Philippe Levillain

historien et universitaire français

Philippe Levillain, né le à Paris, est un historien et professeur d'histoire français[1]. Spécialiste de l'histoire du catholicisme et de la papauté, il est notamment l'auteur d'un dictionnaire historique de la papauté.

Philippe Levillain
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Fonction
Président
Société de l’histoire de France
Françoise Michaud-Fréjaville (d)
Martine Constans (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (80 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Henriette de Cassaigne de Beaufort de Miramon (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Charles-Edouard Levillain (d)
Armand Levillain (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Histoire du catholicisme et de la papauté
Membre de
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Distinctions

BiographieModifier

Ancien élève de l'École normale supérieure (1961-1965), agrégé d'histoire (1965), il est assistant d'histoire (1967-1975) puis maître-assistant (1975-1981) à l’université Paris-X-Nanterre[2]. Il soutient en 1972 une thèse de doctorat de 3e cycle, intitulée Le deuxième concile du Vatican et sa procédure, sous la direction de René Rémond, à Nanterre[3]. Il est détaché à l’École française de Rome où il est directeur des études d'histoire moderne et contemporaine (1977-1981). Il réalise une thèse d'État en 1979 et devient professeur d'histoire contemporaine à l'université de Lille 3 (1982-1986), puis à l'université de Paris X-Nanterre. Il est professeur émérite[4].

Il est spécialiste de l'histoire du catholicisme et de la papauté (il a été notamment attaché de presse de l'ambassadeur de France pour le Saint-Siège en 1965), auteur de plusieurs ouvrages sur le Saint-Siège, il a dirigé le Dictionnaire historique de la papauté.

Il est membre senior de l'Institut universitaire de France (1998-2003) et du Comité pontifical des sciences historiques[5].

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques le , succédant à l'historien Pierre Chaunu, dont il prononce l'éloge le .

En 2012, il préside la Société de l'histoire de France[6].

Il est l'un des animateurs de l'émission « les Lundis de l'Histoire » de 1982 jusqu'à l'arrêt de l'émission en .

DistinctionsModifier

OuvragesModifier

  • Boulanger, fossoyeur de la monarchie, Flammarion, 1982 (prix Biguet 1983)
  • Albert de Mun : Catholicisme français et catholicisme romain du syllabus au ralliement, École française de Rome, 1983
  • Nations et Saint-Siège au XXe siècle, Fayard, 2003
  • Le Moment Benoît XVI, Fayard, 2008
  • Rome n'est plus dans Rome - Mgr Lefebvre et son église, Perrin, 2010
  • La Papauté foudroyée, Tallandier, 2015.
  • Le Tableau d’honneur, Éditions Sud Ouest, septembre 2020, 168 p.
Ouvrages écrits en collaboration
  • Avec François-Charles Uginet, Le Vatican ou les frontières de la grâce, Paris, Calmann-Lévy, 1992.
  • Dictionnaire historique de la papauté, Fayard, 2006 (direction d'ouvrage).
  • Paul VI et la modernité dans l'Église, Actes du colloque de Rome (1983), École française de Rome, 1984.
  • "Rome, l'unique objet de mon ressentiment", Regards critiques sur la papauté, Rome, École française de Rome, 2011 (Actes du colloque organisé à Paris les 3- par l'Institut universitaire français).

RéférencesModifier

Liens externesModifier