Point médian

signe typographique

Point médian
·
Graphies
Graphie ·
Codage
Nom Point médian
Unicode U+00B7
Bloc Commandes C1 et supplément Latin-1

Le point médian, ou point milieu, est un signe typographique « · » semblable au point mais placé au-dessus de la ligne de base. Les usages les plus anciens remontent à l’épigraphie : il a servi, dans nombre d'écritures antiques, à séparer les mots. En latin et en grec, son utilisation, bien que fréquente, n’a jamais été systématique, et on a le plus souvent cantonné ce point séparateur de mots aux inscriptions en capitales. Voici un exemple :

ΝΙΨΟΝ·ΑΝΟΜΗΜΑΤΑ·ΜΗ·ΜΟΝΑΝ·ΟΨΙΝ

(en grec : « lave tes péchés non seulement le visage », palindrome que l’on peut rencontrer sur des fonts baptismaux).

Il a été détrôné par l’espace (le point médian séparateur n’ayant pas été conservé dans les écritures manuscrites puis imprimées occidentales et moyen-orientales), maintenant systématique dans toutes les langues à écriture dérivée du phénicien, c'est-à-dire autant l’alphabet grec et sa descendance (alphabet latin, cyrillique, etc.) que les abjads sémitiques (alphabet arabe, hébreu, etc.), et ce dans tous les types d’écrits.

Le point médian sert aussi de diacritique dans les orthographes actuelles du catalan et de l’occitan, ou dans certaines romanisations BGN/PCGN d’autres systèmes d’écriture que l’alphabet latin. On le nomme en catalan punt volat (« point élevé », littéralement « envolé ») et en occitan punt interior ou ponch interior (« point intérieur »). Dans d’autres langues, il sert de signe de ponctuation ou de signe typographique. Enfin, on l’utilise en mathématiques.

Le point médian est parfois confondu avec la puce, plus épaisse, ou avec l'opérateur mathématique point[1].

Les tenants de l'écriture inclusive l'utilisent en français pour insérer les formes féminine, masculine et pluriel d'un même terme (sans avoir à recourir à des doublets).

Utilisation dans les langues anciennesModifier

 
Écriture romane (basilique San Silvestro in Capite, ca. 1. Jh. n. Chr.)[2].

En grec ancien et moderne, l'ano teleia (littéralement « point haut »), signe de ponctuation similaire au point-virgule, s'écrit parfois à l'aide du point médian. Il s'agit là d'un abus, car l'ano teleia doit s'écrire plus haut sur la ligne que le point médian.

Utilisation en catalanModifier

 
Usage du point médian dans le "L" jumelé, en catalan
 
La station Paral·lel à Barcelone.
 
notation du point médian n'utilisant pas le point médian

Le point médian (appelé punt volat en catalan) se place exclusivement entre deux ‹ l › ou deux ‹ L › en capitales, pour obtenir le digramme modifié ‹ l·l › ou ‹ L·L › en capitales (les formes utilisant le caractère obsolète ‹ Ŀ › sont : ‹ ŀl › ou ‹ ĿL ›). On peut ainsi opposer deux digrammes (les transcriptions entre crochets suivent les usages de l’alphabet phonétique international) :

  • ‹ ll › vaut le plus souvent [ʎ] (/l/ palatalisé ou « mouillé » comme en ancien français dans famille, en italien dans famiglia ou en occitan dans familha), comme en castillan ; ‹ ll › (dit ela dobla /ˈɛlə ˈdɔbːlə/) se rencontre à n’importe quel emplacement dans le mot. Par exemple : llibre /ˈʎiβrə « (un) livre », illa /ˈiʎə/ « île » ou encore ell /eʎ/ « il ». Ce digramme n’est plus considéré comme une lettre indépendante dans le classement alphabétique ;
  • ‹ l·l › vaut [lː] (/l/ géminé ou long, souvent réduit à [l] dans la langue courante). Ce digramme (dit ela geminada /ˈelə ʒəmiˈnað̞ə/) est toujours en position intervocalique, et on ne peut donc le rencontrer ni en début ni en fin de mot : el·líptic ou EL·LÍPTIC /əlˈliptik/ « elliptique ». Il ne forme pas non plus une lettre indépendante et on le classe dans l’alphabet après le digramme ‹ ll ›. De tels /l/ géminés se rencontrent surtout dans des mots savants (construits à partir d’un préfixe terminé par un -l suivi d’un radical commençant par l-, par exemple : col·legi) ou dans les emprunts (paral·lel). Il sert aussi à conserver le son [l] à la fin des mots lorsque ceux-ci prennent la marque du féminin singulier ou du féminin pluriel. Par exemple : tranquil, tranquil·la, tranquil·les.

En catalan, les deux l séparés par un point médian appartiennent à deux syllabes différentes ; aussi le point médian doit-il être remplacé par un trait d’union en cas de césure[3],[4] :

síl·laba

deviendra

síl-
laba
.

Le point médian doit se noter aussi en capitales : SÍL·LABA.

Il est parfois remplacé par un point bas, voire un trait d’union : *síl.laba, *síl-laba. Cet usage est considéré comme incorrect[3],[4].

Utilisation en sardeModifier

En langue sarde, le point médian est utilisé pour séparer le verbe du pronom personnel clitique postposé au verbe, par exemple registra·ti (« inscris-toi »), agiuda·nos (« aides-nous »). Dans le cas de particules pronominales non accentuées postposées au verbe, pour des raisons didactiques (pour faciliter l'identification des parties constitutives de la phrase et donc l'analyse de celle-ci), la séparation est préférée à l'agglutination, ainsi: giughide·bi·nche·lu, leade·bos·nche·lu, etc. Cette solution concilie le critère du maintien d'une forme unique des mots, quelles que soient les lois de la phono-syntaxe, avec le lien étroit qu'ils ont avec le verbe. Le point médian a été préféré (ce qui réduit les distances et donne l'idée d'une plus grande liaison) au tiret, de préférence utilisé pour les mots composés. Dans l'hypothèse où ces mêmes particules seraient placées avant le verbe, elles doivent être détachées: bi nche lu giughides, bos nche lu leades, bos lu leo, mi lu dant[5].

Utilisation en occitan gasconModifier

En occitan, le point médian (appelé punt interior) n’est utilisé que dans le dialecte gascon[6],[7].

Il s’utilise entre les lettres ‹ n › et ‹ h ›, ou ‹ s › et ‹ h ›, pour faire les digrammes ‹ n·h › et ‹ s·h › (en majuscules ‹ N·h › et ‹ S·h ›)[8],[7].

On peut ainsi opposer quatre digrammes deux à deux (les transcriptions entre crochets suivent les usages de l’alphabet phonétique international) :

  • ‹ nh ›, en occitan, forme le son [ɲ] (comme le ‹ gn › français dans châtaigne ou la ‹ ñ › espagnole dans España, ou encore le ‹ nh › portugais ou le ‹ ny › catalan), sauf en position finale (à l’exception du gascon où il garde la même prononciation) où il est prononcé [n]. Exemple : castanha /kasˈtaɲɔ/.
  • ‹ n·h ›, en occitan gascon, est prononcé comme deux lettres distinctes, soit [n.h] (soit un ‹ n › français suivi d’un ‹ h › anglais comme dans to have) mais à ne pas confondre avec [nʰ] qui est un « n aspiré ». Ici, le ‹ n › et le ‹ h › sont prononcés séparément (deux syllabes différentes), car en gascon plusieurs ‹ f › latins se sont transformés en ‹ h › (expliquant son utilisation dans le dialecte gascon, mais pas dans les autres dialectes occitans) donc le ‹ h › a la valeur d’un ‹ f ›. Exemple : in·hèrn /in.ˈhɛɾ/ (dans les autres dialectes occitan infèrn /inˈfɛɾ/).
  • ‹ sh ›, en occitan, est prononcé [ʃ] (comme le ‹ ch › français dans chemin ou le ‹ sh › anglais dans shy). Exemple : floreish /fluˈɾejʃ/.
  • ‹ s·h ›, en occitan gascon, est prononcé [s.h] (soit comme un ‹ s › français dans poisson suivi d’un ‹ h › anglais dans to have mais à ne pas confondre avec le [sʰ] qui est un « s aspiré ». Ici le ‹ s › et le ‹ h › sont prononcés séparément (deux syllabes différentes), car en gascon plusieurs ‹ f › latin se sont transformés en ‹ h › (expliquant son utilisation dans le dialecte gascon, mais pas dans les autres dialectes occitans) donc le ‹ h › a la valeur d’un ‹ f ›. Exemple : des·har /des.ˈha/ (dans les autres dialectes desfar /desˈfa/ ou /desˈfaɾ/ en vivaro-alpin de l’est).

Contrairement au digramme ‹ l·l › catalan qui avait anciennement un seul caractère ‹ ŀ › pour sa première partie, il n’y a pas de caractères Unicode uniques faits pour le ‹ n· › et le ‹ s· ›, ceux-ci doivent donc être composés avec le caractère point médian ‹ · › (U+00B7), comme il est recommandé pour le ‹ l· › catalan depuis la révision 5.0 d’Unicode.

Utilisation en franco-provençalModifier

En franco-provençal, le point médian sert à faire la distinction entre plusieurs digrammes dans l’Orthographe de référence B :

  • ‹ ch· › représente le son [ʃ] (« ch » français ou « sh » anglais) alors que ‹ ch › représente le son [t͡ʃ] (tch français, ch anglais) ;
  • ‹  › représente le son [ʒ] (j français) alors que ‹ j › représente le son [d͡z] (dz français) ;
  • ‹  › et ‹ g ›, qui ont devant les voyelles e et i la même valeur que ‹  › et ‹ j ›.

Remarque : le point médian en franco-provençal sert à marquer une consonne fricative là où la consonne sans point médian marque une consonne affriquée.

Utilisation en galloModifier

En gallo, le point médian est utilisé dans les graphies MOGA dans quatre cas[9] :

  • il existe trois graphèmes (‹ ·l ›, ‹ ·n › et ‹ ·r ›) usant du point médian (exemples : Rein·n pour « Rennes » ou B·rtingn pour « Bretagne ») ;
  • un point médian peut être placé avant la première lettre d’un mot commençant par une voyelle dès lors que le mot précédent se termine par une voyelle, il a alors la même fonction que le h aspiré en français (exemple : le ·achouer pour « le hachoir ») ;
  • de la même manière, un point médian à l’intérieur d’un mot entre deux voyelles permet un hiatus ;
  • et enfin systématiquement à l’intérieur d’un mot entre une voyelle nasale et semi-voyelle (exemple : Lan·yeû pour « Langueux »).

Utilisation dans l’écriture inclusive en françaisModifier

Usage et prononciationModifier

Les tenants de l'écriture inclusive l'utilisent en français pour insérer les formes féminine, masculine et pluriel d'un même terme. Ce phénomène est appelé « double flexion partielle ». L'expression « les salariés et les salariées » s'écrit alors de façon raccourcie « les salarié·e·s » ou avec un seul point par mot, « les salarié·es », car certains chercheurs affirment qu'il n'est pas nécessaire de redoubler le signe avant la marque du pluriel[10]. Le trait d’union est aussi utilisé de la même façon. Le point médian présente l’avantage de prendre un peu moins d’espace que le trait d'union et de ne pas diviser les mots en fin de ligne. Cependant il n'est pas aisément disponible dans tous les agencements de clavier[11],[12].

Il est aussi utilisé de manière inaccoutumée pour indiquer la présence de filles, de garçons et de personnes ne s'identifiant pas à la dichotomie binaire du genre ou d’hommes, de femmes et de personnes non-binaires dans l’énonciation. Exemple : « Des élèves appliqué·es ».[réf. nécessaire]

En économie linguistique, il permet la simultanéité de l’alternance des suffixes féminin et masculin à l’écrit : « Un·e directeur·trice » énoncé à l’oral par « un directeur ou une directrice ».

Critique du point médian inclusifModifier

Pour l'Académie française, l'écriture inclusive, par « la multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit », place la langue française « en péril mortel »[13]. En France, l'usage du point médian dans l'écriture inclusive est rejeté dans les textes officiels : « les pratiques rédactionnelles et typographiques visant à substituer à l'emploi du masculin, lorsqu'il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l'existence d'une forme féminine » sont proscrites dans la rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française et par une circulaire du 21 novembre 2017[14]. Par ailleurs, le guide pratique du HCEfh Pour une communication publique sans stéréotype de genre, réédité en 2017, recommande le point bas pour les abréviations inclusives[15], tandis que le secrétariat d’État chargé de l’Égalité renvoie au Manuel d'écriture inclusive[16] qui préfère le point médian.

De leur côté, les administrations suisse et cantonales, dans leurs textes en français, ont adopté dès le début des années 2000 différents guides de formulation non sexiste et recommandent de mobiliser différentes techniques afin de neutraliser la langue. Le point médian (ou trait d'union ou barre oblique) est adopté dans certaines formes de texte, à condition de l'utilisation avec parcimonie[17],[18].

La Fédération des aveugles de France s'oppose en novembre 2017 à l'écriture inclusive au motif que l'usage du point rendrait les textes illisibles pour les dyslexiques et surtout pour les aveugles[19],[20]. C'est le cas avec le point bas, mais selon Access42, des tests de restitution de lecteurs d’écran montrent que le point médian est « l’option la plus convaincante » en matière d’abréviation[21], tout en rappelant que la forme étendue est préférable pour que tout le monde comprenne le texte[22].

Autres usages linguistesModifier

 
Dans la Chanson des Nibelungen, le point médian peut être utilisé pour mettre en évidence la structure dans les densités, par exemple, pour séparer les anvers et les abvers des strophes.
 
Enseigne d'un magasin, à Grenade (Espagne).

Le point central peut être utilisé comme élément typographique entre des mots égaux qui apparaissent sans une phrase contigue. Par exemple, les informations d'adresse affichées dans une ligne peuvent être structurées de cette façon :

Erika Mustermann · Mustergasse 67 · 12345 Musterstadt

Dans le matériel promotionnel, les enseignes de magasin, etc., une telle ligne peut également être encadrée par des points centraux. Dans de tels contextes, les signes de bijoux accrocheurs ou appropriés peuvent être utilisés au lieu du centre.

 
Point médian utilisé dans un dictionnaire américain, pour noter la séparation des syllabes, 2003[23].

Point médian non diacritiqueModifier

Il s'utilise dans d'autres langues, mais pas comme diacritique. C'est alors une ponctuation que l'on rencontre en grec (manuscrit puis typographié) ou en géorgien. En grec, on utilise le point médian (·) pour séparer deux parties de phrase, là où en français ou en anglais on met un point-virgule ou deux-points[24]. En géorgien, le point médian sert de virgule, pour séparer des parties de phrase[réf. souhaitée]. En épigraphie occidentale, le point médian a pu servir de séparateur de mots : c'est le cas dans l'alphabet runique. En gotique, il sert, dans la numération, à isoler les lettres utilisées comme nombres.

Dans les langues à écriture chinoise, comme le mandarin, ou à écritures dérivées, comme le japonais avec ses kanji et ses kana, le point médian est un artifice typographique sans lien avec la prononciation servant à séparer des mots étrangers (entre autres emplois possibles) :

  • mandarin (on l'y nomme 間隔號 jiàngéhào) : entre un prénom et un patronyme étrangers (qu'on écrit dans l'ordre occidental et non oriental) → 威廉·莎士比亞 Wēilián Shāshìbǐyà (transcriptions en pinyin) ;
  • japonais : on utilise le point médian pour séparer les mots d'une phrase en langue étrangère écrits en katakana.

Utilisation en mathématiquesModifier

 
Point médian dans un texte anglais de 1839[25].

Opérateur point
Graphies
Graphie
Codage
Nom Opérateur point
Unicode U+22C5
Bloc Opérateurs mathématiques

Le point, en mathématiques, sert de signe de multiplication. Or, dans la convention anglo-saxonne, le point sert aussi de séparateur décimal. Il est donc de convention, dans les ouvrages utilisant le point comme séparateur décimal[réf. souhaitée], d'utiliser le point médian comme signe de multiplication explicite ; par exemple :

  • point comme séparateur décimal : 5.1⋅2 = 10.2
  • virgule comme séparateur décimal : 5,1⋅2 = 10,2

Il est parfois utilisé, au moins dans certaines publications anglophones comme dans le Handbook of the Birds of the World[26], comme séparateur décimal.

On le trouve également comme séparateur dans les dates abrégées : 4·10·06 pour «  »[réf. nécessaire].

Le point médian peut aussi être utilisé pour matérialiser une action de groupes ou un produit dans une algèbre ou dans un groupe.

Utilisation en chimieModifier

En chimie, le point médian s'utilise pour séparer les parties de composés d'addition, comme le sulfate de cuivre (ou cuivrique) pentahydraté : CuSO4 · 5 H2O.

Codage informatiqueModifier

Le point médian catalan et géorgien est normalement codé avec le point médian typographique (·), dont l'Unicode est U+00B7 :

  • UTF-8 : 0xC2 0xB7 ;
  • UTF-8 octal : \302\267 ;
  • entité HTML : · ;
  • entité HTML décimale : ·.

Il existe un l pointé précomposé pour des raisons historiques, mais celui-ci est obsolète, U+00B7 est recommandé[27],[note 1] :

  • Capitale Ŀ (U+013F) :
    • UTF-8 : 0xC4 0xBF ;
    • UTF-8 octal : \304\277 ;
    • Entité HTML décimale : Ŀ.
  • Minuscule ŀ (U+0140) :
    • UTF-8 : 0xC5 0x80 ;
    • UTF-8 octal : \305\200 ;
    • Entité HTML décimale : ŀ.

Le point médian grec peut être codé par U+0387 mais U+00B7, le médian typographique (·) reste préférable :

  • UTF-8 : 0xCE 0x87 ;
  • UTF-8 octal : \316\207 ;
  • entité HTML décimale : ·.

Point chinois (.) U+FF0E (qui est en fait un point à pleine largeur mais n'est pas forcément défini par son caractère médian) :

  • UTF-8 : 0xEF 0xBC 0x8E ;
  • UTF-8 octal : \357\274\216 ;
  • entité HTML décimale : ..

Point médian katakana (japonais) «・» U+30FB (pleine largeur) :

  • UTF-8 : 0xE3 0x83 0xBB ;
  • UTF-8 octal : \343\203\273 ;
  • entité HTML décimale : ・.

Ponctuation simple runique (᛫) U+16EB :

  • entité HTML décimale : ᛫.

Opérateur point (pour la multiplication) (⋅) U+22C5 :

  • entité HTML : ⋅ (scalar dot) ;
  • entité HTML décimale : ⋅.

En LaTeX, le point médian peut s'obtenir avec \textperiodcentered ; dans l'environnement mathématiques ($…$ ou \[…\]) par la commande \cdot. Dans le même environnement, on peut utiliser des points de suspension médians, utiles par exemple dans le cas de matrices, avec la commande \cdots. On peut également saisir la ela geminada à l'aide de la macro \lgem, en ayant au préalable chargé l'extension Babel avec l'option catalan : \usepackage[catalan]{babel}.

Saisie au clavierModifier

Sur GNU/Linux :

  • AltGr + ⇧ Maj + ; : oss / français (variante), oss_latin9 / français (variante, Latin-9 uniquement), mac / français (Macintosh), oss_nodeadkeys / français (variante, sans touche morte), oss_sundeadkeys / français (variante, touches mortes Sun)
  • AltGr + ⇧ Maj + 1 : latin9 / français (variante obsolète), latin9_nodeadkeys / français (variante obsolète, sans touche morte), latin9_sundeadkeys / français (variante obsolète, touche morte Sun)
  • AltGr + : : français, français (sans touche morte), français (touches mortes Sun), belge
  • AltGr + . : français Suisse (clavier générique 105 touches PC)
  • ⇧ Maj + AltGr + . : bepo / français (Bépo, ergonomique, façon Dvorak), bepo_latin9 / français (Bépo, ergonomique, façon Dvorak, Latin-9 uniquement),
  • ⇧ Maj + * (du pavé numérique) : oss / français (variante), bre / français (breton), oss_nodeadkey / français (variante, sans touche morte), oss_sundeadkeys / français (variante, touches mortes Sun)
  • AltGr + * (du pavé numérique) : oss_latin9 / français (variante, Latin-9 uniquement), bepo / français (Bépo, ergonomique, façon Dvorak), bepo_latin9 / français (Bépo, ergonomique, façon Dvorak, Latin-9 uniquement) [réf. souhaitée]
  • Avec une touche compose : Compose + ^ + . ou Compose + . + -.

Sur macOS, on peut obtenir le point médian en appuyant sur les touches suivantes :

  • ⌥ alt + ⇧ maj + F avec un agencement de clavier français ou belge ;
  • ⌥ alt + ⇧ maj + H avec un agencement de clavier espagnol, canadien multilingue ou suisse français ;
  • ⌥ alt + ⇧ maj + 9 avec un agencement de clavier anglais américain, britannique, canadien anglais ou allemand ;
  • ⌥ alt + ; ou ⌥ alt + ⇧ maj + Λ avec un agencement de clavier grec ;
  • ⌥ alt+00B7 avec l’agencement de clavier universel (Unicode Hex).

Sur Windows :

  • avec la combinaison de touche Alt :
    • Alt+250, le point milieu (·) apparait en relâchant Alt
    • Alt+0183, le point milieu (·) apparait en relâchant Alt.
    • 00B7 suivi de Alt+C (ou de Alt+X) dans les applications RichEdit (par exemple WordPad) ;
  • Maj + 3 avec un agencement de clavier catalan ou espagnol ;

Sur un clavier Bépo :

  • AltGr + ⇧ maj + ..

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans la table de caractères Latin étendu A[28] d'Unicode 5.0, il est indiqué comme note pour ‹ ŀ › U+0140 :
    • caractère de compatibilité catalan hérité de l’ISO/CEI 6937
    • la représentation recommandée pour le catalan est : 006C l 00B7 ·

RéférencesModifier

  1. « Faisons le point ! », sur romy.tetue.net, (consulté le )
  2. Mingazzini 1923, p. 97.
  3. a et b Ajuntament de Mataró 2001, 7.5, p. 55.
  4. a et b Sangles i Moles 2010, p. 65.
  5. Regione autonoma della Sardegna 2006, p. 9-10.
  6. Conselh de la lenga occitana 2007, p. 26.
  7. a et b Andries 2008, 6.1.11 Point médian, p. 137.
  8. Conselh de la lenga occitana 2007, p. 44.
  9. [PDF] Règles orthographiques pour le gallo.
  10. Éliane Viennot, « Françaises, Français : le langage inclusif n’est pas une nouveauté », The Conversation,  : « le second point dans les mots au pluriel est à oublier, c’est un simple héritage des parenthèses ».
  11. « Le point médian », langagenonsexiste.ca.
  12. Dylan 2012.
  13. Académie française 2017.
  14. « Les contradictions de la circulaire sur l’écriture inclusive », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  15. Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, « Pour une communication publique sans stéréotype de genre », .
  16. « Manuel d’écriture inclusive », sur egalite-femmes-hommes.gouv.fr, .
  17. Chancellerie fédérale ChF, « Guide de formulation non sexiste », sur www.bk.admin.ch (consulté le )
  18. « Exemples et conseils pour la rédaction épicène | VD.CH », sur www.vd.ch (consulté le )
  19. « Une fédération de non-voyants opposée à l'écriture inclusive, "proprement indéchiffrable" », sur Europe 1, .
  20. « La fédération des Aveugles dénonce l'écriture inclusive comme "langue illisible" », sur RTL.fr (consulté le ).
  21. Romy Duhem-Verdière, « Écriture inclusive : faisons le point autour de la cheminée », sur 24joursdeweb.fr, .
  22. Sylvie Duchateau, « Langage non genré et accessibilité font-ils bon ménage ? », sur Access42.net, .
  23. (en) Merriam-Webster’s Collegiate Dictionary, Springfield MA, Merriam-Webster, , 11e éd., 1623 p. (ISBN 978-0-87779-807-1), p. 105.
  24. (en) Punctuation - Nick Nicholas' Home Page.
  25. (en) Thomas Henderson, On the Parallax of α Centauri, vol. 11, Memoirs of the Royal Astronomical Society,‎ (Bibcode 1840MmRAS..11...61H), p. 61.
  26. (en) « Handbook of the Birds of the World », Site officiel.
  27. (fr+en) ISO/IEC 6937 : Technologies de l'information — Jeu de caractères graphiques codés pour la transmission de texte — Alphabet latin, 3e édition, 15 décembre 2001, [présentation en ligne] [PDF].
  28. « Latin étendu A »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Académie française, « Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite "inclusive" »,
  • (ca) Ajuntament de Mataró, Manual d’estil, Ajuntament de Mataró, (lire en ligne)
  • Patrick Andries, Unicode 5.0 en pratique : Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents, Paris, Dunod,
  • Julien Baldacchino, « Une nouvelle façon d'écrire pour en finir avec les inégalités femmes · hommes ? », France Inter,‎ (lire en ligne)
  • (oc) Conselh de la lenga occitana, « Preconizacions del Conselh de la lenga occitana », Lingüistica occitana, no 6,‎ (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Lady Dylan, « Guide du langage non sexiste », sur Madmoizelle.com,
  • Haut Conseil à l'Égalité femmes-hommes, Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe, , 36 p. (lire en ligne [PDF])
  • (it) Paolino Mingazzini, Iscrizioni di S. Silvestro in Capite (Bullettino della Commissione Archeologica Comunale di Roma), (lire en ligne)
  • Regione autonoma della Sardegna, Limba sarda comuna: Norme linguistiche di riferimento a carattere sperimentale per la lingua scritta dell’Amministrazione regionale, [2006] (lire en ligne)
  • (ca) Ramon Sangles i Moles, Compendi de normes d’estil : Manual per a redactors i correctors, Barcelone, Edicions SPD, (ISBN 978-84-614-1615-8, lire en ligne)

Articles connexesModifier