent que la pression sur les pollinisateurs et les services qu’ils fournissent s’accroît[45], et que le nombre de plantes qui nourrissent le monde tend à se réduire[46] (de même que leur diversité génétique). Ces études montrent parallèlement et également une augmentation de la dépendance des cultures qui se sont le plus développées aux pollinisateurs[47]. Le coût de l’inaction pourrait être très élevé et augmenter avec le temps passé sans mesures de correction de la situation[48].

Pistes de solutions à la régression des pollinisateursModifier

Les pistes de solutions le plus souvent évoquées visent :

  • le développement d'une agriculture moins chimique[49] et plus raisonnée, l'agriculture biologique[50] et la lutte intégrée basée sur la protection des auxiliaires de l'agriculture, et donc de leurs milieux de vie[51] ; une meilleure prise en compte des observations faites par les apiculteurs[52] ;
  • le développement d'une apiculture tenant mieux compte de la biodiversité (les apports de souches d’abeilles étrangères dont le génome est inadapté aux conditions locales, la transhumance de ruches à grande échelle, le nourrissage sur monoculture, le déplacement de ruches dans les parcs nationaux ou réserves naturelles où l'abeille domestique peut priver de nourriture les pollinisateurs locaux naturels, etc. sont à éviter) ;
  • des plans de sauvetage, de restauration et de protection durable des populations résiduelles de pollinisateurs sauvages et domestiques, s'appuyant notamment sur la restauration d'une trame d'habitats naturels moins défavorables aux pollinisateurs y compris en ville et dans les jardins.
    Début , la Commission européenne a proposé « la toute première initiative de l'Union européenne (UE) visant à enrayer le déclin des insectes pollinisateurs sauvages », qui s'appuiera sur un suivi et une coordination des actions visant à « remédier aux conséquences sociales et économiques de la diminution des insectes pollinisateurs », et probablement sur les mesures s'attaquant aux causes du déclin. Une sensibilisation des enfants et citoyens est également prévue[53].
  • le développement de micro-robots pollinisateurs (RoboBees, par exemple évoqués dans le film « silence des abeilles »[54],[55]). De tels robots ne sont pas encore au point, et devraient être autonomes et s'ils sont petits pouvoir échapper aux araignées, oiseaux et autres animaux insectivores.

Conservation des insectes pollinisateursModifier

Importance du maintien de la diversité spécifique des insectes pollinisateursModifier

L’utilisation durable des insectes pollinisateurs, est un sujet sous projecteurs, l’érosion de ces petits animaux déclenchera automatique l’extinction des populations humaine. Ainsi c’est d’une importance capitale que les scientifiques du monde se concentrent sur la question de la conservation et l’utilisation durable des insectes pollinisateurs.

Tous les insectes volants sont par défaut des pollinisateurs potentiels, mais les plus importants sont les insectes dit pollinisateurs, car ils ont des caractéristiques physiologiques qui leur permettent de transporter beaucoup plus de pollen d’une fleur à une autre. Les hyménoptères, dont on retrouve les Apidés (abeilles) ont un rôle très important dans le mécanisme de la pollinisation, grâce à leur corps couvert de soie qui accroche le pollen et leur brosse à pollen situé sur la face interne du métatarse.

La pollinisation est capitale pour la fécondation des fleurs dites Angiospermes ; c’est un processus durant lequel les insectes pollinisateurs jouent un rôle clé. En effet, en butinant les plantes, ils se couvrent de pollen et transportent ces précieuses graines de l’organe mâle de la plante (anthère) à l’organe femelle (stigmate). Extrêmement productives, les abeilles peuvent visiter jusqu’à 250 fleurs par heure et stocker jusqu’à 500 000 grains de pollen.

On peut observer parmi la trentaine d’ordres d’insectes inventorié jusqu’à présent (Delfosse, E. 2015), que les Hyménoptères, les Diptères, les Lépidoptères et les Coléoptères, renferment une diversité d’espèces floricoles hautement pollinisateurs des plantes à fleurs, mais également on y retrouve dans d’autres ordres d’insectes, une grande majorité de visiteurs de fleurs décrits comme régulées ou obligatoires, et dont certains sont des pollinisateurs avérés tel que les  Thysanoptères (thrips) et ceci en dépit de leur taille (Vincent Lefebvre 2017) .

Il existe une forte relation entre certaines espèces d’insectes et les fleurs qu’elles butinent. Pour ces espèces, la production florale est leur seule source de nourriture ; comme chez les Abeilles, Symphytes, Syrphes, Longicornes, Thrips pour le pollen, ou chez les Abeilles, Symphytes, Papillons, Mouches, pour le nectar, les Cétoines, Longicornes, Symphytes consomment également les pétales de fleurs (Vincent Lefebvre 2017). Certaines espèces d’abeilles spécialisées, comme les Apis produisent grâce aux fleurs qu’elles butinent des sécrétions huileuses ou cireuses (Rasmussen, T. J., and J. Olesen. 2000). Des réseaux complexes  sont formés par les interactions plantes-pollinisateurs (Isabelle Dajoz et al., 2012 ).

Il est démontré que 35 % de la production agro-alimentaire, qui alimente l’homme dépend de la pollinisation réaliser par les insectes. Pour certains chercheurs l’extinction des insectes est comparable à l’extinction des dinosaures. Présentent sur terre depuis plus de 80 millions d’années, les espèces sont de nos jours sont menacés de disparition. Des études démontrent que depuis une trentaine d’années les espèces de pollinisateur disparaissent rapidement ; en effet près de 300 000 colonies d’abeilles disparaissent chaque année, malgré les mesures prises jusqu’à présent.

Les services écologiques rendus par les insectes pollinisateurs sont en danger. Ce facteur est de plus en plus amplifié suite au déclin de ces petits animaux. Les de ce déclin sont

Le déclin des insectes pollinisateurs, suite à de multiples causes : pesticides, fongicides, urbanisation, fragmentation des habitats, homogénéisation et anthropisation des milieux…), simplifie les interactions plantes-pollinisateurs et met en danger les services écologiques rendus par ces insectes aux écosystèmes et leurs diversités biologiques (Isabelle Dajoz et al., 2012 ).

Perspective de conservationModifier

Adopter de nouvelles stratégies agricolesModifier

Dans une étude d’amélioration du paysage agricole pour les insectes pollinisateurs, les abeilles en particulière, un nombre d’objectifs sont mis en perspective pour augmenter la productivité du miel, amélioré la biodiversité et la santé des abeilles dans ces champs agricole. Pour cela, il faudra augmenter la disponibilité des ressources alimentaire pour les insectes pollinisateurs domestiques et sauvages, tout en les préservant des effets néfastes des pesticides (Isabelle Dajoz et al., 2012 ).

Grâce au système de rotation des cultures, accompagné de divers composition florale ; nous pouvons aboutir à un bon rendement de productivité agricole et des produits de la ruche, toute en protégeant les populations d’abeilles domestiques et sauvages, les bourdantes et d’autres insectes pollinisateurs qui visitent ces champs. L’une des études réalisées sur les champs de céréales, colza, tournesol, maïs, blé,  a démontré que ces plantes accompagnées de la luzerne, Cipan avec du trèfle hybride et de la phacélie, chanvre, donner un bien milieu rendement et des ruches plus robuste. En effet, ces plantes doivent assurer une floraison en septembre et octobre et, par conséquent, améliorer les stocks alimentaires dans les ruches avant l’hiver (Axel Decourtye et al, 2013).

Contrôler l’utilisation des pesticidesModifier

La quantité de pesticides et fertilisants azotés et la charge en bétail, affectent négativement les populations d’insectes pollinisateurs, notamment  les abeilles.

Il faudra demander aux compagnies désirant mettre un nouveau pesticide sur le marché canadien, d’effectuer des tests non seulement sur les abeilles adultes, mais également sur les autres stades de développement de l’abeille, afin d’éviter de retirer un produit, après s’être rendu compte de sa toxicité. Une des perspectives de conservation serra d’exiger aux producteurs des pesticides de mettre sur le marché que des pesticides déjà testés sur les insectes pollinisateurs (abeilles, papillions, sphinx…), et cela à plusieurs stades de leur développement. Cette pratique permettra de préserver les populations de ces insectes, notamment les colonies d’abeilles qui sont les plus touchées par ces phénomènes (Nathalie Pelletier 2010); car chez l’abeille ont y retrouve qu’une moitié des gènes de détoxification par rapport aux autres insectes (Jacobsen, R. 2009), eux-mêmes vulnérables aux pesticides.  

Des stratégies permettent de diminuer les effets de pesticides sur les populations d’insectes ; comme le remplacement des produits dangereux par d’autres moins nocifs, l’élimination de traitements utilisant les pesticides et cela sur l’ensemble de la période d’activité saisonnière des pollinisateurs. Nous pouvons également utiliser des plantes connus pour leurs vertus associées aux cultures agricole, afin de réduire l’utilisation des pesticides et insecticides, par exemple l’association du colza avec une plante gélive pour réduire l’urtication des herbicides et sur le tournesol, un désherbage mécanique ou l’utilisation ciblé des herbicides lors du semis (Axel Decourtye et al, 2013).

Stratégies de conservation dans biotopes urbains et périurbainsModifier

Les espaces urbains doivent être plus accueillants pour les insectes pollinisateurs, notamment les paillions et les abeilles domestiques. Des zones de refuges et de protections doivent être élaborées pour ces petits animaux, qui le plus souvent, se retrouvent égarer, car leurs habitats sont fragmentés par ces milieux anthropiques.

On doit augmenter et diversifier les phonations de fleurs mellifères dans les parcs et les jardins.  Sur nos petits balcons, ou au coin du jardin les plantes aromatiques sont un havre de paix pour nos insectes : la menthe, le thym, la sauge, l'aneth, la marjolaine ou la ciboulette. Nous pouvons aussi planter des lavandes, des rosiers, des hibiscus. Centaines plantes grimpantes font également partie des plantes mellifères, elles attirent aussi les insectes pollinisateurs : la glycine, la clématite, le jasmin, le chèvrefeuille et le lierre. 

Augmenter la plantation des plantes mellifèresModifier

La diversité florale d’un écosystème influence sur la diversité des insectes pollinisateurs. Ainsi, l’un des plans les plus avantageux à la conservation de ces espèces et l’augmentation de la composition florale de divers écosystèmes.

L’étude de la  coévolution entre les insectes pollinisateurs et les fleurs est un chemin important vers l’élaboration de plans efficaces à leur conservation. Des bandes aménagées à fleurs des prés doivent être plantées le long des cultures, dans les zones urbaines, bordures des forêts…, pour faire face au déclin des insectes pollinisateurs.

La relation précieuse entre la fleur et l’insecte est une parfaite harmonie de symbiose et une totale relation de mutualisme (anthécologie).

Enrichir la composition florale des milieux naturels et semi-naturels en plantes mellifères augmente le pourcentage de préservations des populations de pollinisateurs. Les plantes mellifères sont des espèces qui contiennent du nectar et du pollen en abondance, ce qui attire les abeilles et insectes butineurs.

Autres perspectives de conservationModifier

  • Protéger les espèces d’insectes pollinisateurs sauvages et domestiques
  • Arrosage économique des plantes et tondre moins souvent
  • Augmentation des sites de nidification des insectes butineurs et accueillir favorablement  l’installation des ruches dans l’environnement urbain et création de zones protégé (refuge des insectes pollinisateurs).
  • Enrichissement la diversité génétique  (pool génétique) des populations de pollinisateurs.
  • Régulation les populations d’espèces envahissantes.

Histoire évolutive des pollinisateursModifier

Durant leur coévolution avec les insectes et d’autres pollinisateurs, les plantes à fleur ont développé des traits qui les rendent très attractives pour une ou plusieurs espèces de pollinisateurs.

Ces traits correspondent à des éléments transmissibles du patrimoine génétique des plantes à fleur[56] et des pollinisateurs ; ce sont par exemple la taille des fleurs, leur forme et profondeur, la largeur de leur corolle, leurs couleurs (dont dans le spectre non visible de l’ultraviolet). Il peut aussi s’agir du parfum, d’une offre en nectar, d’une certaine composition, etc.[57] ou de la chaleur offerte par certaines fleurs[58] (il a été expérimentalement montré que quand il a le choix, un bourdon - bien qu’ayant une certaine capacité de contrôle de sa température - préfère se nourrir sur les fleurs les plus chaudes, ce qui lui permet peut-être de dépenser moins d’énergie pour maintenir son corps à la température de vol, et une plante fournit une récompense en chaleur pourrait présenter le même intérêt et gain pour le pollinisateur qu’une plante identique plus riche en nectar, mais froide[58]).

Les oiseaux visitent préférentiellement les fleurs longues, étroites et rouges et sont moins attirés par des fleurs larges avec peu de nectar mais un pollen abondant, lesquelles sont plus attrayantes pour des coléoptères. Lorsque ces caractéristiques sont expérimentalement modifiés, les fleurs peuvent ne plus attirer ou moins attirer leurs pollinisateurs naturels[59],[60].

La somme de ces traits constitue ce que les chercheurs appellent le « syndrome de pollinisation ».

Quand un pollinisateur ne dépend que d’une espèce pour sa survie (pollinisateur monolectique) et que l’inverse est également vrai, la disparition de l’une des deux espèces entraîne celle de l’autre. Les fleurs sont majoritairement associées à des guildes de pollinisateurs polylectiques, qui fluctuent dans l'espace et dans le temps[61].

Histoire récenteModifier

Une grande partie des populations de pollinisateurs semblent victimes d’un effondrement démographique, de disparitions ou d’une dégradation de santé qui affecte un service écosystémique considéré comme majeur et précieux (la pollinisation).

Cet effondrement se produit parfois dans des zones réputées peu anthropisées (pour le bourdon en Suède par exemple[62]).

Une étude portant sur les rendements des cultures mondiales dépendants ou bénéficiant de 60 pollinisateurs a fourni sur cette base une cartographie du service de pollinisation par les insectes les plus importants pour l’agriculture dans le monde, mettant en évidence une répartition spatiale actuelle des prestations de pollinisation qui n’est que partiellement corrélée avec les variables climatiques et la répartition des terres cultivées. Cette carte indiquant des points critiques avec selon les auteurs assez de détails guider les décisions politiques sur les lieux où il faudrait prioritairement restaurer ou protéger les services de pollinisation et la biodiversité qui leur sont nécessaires. Les auteurs (et d’autres[63]) ont aussi étudié la vulnérabilité des économies nationales face au déclin potentiel des services de pollinisation et ils notent qu’alors que la dépendance générale de l'économie agricole à la pollinisation est restée stable de 1993 à 2009, les prix des produits cultivés les plus dépendants des pollinisateurs ont ensuite augmenté, ce qui pourrait être un signal d'alerte précoce[64].

Interactions plante-pollinisateurModifier

Les plantes et leurs pollinisateurs ont co-évolué depuis l’apparition des plantes à fleur.

Les relations qui les unissent sont parfois non spécifiques (pollinisateurs généralistes) et parfois au contraire très spécifiques (pollinisateurs spécialisés) et de type interactions durables (un seul animal pouvant féconder une ou plusieurs plantes spécifiques). L'émergence d'espèces spécialistes advient plus souvent dans les environnements stables, alors que les généralistes sont avantagées dans des environnements perturbés (changements climatiques, perturbations anthropiques) ou hétérogènes. L'anthropocène caractérisé par un appauvrissement de la biodiversité voit ainsi un déclin des pollinisateurs spécialistes en raison notamment de l'homogénéisation des écosystèmes[65].

Le mutualisme semble très fréquent, et dans quelques cas la stratégie semble évoquer une « tromperie » : Ainsi certaines espèces (d'orchidées principalement) ont développé lors de leur co-évolution avec leurs pollinisateurs une stratégie de leurres sexuels où les plantes produisent des combinaisons remarquablement complexes de phéromones attractives et de mimétisme physique qui induisent les abeilles ou les guêpes mâles en erreur, ces mâles tenant alors de s'accoupler avec la fleur qui les chargent de paquets collants de pollens, lesquels seront livrés à d’autres fleurs de la même espèce à proximité (phénomène de pseudocopulation). De tels exemples sont connus sur tous les continents (sauf en Antarctique). L'Australie semble être exceptionnellement riche en de tels exemples[66].

Les « mouches à viande » de familles telles que Calliphoridae et Sarcophagidae ont été en quelque sorte « apprivoisées » par certaines espèces de plantes dont les fleurs se signalent à elles en dégagent une odeur de vase fétide ou de cadavre en décomposition. Dans ce type de cas, les stratégies écologiques des plantes varient : plusieurs espèces de Stapelia attirent ainsi des mouches charognardes qui pondent en vain leurs œufs sur la fleur (où leurs larves meurent rapidement de faim). D'autres espèces présentent des organes floraux qui se décomposent réellement et rapidement après maturation en offrant une véritable nourriture aux insectes qui les visitent et les fécondent parfois.

Types de pollinisateursModifier

Les pollinisateurs les plus connus sont les différentes espèces d'abeilles qui sont clairement adaptées à la pollinisation et vivent dans certains cas en totale codépendance avec certaines des espèces d'angiospermes qu’elles pollinisent le plus.

Les apidés ont un corps généralement poilu et porteur d’une charge électrostatique qui facilite le transport des grains de pollen qui adhèrent à leur corps. Ils sont aussi dotés d’organes adaptés à la récolte du pollen prenant chez la plupart des abeilles la forme d'une structure dénommée scopa située sur les pattes arrière de la plupart des espèces et/ou sous l'abdomen (par exemple chez certaines abeilles mégachiles).

Ces organes sont composés d'épaisses soies plumeuses. Les abeilles domestiques, les bourdons, et leurs proches parents n’ont pas de scopa, mais des pattes arrière modifiées comprenant une structure dite corbicula (ou « panier à pollen »). La plupart se nourrissent de nectar (une source d'énergie concentrée) et collectent le pollen (nourriture riche en protéines) pour nourrir leurs petits. Ce faisant, elles transfèrent « par inadvertance » le pollen d’une fleur à l’autre. Parfois comme chez les abeilles Euglossines (qui pollinisent les orchidées), ce sont les abeilles mâles qui sont attirées par les senteurs florales et fécondent la fleur, alors que les femelles recueillent le nectar ou le pollen. Quand ces mêmes femelles visitent d’autres types de plantes à fleur ce sont elles (les Euglossines femelles) qui agissent comme pollinisatrices.
Toutes les abeilles sociales, pour se multiplier normalement, ont besoin de sources de pollen abondantes et réparties sur toute l’année.

Dans les milieux froids, comme en montagne à partir de l'étage subalpin ou sous les hautes latitudes, les abeilles deviennent plus rares et les visiteurs de fleurs les plus abondants deviennent des Diptères appartenant à plusieurs familles, notamment les Muscidae, les Anthomyiidae et les Empididae[67],[68].

Parmi les pollinisateurs autres qu'insectes, on peut citer les chiroptères, qui sont les seuls pollinisateurs spécialisés parmi les mammifères[69].

Notes et référencesModifier

  1. Dennis Wm. Stevenson, Knut J. Norstog, and Priscilla K.S. Fawcett (1998) "Pollination Biology Of Cycads" in S.J. Owens and P.J. Rudall. “Reproductive Biology”. Royal Botanic Gardens, Kew. Consulté 2014-12-08.
  2. Yanni Gunnell, Écologie et société : Repères pour comprendre les questions d'environnement, Armand Colin, , p. 204.
  3. (en) Carol A. Kearns, David W. Inouye & Nickolas M. Waser, « Endangered mutualisms: the conservation of plant-pollinator interactions », Annu. Rev. Ecol. Syst., vol. 29,‎ , p. 83-112 (DOI 10.1146/annurev.ecolsys.29.1.83).
  4. (en) N. Escaravage & J. Wagner, « Pollination effectiveness and pollen dispersal in a Rhododendron ferrugineum (Ericaceae) population », Plant Biology, vol. 6, no 5,‎ , p. 606-615 (DOI 10.1055/s-2004-821143).
  5. Lefebvre Vincent, Daugeron Christophe, Villemant Claire et Fontaine Colin, « Empidine dance flies pollinate the woodland geranium as effectively as bees », Biology Letters, vol. 15, no 7,‎ , p. 20190230 (PMID 31362609, PMCID PMC6684995, DOI 10.1098/rsbl.2019.0230, lire en ligne, consulté le 28 août 2019)
  6. « These findings suggest that loss of biodiversity in pollination networks may threaten the persistence of plant communities » in (en) (2006) Diverse Pollination Networks Key to Ecosystem Sustainability. PLoS Biol 4(1): e12. doi:10.1371/journal.pbio.0040012 ; article en licence Creative Commons)
  7. La sécurité alimentaire mondiale impactée par le déficit d’insectes pollinisateurs.
  8. Sciences et Avenir no 829 p. 18.
  9. « Journée mondiale des abeilles, 20 mai », sur www.un.org (consulté le 27 décembre 2019)
  10. (en) F. Duchenne, E. Thébault, D. Michez, M. Elias, M. Drake, M. Persson, J.S. Piot, M. Pollet, P.Vanormelingen & C. Fontaine, « Phenological shifts alter the seasonal structure of pollinator assemblages in Europe », Nature Ecology and Evolution,‎ (DOI 10.1038/s41559-019-1062-4)
  11. « Le réchauffement climatique diminue la diversité de pollinisateurs disponibles en Europe », sur cnrs.fr,
  12. Vaissière B (2002) Abeilles et pollinisation. Courrier de la nature ; INRA ; Paris ; 24-27.
  13. Tasei, J. N. (1996). Impact des pesticides sur les Abeilles et les autres pollinisateurs. Le Courrier de l’Environnement de l’INRA, 29, 9-18.
  14. a et b Bonmatin J. M. (2002) Insecticide et pollinisateurs : une dérive de la chimie ?. Sciences, (2), 42-46.
  15. a b et c Charvet, R., Katouzian-Safadi, M., Colin, M. E., Marchand, P. A., & Bonmatin, J. M. (2004), Insecticides systémiques : de nouveaux risques pour les insectes pollinisateurs. In Annales pharmaceutiques françaises (janvier 2004, Vol. 62, N°1, pp. 29-35). Elsevier Masson (résumé)
  16. Jeff Ollerton, Hilary Erenler, Mike Edwards, Robin Crockett (2014), Report Extinctions of aculeate pollinators in Britain and the role of large-scale agricultural changes ; Revue Science ; 2014-12-12: Vol. 346 n° 6215 ; pp. 1360-1362 DOI: 10.1126/science.1257259
  17. Taseil J.N. (1991) Les effets non intentionnels des pesticides sur les insectes pollinisateurs. Bulletin de la Société zoologique de France, 116, 364.
  18. Simpson, E. C., Norris, C. E., Law, J. R., Thomas, J. E., & Sweet, J. B. (1999). Gene flow in genetically modified herbicide tolerant oilseed rape (Brassica napus) in the UK. Monograph-British Crop Protection Council, 75-81.
  19. Cardona, R. A. (1987). Current toxicology requirements for registration. In ACS symposium series (No. 336, pp. 14-19). Oxford University Press.
  20. De Lavaur, E. (1990). Procedure d'évaluation de l'ecotoxicite des pesticides en vue de leur homologation en France. Bulletin Mensuel de l'Office National de la Chasse.
  21. Éditorial, « Pesticides : pitié pour les abeilles ! », Le Monde,‎ , p. 1 (ISSN 0395-2037)
  22. Rivière, J. L. (2001). Ecotoxicologie et toxicologie des produits phytosanitaires de l'obligation réglementaire à la protection des milieux. Ingénieries, 23-27 -http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=13589647 résumé]).
  23. Les abeilles des Pyrénées-Orientales décimées par les pesticides, article du journal le Monde, 14.08.2014, consulté 2014-12-13
  24. « Certaines productions résineuses pourraient s'avérer défavorables aux abeille », in Davaine J-B. (2012). Évolution récente de la ressource mellifère dans le paysage agricole français : Le cas des grandes cultures et des productions fourragères ; Académie vétérinaire de France, Paris (résumé)
  25. Daily GC (1997) Nature's Services: Societal Dependence on Natural Ecosystems. Washington: Island Press
  26. Losey JE, Vaughan M (2006) The economic value of ecological services provided by insects. Bioscience 56: 311–323.
  27. Kearns CA (2001) North American, dipteran pollinators: Assessing their value and conservation status. Conserv Ecol 5: consulté 11 mai 2011
  28. Gross BJ (2010) Beneficial Bees and Pesky Pests: Three Essays on Ecosystem Services to Agriculture. Dissertation Agricultural and Resource Economics, University of California, Berkeley.
  29. Southwick EE, Southwick L (1992) Estimating the Economic Value of Honey-Bees (Hymenoptera, Apidae) as Agricultural Pollinators in the United-States. J Econ Entomol 85: 621–633.
  30. Imperatriz-Fonseca, V. L. (1999). International Pollinators Initiative: the São Paulo Declaration on Pollinators: Report on the Recommendations of the Workshop on the Conservation and Sustainable Use of Pollinators in Agriculture with Emphasis on Bees (p. 79). Brasília: Brazilian Ministry of the Environment.
  31. (en) R. Winfree, R. Aguilar, D. P. Vazquez, G. LeBuhn & M. A. Aizen, « A meta-analysis of bees' responses to anthropogenic disturbance », Ecology, vol. 90, no 8,‎ , p. 2068-2076 (DOI 10.1890/08-1245.1).
  32. Potts S, Roberts S, Dean R, Marris G, Brown M, et al. (2010) Declines of managed honey bees and beekeepers in Europe. Journal of Apicultural Research 49: 15.
  33. Gallai N, Salles JM, Settele J, Vaissiere BE (2009) Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline. Ecol Econ 68: 810–821
  34. Figuières, C., & Salles, J. M. (2012). Donner un prix à la nature, c’est rendre visible l’invisible ou penser l’impensable? (No. 12-03). LAMETA, Universtiy of Montpellier.
  35. Camille Chuquet, « Ce rapport ne laisse aucun espoir : l’extinction des pollinisateurs condamne notre existence », Daily Geek Show,‎ (lire en ligne, consulté le 6 décembre 2016)
  36. (en) C. Fontaine et al., Functional Diversity of Plant–Pollinator Interaction Webs Enhances the Persistence of Plant Communities ; PLoS Biology, 4(1) : e1, 2006.
  37. Biesmeijer JC, Roberts SPM, Reemer M, Ohlemüller R, Edwards M, et al. (2006) Parallel declines in pollinators and insect-pollinated plants in Britain and the Netherlands. Science 313: 351–354
  38. Richards AJ (2001) http://aob.oxfordjournals.org/content/88/2/165.full.pdf Does low biodiversity resulting from modern agricultural practice affect crop pollination and yield ?] Ann Bot London 88: 165–172.
  39. Stout JC, Morales CL (2009) http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/89/20/18/PDF/hal-00892018.pdf Ecological impacts of invasive alien species on bees]. Apidologie 40: 388–409.
  40. Padrón, B., Traveset, A., Biedenweg, T., Díaz, D., Nogales, M., & Olesen, J. M. (2009) Impact of alien plant invaders on pollination networks in two archipelagos. PLoS One, 4(7), e6275
  41. Baldi, I., Mohammed-Brahim, B., Brochard, P., Dartigues, J. F., & Salamon, R. (1998). Effets retardés des pesticides sur la santé: état des connaissances épidémiologiques. Revue d'épidémiologie et de santé publique, 46(2), 134-142 (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2209520 résumé])
  42. Raskin I, Ribnicky DM, Komarnytsky S, Ilic N, Poulev A, et al. (2002) Plants and human health in the twenty-first century. Trends Biotechnol 20: 522–531.
  43. a et b Eilers, E. J., Kremen, C., Greenleaf, S. S., Garber, A. K., & Klein, A. M. (2011) « Contribution of pollinator-mediated crops to nutrients in the human food supply”. PLoS one, 6(6), e21363
  44. Klein AM, Vaissiere BE, Cane JH, Steffan-Dewenter I, Cunningham SA, et al. (2007) Importance of pollinators in changing landscapes for world crops. P R Soc B 274: 303–313.
  45. Vanbergen, A. J., & Initiative, T. I. P. (2013). « Threats to an ecosystem service: pressures on pollinators”. Frontiers in Ecology and the Environment, 11(5), 251-259
  46. Prescott-Allen R, Prescott-Allen C (1990) How many plants feed the world? Conservation Biology 4: 365–374 (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1523-1739.1990.tb00310.x/abstract résumé]).
  47. Aizen MA, Garibaldi LA, Cunningham SA, Klein AM (2008) Long-Term Global Trends in Crop Yield and Production Reveal No Current Pollination Shortage but Increasing Pollinator Dependency. Curr Biol 18: 1572–1575
  48. Ghazoul J (2005) Buzziness as usual? Questioning the global pollination crisis. Trends Ecol Evol 20: 367–373
  49. Bourg, S. (2006). Abeille et insecticides phytosanitaires (Doctoral dissertation).
  50. Jacques H (2008). «Sauvons les abeilles grâce à l'agriculture biologique» par le Professeur Joe Cummins, traduction de Jacques Hallard.(résumé)
  51. Pierre J (2009) Vers des relations durables entre insectes auxiliaires, cultures et protection intégrée. Oléagineux, Corps Gras, Lipides, 16(3), 164-168
  52. Kievitz, J. (2012). Des apiculteurs à la table des experts. Hermès, La Revue, (3), 127-136.
  53. Rousset Fanny (2018) Insectes pollinisateurs : la Commission européenne propose des mesures pour ralentir leur déclin Biodiversité 01 juin 2018 |
  54. film réalisé par Doug Shultz en 2007, disponible sur Dailymotion (le mot clé est « silence des abeilles » (dans le moteur de recherche).
  55. Le service de pollinisation rendu par les abeilles, TD destiné aux élèves de terminale ES., visant à étudier et illustrer « la notion de substitution entre les capitaux naturels, physiques et humains, qui relève du chapitre « La croissance est-elle compatible avec la préservation de l’environnement ? »,par Guy Démarest Ed : CNDP, DOI : 10.3917/idee.176.0057
  56. Hodges SA, Whittall JB, Fulton M, Yang JY. (2002) Genetics of floral traits influencing reproductive isolation between Aquilegia formosa and A. pubescens. American Naturalist 159: S51–S60.
  57. Fægri, K and L. van der Pijl. (1979) « The principles of pollination ecology »]. Oxford: Pergamon (résumé)
  58. a et b Rands, S. A., & Whitney, H. M. (2008). http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0002007.g003 Floral temperature and optimal foraging: is heat a feasible floral reward for pollinators?. PLoS One, 3(4), e2007
  59. Fulton M, Hodges SA. (1999) Floral isolation between Aquilegia formosa and A. pubescens. Proceedings of the Royal Society of London, Series B 266: 2247–2252.
  60. Hodges SA, Whittall JB, Fulton M, Yang JY. (2002) Genetics of floral traits influencing reproductive isolation between Aquilegia formosa and A. pubescens. American Naturalist 159: S51–S6
  61. Frédéric Marion-Poll, Denis Thiéry, Paul-André Calatayud, Nicolas Sauvion, Interactions insectes-plantes, Editions Quae, , p. 309.
  62. Bommarco R, Lundin O, Smith HG, Rundlöf M (2011) Drastic historic shifts in bumble-bee community composition in Sweden. Proceedings. Biological sciences/The Royal Society.
  63. Gallai N, Salles J, Settele J, Vaissiere B (2009) ”Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline”. Ecological Economics 68: 810–821.
  64. Lautenbach S, Seppelt R, Liebscher J, Dormann CF (2012) Spatial and Temporal Trends of Global Pollination Benefit ; PLoS ONE 7(4): e35954. doi:10.1371/journal.pone.0035954 (Licence : cc-by-sa)
  65. (en) Joanne Clavel, Romain Julliard, Vincent Devictor, « Worldwide decline of specialist species: toward a global functional homogenization ? », Frontiers in Ecology and the Environment, vol. 9, no 4,‎ , p. 222–228 (DOI 10.1890/080216).
  66. Jim G. Mant, Florian P. Schiestl, Rod Peakall, Peter H. Weston. « A Phylogenetic Study Of Pollinator Conservatism Among Sexually Deceptive Orchids”. Evolution, 56(5), 2002, pp. 888-898 (résumé)
  67. (en) Vincent Lefebvre, Colin Fontaine, Claire Villemant et Christophe Daugeron, « Are empidine dance flies major flower visitors in alpine environments? A case study in the Alps, France », Biology Letters, vol. 10, no 11,‎ , p. 20140742 (ISSN 1744-9561 et 1744-957X, PMID 25376804, PMCID PMC4261866, DOI 10.1098/rsbl.2014.0742, lire en ligne, consulté le 2 septembre 2019)
  68. (en) Vincent Lefebvre, Claire Villemant, Colin Fontaine et Christophe Daugeron, « Altitudinal, temporal and trophic partitioning of flower-visitors in Alpine communities », Scientific Reports, vol. 8, no 1,‎ , p. 1–12 (ISSN 2045-2322, DOI 10.1038/s41598-018-23210-y, lire en ligne, consulté le 2 septembre 2019)
  69. Paul Pesson et J. Louveaux, Pollinisation et productions végétales, Paris, INRA, (ISBN 2-85340-481-1, lire en ligne), p. 135-138.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Bibliographie scientifiqueModifier

  • Aizen Ma, Garibaldi La, Cunningham Sa, Klein AM (2008) Long-term global trends in crop yield and production reveal no current pollination shortage but increasing pollinator dependency. Current Biology 18: 1572–5
  • Aizen M, Garibaldi L, Cunningham S, Klein A (2009) How much does agriculture depend on pollinators? Lessons from long-term trends in crop production. Annals of Botany 103: 1579–1588.
  • Aizen MA, Harder LD (2009) The global stock of domesticated honey bees is growing slower than agricultural demand for pollination. Current biology 19: 915–8.
  • Allsopp, M. H., De Lange, W. J., & Veldtman, R. (2008). « http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0003128.t003 Valuing insect pollination services with cost of replacement]”. PLoS One, 3(9), e3128.
  • Axel Decourtye, m. GayrarD, a. chabert, F. requier, o. rollin, J.-F. oDoux, m. henry, F. allier, n. c errutti, G. chaiGne, P. Petrequin, S. Plantureux, e. GauJour, e. emonet, c. bockStaller, P. auPinel, n. michel et V. b retaGnolle, 2013 : Proposition de nouveaux systèmes de cultures basés sur la compréhension des interactions abeilles/zones céréalières. Recherche11Phytoma N° 667 octobre 2013 [file:///C:/Users/User/AppData/Local/Temp/Decourtye_2013_PHYTOMAPOLINOVEpisode2.pdf].
  • Bascompte, J., Jordano, P., Melián, C. J., & Olesen, J. M. (2003). The nested assembly of plant–animal mutualistic networks. Proceedings of the National Academy of Sciences, 100(16), 9383-9387. Bastolla, U., Fortuna, M. A., Pascual-García, A., Ferrera, A., Luque, B., & Bascompte, J. (2009). The architecture of mutualistic networks minimizes competition and increases biodiversity. Nature, 458(7241), 1018-1020.
  • Bawa KS (1990) Plant-Pollinator Interactions in Tropical Rain-Forests. Annu Rev Ecol Syst 21: 399–422.
  • Bertoglio R., Boni U., Camerini G., D’Amico G. & Groppali R., 2011. Il “Villaggio degli Insetti”: uno strumento per la didattica naturalistica. Biologi Italiani, XLI: 29-34.
  • Breeze TD, Bailey AP, Balcombe KG, Potts SG (2011) Pollination services in the UK: How important are honeybees? Agriculture, Ecosystems & Environment 6–12.
  • Delfosse, E. 2015. Addendum sur les Arachnides, les Myriapodes et les Insectes de France et du monde (Arthropoda). Arthropoda 48: 5– 22. http://www.museunacional.ufrj.br/mndi/Aracnologia/pdfliteratura/Delfosse/Delfosse%202015b%20Addendum%20Arachnides,%20%20Myriapodes%20et%20insectes.pdf
  • Evison, S. E., Roberts, K. E., Laurenson, L., Pietravalle, S., Hui, J., Biesmeijer, J. C., ... & Hughes, W. O. (2012). Pervasiveness of parasites in pollinators. PLoS One, 7(1), e30641.
  • Fægri, K, and L. van der Pijl. The Principles of Pollination Ecology. New York: Pergamon Press, 1979.
  • Garibaldi LA, Aizen MA, Klein AM, Cunningham SA, Harder LD (2011) Global growth and stability of agricultural yield decrease with pollinator dependence. Proceedings of the National Academy of Sciences 1–6.
  • Isabelle Dajoz, Floriane Flacher, Benoît Geslin, Xavier Raynaud 2012 : Réseaux d’interactions plantes-pollinisateurs: contraintes et difficultés liées à l’acquisition de données sur le terrain 5-7 décembre 2012 Université Lille1http://math.univlille1.fr/~tran/Exposesplantespollinisateurs/dajoz.pdf
  • Jaffé R, Dietemann V, Allsopp MH, Costa C, Crewe RM, et al. (2010) Estimating the density of honeybee colonies across their natural range to fill the gap in pollinator decline censuses. Conservation Biology 24: 583–93.
  • Jacobsen, R. 2009:  Fruitless Fall : The Collapse of the Honeybee and the Coming Agricultural Crisis. Bloomsbury, Quebecor World Fairfield, 282 p.
  • Kremen C, Williams NM, Aizen Ma, Gemmill-Herren B, LeBuhn G, et al. (2007) Pollination and other ecosystem services produced by mobile organisms: a conceptual framework for the effects of land-use change. Ecology Letters 10: 299–314 (résumé).
  • Lautre, Y. (2014). Pollinisateurs & Pesticides.
  • Lever, J. J., Nes, E. H., Scheffer, M., & Bascompte, J. (2014). The sudden collapse of pollinator communities. Ecology letters, 17(3), 350-359. : [7]
  • Nathalie Pelletier 2010 : Le déclin des populations d’abeilles au Québec : causes probables, impacts et recommandations Centre universitaire de formation en environnement, Université de Sherbrooke
  • Ollerton J, Winfree R, Tarrant S (2011) How many flowering plants are pollinated by animals? Oikos 120: 321–326
  • Potts S, Petanidou T, Roberts S, Otoole C, Hulbert A, et al. (2006) Plant-pollinator biodiversity and pollination services in a complex Mediterranean landscape. Biological Conservation 129: 519–529.
  • Priess JA, Mimler M, Klein AM, Schwarze S, Tscharntke T, et al. (2007) Linking deforestation scenarios to pollination services and economic returns in coffee agroforestry systems. Ecological Applications 17: 407–17.
  • Rasmussen, T. J., and J. Olesen. 2000. Oil flowers and oil collecting bees. Det Norske Videnskaps 39:23–31. http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.598.930&rep=rep1&type=pdf
  • Real, Leslie. Pollination Biology. New York: Academic Press, 1983.
  • Schweiger O, Biesmeijer JC, Bommarco R, Hickler T, Hulme PE, et al. (2010) Multiple stressors on biotic interactions: how climate change and alien species interact to affect pollination. Biological reviews of the Cambridge Philosophical Society 85: 777–795.
  • Sihag, R.C. Pollination Biology: Environmental Factors and Pollination. Hisar: Rajendra Scientific Publishers, 1995.
  • Sihag, R.C. Pollination Biology: Pollination, Plant Reproduction and Crop Seed Production. Hisar: Rajendra Scientific Publishers, 1995.
  • Sihag, R.C. Pollination Biology: Basic and Applied Principles. Hisar: Rajendra Scientific Publishers, 1997.
  • Sprengel, C K. Das entdeckte Geheimnis der Natur im Bau und in der Befruchtung der Blumen. Berlin, 1793.
  • Steffan-dewenter I, Leschke K (2003) Effects of habitat management on vegetation and above-ground nesting bees and wasps of orchard meadows in Central Europe. Biodiversity and Conservation 12: 1953–1968.
  • Thomson DM (2006) Detecting the effects of introduced species: a case study of competition between Apis and Bombus. Oikos 114: 407–418.
  • Vincent Lefebvre  2017: Origine de la diversité des insectes pollinisateurs d'altitude : le cas des diptères Empidinae dans le Parc National du Mercantour file:///C:/Users/User/AppData/Local/Temp/VA_LEFEBVRE_Vincent_22112017.pdf
  • Winfree R, Gross BJ, Kremen C (2011) Valuing pollination services to agriculture. Ecological Economics 71: 80–88.